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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 615

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROIEffacer tout
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407077

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme B d’une requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Châteauneuf pour un immeuble de dix-huit logements. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et UC 3 du règlement du PLU, en raison de l’insuffisance des voies de desserte pour la sécurité et l’accessibilité des secours, ainsi que l’absence d’aire de retournement. La commune a conclu au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, a demandé un sursis à statuer dans l’attente de la modification du PLU pour supprimer l’emplacement réservé contesté. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par les requérants, considérant notamment que le projet respectait les règles de sécurité et de salubrité publiques et que les autres griefs n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande d’annulation du permis de construire a été rejetée.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

25 mars 2025• 1ère chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402805

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Etablissement Public Foncier de la Vendée. Cette demande visait à ordonner une expertise pour déterminer l'origine des fissures apparues sur la propriété de la société Accessible, située à Saint Julien des Landes, en lien avec des travaux de déconstruction menés par le requérant. Le juge a considéré que la mesure d'expertise présentait un caractère utile, un lien de causalité entre les travaux et les désordres allégués ne pouvant être exclu en l'état. Il a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en rechercher les causes et d'évaluer les préjudices et les solutions de remise en état.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FROISSART AVOCAT

24 mars 2025
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500623

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'association Sauvegarde de l'Enfance à l'Adulte au Pays Basque (SEAPB) d'une demande de suspension de deux décisions du département des Pyrénées-Atlantiques des 17 et 21 janvier 2025, lui enjoignant de réorganiser ses services et d'écarter sa directrice générale et son adjoint, sous peine de désignation d'un administrateur provisoire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondées sur les articles L. 313-13 et L. 313-14 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue privilégie l'intérêt général lié à la protection des jeunes accueillis.

Avocat : CABINET RICHER ET ASSOCIÉS DROIT PUBLIC

24 mars 2025
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301597

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, brigadier-chef de police municipale, qui contestait son licenciement par le maire de Belfort suite au retrait de son agrément par le préfet. Le tribunal a jugé que la décision de radiation était suffisamment motivée par le retrait d'agrément, lequel constitue une situation de compétence liée pour l'autorité territoriale. Il a également écarté les moyens tirés du vice de procédure et de l'illégalité du retrait d'agrément, ce dernier n'étant pas contesté dans les délais. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 511-2 du code de la sécurité intérieure et L. 826-16 du code général de la fonction publique.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

21 mars 2025• 1ère chambre
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300635

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la sanction d'exclusion temporaire d'une journée infligée le 7 mars 2023 par le maire de Belfort à M. C, brigadier-chef de police municipale. La juridiction a retenu que la décision n'avait pas été notifiée à l'agent avant sa date d'effet, méconnaissant ainsi le principe de non-rétroactivité des actes administratifs. Cette irrégularité a suffi à justifier l'annulation, sans examen des autres moyens. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

21 mars 2025• 1ère chambre
CAA59Décision

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA01264

Avocat : AXONE AVOCATS DROIT PUBLIC

20 mars 2025• 4e chambre - formation à 3
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309400

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette l'opposition de M. B contre une contrainte de France Travail Grand Est pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 24 961,36 euros. Le juge estime que les arguments du requérant (absence de revenus, bonne foi, non-enrichissement) sont inopérants car ils ne contestent ni le principe, ni le montant de la dette. La décision est fondée sur les articles L. 5426-8-2 et R. 5426-20 du code du travail.

Avocat : SELARL LE TEMPS DES DROITS

20 mars 2025• Juge unique (1)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502106

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B, ressortissant éthiopien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 2 mars 2025 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et le maintenant en rétention administrative. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision est signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il juge que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant la demande d'asile comme dilatoire, au sens des articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du parcours de l'intéressé (visa touristique italien, projet de voyage en Norvège, billet de retour en Éthiopie).

Avocat : BROISIN

19 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204408

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande du Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions, qui réclamait le remboursement de 59 619,10 euros au centre hospitalier de Vienne pour l'indemnisation d'un infirmier agressé. Le tribunal a jugé que l'agent, mis à disposition d'un autre établissement le jour de l'agression, n'était plus employé par le centre hospitalier de Vienne au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 (codifié aux articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique). Par conséquent, le fonds ne pouvait se prévaloir de la subrogation prévue à l'article 706-11 du code de procédure pénale, car une personne publique ne peut être condamnée à verser une somme qu'elle ne doit pas. La requête a été rejetée.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404629

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. B, aide-soignant au centre Arthur Lavy, prononcé le 29 avril 2024. La décision est censurée pour insuffisance de motivation, car elle ne mentionne aucun fondement juridique, en méconnaissance des obligations du code général de la fonction publique et du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989. Le tribunal enjoint au centre de réintégrer M. B sous trois mois, sans frais de justice.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301381

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, directrice adjointe d’hôpitaux, contestant la décision du 29 mars 2023 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Buzançais a retiré une décision antérieure du 29 mars 2022 qui fixait à 80 jours le nombre de jours épargnés sur son compte épargne-temps (CET) pérenne. Le tribunal a jugé que le courrier du 29 mars 2022 constituait une simple mesure d’information et non une décision créatrice de droits, de sorte que son retrait n’était pas soumis aux conditions de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, la requête a été rejetée, le tribunal considérant que Mme B ne remplissait pas la condition de l’article 3 du décret n° 2002-788 du 3 mai 2002 pour reporter ses congés annuels non pris en 2021 sur son CET.

Avocat : ANGLE DROIT AVOCATS

18 mars 2025• 1ère chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502754

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante ivoirienne, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'information dans une langue comprise, et une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) au motif qu'elle aurait eu un motif légitime pour ne pas déposer sa demande d'asile dans les délais. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était régulière et que la situation de vulnérabilité alléguée ne justifiait pas l'octroi des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 531-27 du CESEDA.

Avocat : CROIZILLE

18 mars 2025• 12ème chambre, éloignement
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501918

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais fixant la Tunisie comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’examen, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation. Il juge que la décision, fondée sur les articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni le droit d’être entendu, et n’est pas entachée d’une erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Avocat : BROISIN

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502254

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B et de tout occupant de son chef de l'emplacement n°1 de l'aire d'accueil de Nyons, occupé sans droit depuis le dépassement de la durée maximale de séjour de trois mois. La juridiction a jugé la mesure urgente et utile, car le maintien de l'occupant entravait le bon fonctionnement du service public d'accueil des gens du voyage et le principe d'égal accès. Elle a enjoint l'évacuation des lieux et des biens sous trois jours, et condamné M. B à verser 600 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice. En revanche, la demande d'autorisation de recourir à la force publique a été rejetée comme irrecevable, cette prérogative n'entrant pas dans l'office du juge des référés.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

17 mars 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501632

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A E, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été mené par une personne qualifiée, rejetant ainsi le moyen soulevé en ce sens. La décision confirme la légalité du transfert vers l'Espagne.

Avocat : BROISIN

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500781

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du 22 janvier 2025 fixant le pays de destination de son expulsion et l'arrêté du 25 janvier 2025 refusant son admission au séjour au titre de l'asile et le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l'arrêté du 22 janvier 2025, jugeant que la procédure spéciale prévue pour les étrangers en rétention ne s'applique pas aux arrêtés d'expulsion et aux décisions prises pour leur exécution, rendant ces conclusions irrecevables. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BROISIN

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00176

Avocat : ADDA;IROISE AVOCATS SELARL

14 mars 2025• 9ème Chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502384

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par les parents d’un enfant atteint d’ichtyose lamellaire, contestant le refus oral du maire du Chambon-Feugerolles de l’autoriser à accéder au centre aquatique communal dans le cadre scolaire. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée de l’inexistence d’une décision expresse, et a contesté l’urgence, invoquant la nécessité de protéger la santé publique face à une maladie cutanée. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, notamment en raison de l’absence de préjudice grave et immédiat pour l’enfant et de l’intérêt public lié aux précautions sanitaires. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code du sport.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

13 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204898

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 11 février 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la légalité externe (incompétence, motivation insuffisante, vice de procédure) que sur la légalité interne (défaut d'examen, erreur manifeste d'appréciation). Il a notamment jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée, s'agissant d'une décision prise sur un recours. La solution retenue est fondée sur les articles 21-16, 27 et 45 du code civil, ainsi que sur les articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SELARL MAUGENDRE MINIER AZRIA LACROIX & ASSOCIÉS

13 mars 2025• 7ème Chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403558

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a donné acte du désistement d’instance et d’action de la société de transports Picq et Charbonnier, qui demandait initialement une provision de 221 282,98 euros au groupement de coopération sanitaire blanchisserie inter-hospitalière d’Auxerre. Le désistement, pur et simple, a été accepté par le défendeur. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur l’office du juge des référés pour constater le désistement.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

13 mars 2025