mardi 19 août 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 498962 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:498962.20250819 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Nice, d'une part, d'annuler la décision du 29 juillet 2020 par laquelle le président de l'université Côte d'Azur a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie et, d'autre part, de condamner l'université à lui verser la somme de 30 000 euros au titre de dommages et intérêts. Par un jugement n° 2004746 du 3 octobre 2023, le tribunal administratif de Nice a rejeté ses demandes.
Par un arrêt n° 23MA02825 du 16 septembre 2024, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de Mme A, d'une part, annulé ce jugement en tant qu'il a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 29 juillet 2020, d'autre part, annulé cette décision et, enfin, rejeté le surplus de ses conclusions d'appel.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 novembre 2024 et 5 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'université Côte d'Azur demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il a annulé le jugement du tribunal administratif de Nice et la décision du 29 juillet 2020 ;
2°) réglant l'affaire au fond, dans cette mesure, de rejeter l'appel de Mme A ;
3°) de mettre à la charge de Mme A une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Céline Boniface, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de l'université Côte d'Azur;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, l'université Côte d'Azur soutient que la cour administrative d'appel de Marseille a :
- dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu'elle avait reconnu que la dégradation des relations de travail entre Mme A et son supérieur hiérarchique était notamment imputable à une surcharge de travail ainsi qu'à la " maladresse managériale " de son supérieur ;
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son arrêt en retenant que la maladie diagnostiquée en 2018 était imputable au service alors que les difficultés invoquées dataient de 2015 ;
- inexactement qualifié les faits de l'espèce et, dénaturé les pièces du dossier en jugeant que le syndrome anxiodépressif de Mme A était imputable au service ;
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son arrêt en ne recherchant pas si un fait personnel de Mme A ou toute autre circonstance particulière conduisait à détacher la survenance de la maladie du service.
3.Ces moyens ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'université Côte d'Azur n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'université Côte d'Azur.
Copie en sera délivrée à Mme B A.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026