728 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
728
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 364
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, au regard de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette solution a été retenue en raison des circonstances particulières de l'espèce, notamment la présence de sa fille de nationalité française, la prise en charge de ses petits-enfants et son état de santé dégradé.
Avocat : GODEL-ROUSCHMEYER
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
Avocat : ROUSSEL
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car si la décision compromettait l’activité professionnelle du requérant, elle répondait à des exigences impérieuses de sécurité routière compte tenu de ses infractions répétées et dangereuses. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : SELARL ATIAS-ROUSSEAU-HAYOUN
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme C..., ressortissante philippine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, car l'intéressée, en situation irrégulière depuis 2020, avait déposé un nouveau dossier peu avant sa requête et s'était vu promettre un traitement prioritaire. La solution retenue est le rejet de toutes les conclusions, sans injonction ni astreinte. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JARROUSSE-DESTABLE
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a jugé que l'intéressé ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission au séjour en qualité de salarié, ce point étant déjà régi par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, faute pour le requérant de justifier de circonstances exceptionnelles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM) de retenir l’indemnité mensuelle d’engagement de service public exclusif de Mme A..., praticien hospitalier. Le juge a estimé que le courriel du 15 septembre 2025 constituait un acte préparatoire non susceptible de recours et que la perte de rémunération sur un seul mois, déjà échu, ne présentait pas un caractère d’urgence suffisant au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour touristique. La décision du sous-directeur des visas, confirmant le refus consulaire, était fondée sur un risque de détournement de l’objet du visa. Le tribunal a estimé que ce motif n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de la situation personnelle de la requérante (divorcée, sans profession, mère de deux enfants, sans attaches suffisantes au Cameroun). La solution s’appuie sur les articles 10 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 et la convention d’application de l’accord de Schengen.