728 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
728
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 221
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Pessac le 9 juin 2025. La requérante n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation du tribunal, avoir notifié son recours au bénéficiaire et à l’auteur de l’autorisation dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
Avocat : SELARL BASIC ROUSSEAU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 octobre 2025 du directeur des services judiciaires. Cette décision autorisait M. B..., greffier suspendu, à exercer une activité de rédacteur juridique chez Berger-Levrault, mais sous réserve que le contrat ne soit pas à durée indéterminée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l’atteinte à sa situation, notamment au regard de l’opportunité d’emploi conditionnée. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : ROUSSEL
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du 5 août 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré l'impossibilité de recourir à des solutions alternatives pour ses déplacements professionnels, malgré ses horaires atypiques. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment le défaut d'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : ROUSSELOT
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné le recours de M. A..., ressortissant somalien, contre un arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'affaire a été instruite et plaidée en audience publique, avec une clôture d'instruction à l'issue de l'audience. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LARROUSSE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., professeur certifié, qui contestait l'avis « à consolider » du 10 juin 2023 et l'arrêté du 20 juin 2023 portant tableau d'avancement au grade hors classe. Le tribunal a jugé que l'avis du 10 juin 2023 constituait un acte préparatoire insusceptible de recours. Concernant l'arrêté du 20 juin 2023, le tribunal a relevé un vice de procédure lié à l'incompétence du signataire, mais a estimé que ce vice n'était pas de nature à entraîner l'annulation de la décision dans les circonstances de l'espèce. La solution s'appuie sur le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la SCI Gaël 21 de deux recours en excès de pouvoir visant à annuler les décisions des 15 février et 11 mars 2024 par lesquelles le maire de Quincey a exercé le droit de préemption urbain sur un ensemble immobilier. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé ces décisions au motif qu'elles méconnaissent les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, la commune ne justifiant pas de la réalité d'un projet d'aménagement répondant à un intérêt général suffisant. La commune de Quincey a été condamnée à verser 2 000 euros à la SCI Gaël 21 au titre des frais de justice.
Avocat : BARBEROUSSE NATACHA
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 14 août 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de la gravité et de la fréquence des infractions commises par le requérant (notamment une conduite en état alcoolique et plusieurs excès de vitesse), qui imposent des exigences impérieuses de sécurité routière. Il a également relevé que le risque de licenciement invoqué par M. B..., chauffeur-livreur, n'était pas établi et que ses conditions d'emploi pouvaient être aménagées. La décision s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : ATIAS-ROUSSEAU-HAYOUN
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant malien, afin d'obtenir la remise effective de son récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet des Bouches-du-Rhône soutenait qu'un non-lieu à statuer était intervenu, arguant de la délivrance d'une attestation de prolongation le 11 juillet 2025. Le tribunal a écarté cette exception, constatant que le préfet n'apportait pas la preuve de la notification effective de ce document au requérant. En application des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a ordonné au préfet de convoquer M. A... sous huit jours pour lui remettre l'attestation, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Avocat : GODEL-ROUSCHMEYER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet du Haut-Rhin. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le requérant, présent en France depuis seulement quinze mois, ne justifiait pas de l'intensité de ses attaches familiales ni d'une intégration suffisante. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article L. 435-1 du même code, faute d'éléments établissant des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. En conséquence, la décision de refus de séjour a été jugée légale.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 26 septembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a cessé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil de M. A..., demandeur d’asile. Le juge retient que l’OFII a méconnu l’article D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne tenant pas compte des observations écrites que l’intéressé avait pourtant présentées dans le délai de quinze jours, le privant ainsi d’une garantie procédurale. La solution est fondée sur le non-respect de la procédure contradictoire préalable à la cessation des conditions matérielles d’accueil.
Avocat : ROUSSEAU
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. C... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision de préemption du maire de Chagny. La commune de Chagny s'est également désistée de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté ces désistements sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du requérant, caractérisé par des infractions récentes et graves (conduite sous stupéfiants, usage du téléphone au volant). La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ATIAS-ROUSSEAU-HAYOUN
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande de suspension du retrait de son permis de visite par le centre pénitentiaire d'Uzerche. Le juge a constaté que la requérante réside en Gironde et que la décision contestée constitue une mesure de police. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Bordeaux. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le bien-fondé de la demande.
Avocat : ROUSSILLON