140 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 371
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet du Cher d'une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de véhicules utilitaires et poids lourds à indemniser l'État pour le préjudice résultant de pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix bruts) sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. Le préfet estimait que ces pratiques avaient causé un surcoût de 20 % sur les acquisitions de véhicules par les services de l'État dans le département entre 1997 et 2011, pour un montant total de 671 261,38 euros TTC. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, faute de lien contractuel direct avec l'État, et contesté l'existence d'une faute, d'un lien de causalité et d'un préjudice certain. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le préfet ne démontrait pas l'existence d'un préjudice direct et certain imputable aux pratiques sanctionnées, ni le lien de causalité entre l'entente et les surcoûts allégués, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice
Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le préfet de la Haute-Vienne d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l’État 44 614 euros en réparation du préjudice résultant de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le préfet ne démontrait pas l’existence d’un lien de causalité direct entre les pratiques d’entente sur les prix bruts et le surcoût allégué, ni la faute dolosive imputable aux sociétés défenderesses. Il a également considéré que la responsabilité solidaire n’était pas établie en l’absence de solidarité légale ou conventionnelle. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle et les règles de preuve en matière de préjudice.
Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP