900 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
900
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 826
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour touristique. La décision du sous-directeur des visas, confirmant le refus consulaire, était fondée sur un risque de détournement de l’objet du visa. Le tribunal a estimé que ce motif n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de la situation personnelle de la requérante (divorcée, sans profession, mère de deux enfants, sans attaches suffisantes au Cameroun). La solution s’appuie sur les articles 10 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 et la convention d’application de l’accord de Schengen.
Avocat : ROUSSEL
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C... concernant sa prise en charge au centre hospitalier de la Timone entre le 1er et le 5 février 2024. La requérante soutenait que des complications survenues lors de cette hospitalisation, ayant nécessité une intervention chirurgicale d'urgence, étaient susceptibles d'engager la responsabilité de l'Assistance publique – hôpitaux de Marseille (AP-HM). Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile pour éclairer un éventuel litige en réparation, et a désigné un expert avec une mission détaillée. En revanche, il a rejeté la demande de frais d'avocat présentée par Mme C..., l'AP-HM n'étant pas la partie perdante dans cette instance en référé.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Louhans-Châteaurenaud. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres affectant l’école Nelson Mandela, rénovée dans le cadre d’un marché public, notamment l’effondrement d’un faux-plafond et l’apparition de moisissures. Le tribunal a également ordonné la mise en cause des assureurs de responsabilité civile décennale des constructeurs, dont la société l’Auxiliaire et la SMABTP, afin d’éclairer les opérations d’expertise. La solution retenue est l’organisation d’une expertise contradictoire, sans préjuger des responsabilités.
Avocat : ROUSSOT-LOISIER-RAYNAUD DE CHALONGE
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B..., agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Julien le plaçant en congé de maladie ordinaire du 3 juin 2023 au 2 juin 2024, après un accident reconnu imputable au service. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que l’administration avait méconnu les dispositions des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique en ne maintenant pas le congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la période postérieure au 2 juin 2023, dès lors que l’état de santé de l’agent était toujours en lien avec l’accident de service. La solution retenue s’appuie sur le principe de présomption d’imputabilité au service de l’accident et sur l’obligation de solliciter l’avis du conseil médical avant toute décision de réintégration ou de changement de régime de congé.
Avocat : BARBEROUSSE NATACHA
Avocat : PROUST
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C..., aide-soignante au centre hospitalier d'Autun, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 11 juin 2024 retirant son placement en disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'hôpital, la décision attaquée ayant reçu exécution sans avoir été abrogée ou retirée. Sur le fond, il a annulé la décision litigieuse au motif que le retrait d'une décision créatrice de droits, comme l'était le placement en disponibilité, ne pouvait intervenir au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, et ce sans qu'une procédure contradictoire préalable ne soit respectée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme I..., agissant en son nom propre et en qualité d'ayant-droit de sa fille décédée, afin d'engager la responsabilité du groupe hospitalier de la Haute-Saône pour une erreur de diagnostic lors de la prise en charge de la patiente le 22 août 2013. Le tribunal a retenu une faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais a limité l'indemnisation à une perte de chance de 60 %. En conséquence, il a condamné le groupe hospitalier à verser à Mme I... la somme de 3 600 euros au titre de son préjudice d'affection et 2 520 euros au titre des souffrances endurées par sa fille, rejetant le surplus des demandes.
Avocat : BARBEROUSSE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante kosovare, qui contestait un arrêté du préfet du Haut-Rhin refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également rejeté les conclusions dirigées contre une interdiction de retour, inexistante dans l’arrêté, et les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par le centre communal d’action sociale (CCAS) d’Yvetot pour obtenir la condamnation solidaire de plusieurs intervenants (maître d’œuvre, bureaux d’études, assureurs et entreprises) en raison de désordres affectant l’extension et la réhabilitation d’un institut médico-éducatif, notamment un défaut d’étanchéité à l’air et des infiltrations. Le tribunal a examiné les responsabilités au titre de la garantie décennale et de la responsabilité contractuelle, en s’appuyant sur le rapport d’expertise. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais la décision a statué sur les demandes indemnitaires du CCAS, incluant les préjudices de jouissance et les frais d’expertise, en application des principes de la responsabilité des constructeurs et du code de justice administrative.
Avocat : HELLOT-ROUSSELOT
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Talant de mettre en concordance le règlement et le cahier des charges du lotissement « Les Montoillots » avec le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Dijon métropole. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation, le maire disposant d’une faculté de modification en vertu de l’article L. 442-11 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les dispositions de l’article L. 442-11 confèrent à l’autorité administrative une simple faculté, et non une obligation, de procéder à cette mise en concordance. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 442-9, L. 442-10 et L. 442-11 du code de l’urbanisme.