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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2301665

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2301665

jeudi 22 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2301665
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantSAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. B, médecin contractuel du centre hospitalier de Gisors, contestant la qualification de "démission" de son départ et le trop-perçu de salaire qui en a découlé. Le tribunal a rappelé que, pour l'attribution de l'allocation de retour à l'emploi (ARE), il exerce un plein contentieux et doit examiner les droits du requérant. Il a précisé que, selon le code du travail, un agent qui refuse le renouvellement de son contrat n'est pas involontairement privé d'emploi, sauf motif légitime. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur la base des dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bouvet, premier conseiller ;

- les conclusions de M. Dujardin, rapporteur public ;

- les observations de M. B ;

- les observations de Me Delaunay, pour le CH de Gisors.

Considérant ce qui suit :

1. Médecin spécialisé en endocrinologie, M. B a été recruté par le centre hospitalier de Gisors (Eure), le 2 mai 2022 dans le cadre d'un contrat à durée déterminée d'une durée de cinq mois. Ce contrat a été renouvelé pour une durée de trois mois, du 1er octobre 2022 au 31 décembre 2022, par avenant du 3 octobre 2022. Par un courrier électronique en date du 23 novembre 2022, M. B a signifié au CH de Gisors son souhait de ne pas poursuivre son activité au sein de l'établissement au-delà du terme prévu de son contrat. Dans ce même courrier, l'intéressé indiquait qu'il cesserait d'exercer son service à compter du 27 novembre 2022 et comptait utiliser ses jours de RTT ainsi que, le cas échéant, un congé sans solde, jusqu'au terme du contrat. Après avoir adressé à M. B un bulletin de salaire au titre du mois de décembre 2022, le CH de Gisors lui a notifié, le 23 janvier 2023, un trop-perçu d'un montant de 890,33 euros sur ce salaire, faute de justificatifs d'absence de l'intéressé, pour la période comprise entre le 22 et le 31 décembre 2022. Par un courrier en date du 30 janvier 2023, M. B a contesté le principe et le montant de ce trop-perçu, tout en se prévalant d'indemnités de fin de contrat, non honorées par l'établissement. Après avoir reçu, le 8 février 2023, les documents relatifs à la fin de son contrat, M. B a contesté, par un courrier en date du 13 février 2023, la qualification de " démission " retenue par l'établissement. Au terme d'échanges de courriers avec l'établissement, M. B a renouvelé sa contestation par un dernier courrier en date du 27 mars 2023. Par la présente instance, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision par laquelle le directeur du CH de Gisors a qualifié de " démission " la fin de son contrat à durée déterminée, la condamnation de l'établissement à lui verser son indemnité de fin de contrat et l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), l'annulation du titre de recettes établi au titre du trop-perçu et, enfin, la condamnation du centre hospitalier à l'indemniser des préjudices résultant du harcèlement moral qu'il indique avoir subi.

Sur les droits du requérant :

En ce qui concerne l'allocation de retour à l'emploi :

2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.

3. Dans le cas d'un contentieux portant sur les droits au revenu de remplacement des travailleurs privés d'emploi, c'est au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant au cours de la période en litige que le juge doit statuer.

4. En demandant l'annulation de la décision implicite qu'il estime née du silence de l'administration sur sa demande tendant à son admission au bénéfice de l'ARE à compter du 31 décembre 2022et à ce qu'il soit enjoint au CH de Gisors de lui verser ces allocations à compter de cette même date, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'examiner ses droits au regard des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, au sens des principes exposés aux points précédent.

5. D'une part, aux termes de l'article L. 5422-1 du code du travail : " Ont droit à l'allocation d'assurance les travailleurs involontairement privés d'emploi, () aptes au travail et recherchant un emploi qui satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure ". Selon l'article L. 5424-1 du même code : " Ont droit à une allocation d'assurance dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : () 2° Les agents () non statutaires des établissements publics administratifs autres que ceux de l'Etat. ". Selon l'article L. 5424-2 du même code : " Les employeurs mentionnés à l'article L. 5424-1 assurent la charge et la gestion de l'allocation d'assurance () ".

6. Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative, de déterminer si les circonstances dans lesquelles un contrat de travail à durée déterminée n'a pas été renouvelé permettent de l'assimiler à une perte involontaire d'emploi. A ce titre, et ainsi que le prévoit désormais le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020, l'agent qui refuse le renouvellement de son contrat de travail ne peut être regardé comme involontairement privé d'emploi, à moins que ce refus soit fondé sur un motif légitime, qui peut être lié notamment à des considérations d'ordre personnel ou au fait que le contrat a été modifié de façon substantielle et sans justification par l'employeur.

7. D'autre part, aux termes de l'article L. 551-1 du code général de la fonction publique : " La démission ne peut résulter que d'une demande écrite de l'intéressé marquant sa volonté non équivoque de cesser ses fonctions. / Elle n'a d'effet qu'après acceptation par l'autorité investie du pouvoir de nomination, à la date fixée par cette autorité. / La démission du fonctionnaire, une fois acceptée, est irrévocable. ".

8. Au cas d'espèce, il résulte de l'instruction que, par un courrier électronique en date du 23 novembre 2022, dont les termes sont dépourvus d'ambiguïté, M. B a signifié sa volonté de mettre fin à la relation de travail qui le liait au centre hospitalier de Gisors au terme de son contrat. Si, dans ces conditions, l'établissement n'était nullement tenu de lui proposer le renouvellement de son contrat, il ne pouvait valablement retenir, ainsi qu'il est indiqué sur le certificat de travail du 6 février 2023, qui n'est pas constitutif d'une décision administrative faisant grief, que M. B avait démissionné de son emploi. Cette mention erronée est toutefois sans incidence sur les droits du requérant à l'allocation de retour à l'emploi dès lors qu'ayant signifié à l'établissement sa volonté de refuser un éventuel renouvellement de contrat, M. B ne peut être regardé comme ayant été involontairement privé d'emploi, au sens des dispositions citées au point n° 7. D'autre part, si le requérant paraît se prévaloir d'un motif légitime, au sens des principes cités au point n° 8, de refus de poursuivre la relation contractuelle, tenant au harcèlement moral qu'il indique avoir subi, celui-ci n'est pas établi par l'instruction, ainsi qu'il sera exposé infra. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le CH de Gisors a refusé de l'admettre au bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi.

En ce qui concerne l'indemnité de fin de contrat :

9. Aux termes des dispositions de l'article R. 6152-633 du code de la santé publique : " Les articles R. 6152-601, à l'exception du second alinéa, R. 6152-602, à l'exception des 1° et 2°, R. 6152-603 à R. 6152-611, R. 6152-612, à l'exception du 2°, et R. 6152-613 à R. 6152-630-9 sont applicables aux praticiens attachés associés. () ". Aux termes de l'article R. 6152-601 du même code : " Les praticiens attachés exercent des fonctions hospitalières et participent aux missions définies aux articles L. 6111-1 et L. 6112-1. () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 6152-610 du même code : " Les praticiens attachés sont recrutés pour un contrat d'une durée maximale d'un an, renouvelable dans la limite d'une durée totale de vingt-quatre mois. Lorsque, au terme de chaque contrat, la relation de travail n'est pas poursuivie, le praticien attaché a droit, à titre de complément de rémunération, à une indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation. Le montant et les conditions de versement de l'indemnité sont fixés par arrêté des ministres chargés du budget et de la santé. () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 21 octobre 2003 relatif à l'indemnité de précarité prévue à l'article 12 et à l'indemnité différentielle mentionnée à l'article 13 du décret du 1er août 2003 relatif aux praticiens attachés et praticiens attachés associés : " Les praticiens attachés et praticiens attachés associés exerçant dans le cadre d'un contrat d'une durée maximale d'un an ont droit à une indemnité destinée à compenser la précarité de leur situation lorsque la relation de travail n'est pas poursuivie au terme du contrat. ". Aux termes de l'article 2 du même arrêté : " Le montant brut de cette indemnité est égal à 10 % du total des émoluments bruts visés au 1° de l'article 14 du décret du 1er août 2003 susvisé, dus au titre du contrat en cours. () ".

10. Il résulte de l'instruction que le CH de Gisors a finalement accordé, et versé, en mai 2023, à M. B, l'indemnité de précarité prévue par les dispositions citées au point précédent d'un montant de 2 868,83 euros, sous déduction du trop-perçu d'un montant de 890,33 euros qui sera détaillé infra. La décision du 15 février 2023 refusant de lui accorder cette indemnité a donc été retirée. Ce retrait étant devenu définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions formées par le requérant sur ce point, à les supposer maintenues.

En ce qui concerne le titre de recettes du 2 mars 2023 :

11. Ainsi qu'il a été rappelé au point n° 1, M. B a signifié au CH de Gisors, dans un courrier électronique en date du 23 novembre 2022, sa volonté de ne pas poursuivre son activité au sein de l'établissement au-delà du terme prévu de son contrat, de cesser d'exercer son service à compter du 27 novembre 2022 et d'utiliser ses jours de RTT ainsi que, le cas échéant, un congé sans solde, jusqu'au terme du contrat, fixé au 31 décembre 2022. Il résulte de l'instruction que l'intéressé a épuisé ses droits à congés le 21 décembre 2022 de sorte que les congés pris durant la période comprise entre le 22 et le 31 décembre 2022 ont été pris sans solde. Par suite, le CH de Gisors était fondé, après avoir rémunéré à tort cette période de congés, en décembre 2022, à récupérer le trop-perçu de rémunération correspondant par l'émission du titre de recettes du 2 mars 2023 dont M. B conteste le bien-fondé. Si le requérant fait valoir que cinq jours correspondant à un congé de formation qui lui a été illégalement refusé par l'établissement doivent être déduits de cette rémunération indue, il ne conteste pas, dans le cadre de la présente instance, la décision de refus de congés de formation, laquelle ne constitue pas la base légale du titre de recettes émis pour recouvrement du trop-perçu, qui n'a pas non plus été pris pour son application. Par suite, les conclusions du requérant relatives au trop-perçu doivent être rejetées.

Sur le harcèlement moral :

12. Aux termes de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ". Aux termes de l'article L. 134-5 du même code, rendu applicable aux praticiens hospitaliers par l'article L. 6152-4 du code de la santé publique : " La collectivité publique est tenue de protéger l'agent public contre les atteintes volontaires à l'intégrité de sa personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. / Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté ".

13. D'une part, ces dispositions établissent à la charge de l'administration une obligation de protection de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent est exposé, mais aussi d'assurer à celui-ci une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.

14. D'autre part, il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

15. M. B fait valoir qu'il a subi, de la part de ses collègues médecins du CH de Gisors, des agissements dégradants répétés, constitutifs de harcèlement moral, qu'il a porté à la connaissance de l'établissement, lequel a, subséquemment, manqué à son obligation de protection. Le requérant fait notamment valoir que ses collègues adoptaient un comportement " infantilisant " à son endroit tenant, en particulier, au fait d'effectuer la présentation des patients et la transmission des consignes, non dans son bureau, comme il est d'usage pour un médecin, mais dans le poste de soins infirmiers, afin de pouvoir " l'invectiver " devant le personnel paramédical. Il indique que le médecin chef de service lui " mettait la pression " au prétexte de durées moyennes d'hospitalisation longues et lui rappelait la nécessité de justifier l'existence de son poste. Toutefois, d'une part, si le requérant soutient qu'il s'est ouvert de sa souffrance au travail auprès de l'établissement, souffrance au travail qui n'est, au demeurant, pas contestée par le CH de Gisors, qui l'attribue aux difficultés présentées par l'intéressé à s'adapter à l'organisation du service, les courriers électroniques adressés à la direction de l'établissement dont se prévaut M. B sont tous postérieurs à la fin de son contrat de sorte qu'aucun manquement à l'obligation de protection ne saurait être retenu, en l'espèce. D'autre part, si M. B fait état d'agissements dégradants répétés de ses collègues et supérieurs hiérarchiques, il n'apporte aucune précision relative aux dates de ces faits, aux circonstances de leur commission, aux propos tenus et ne produit aucun élément, tel que, par exemple, des attestations de membres du service, susceptibles d'étayer ses dires. Dans ces conditions, le harcèlement moral allégué ne saurait être tenu pour établi.

16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à rechercher l'engagement de la responsabilité du CH de Gisors au titre d'un manquement à l'obligation de protection et au titre du harcèlement moral qu'il indique avoir subi, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de ses conclusions indemnitaires.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CH de Gisors, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de ces mêmes frais.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à la condamnation du CH de Gisors à lui verser l'indemnité de fin de contrat.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Les conclusions formées par le CH de Gisors sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier de Gisors.

Délibéré après l'audience du 7 mai 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

M. Bouvet, premier conseiller,

M. Baude, premier conseiller,

Assistés de M. Michel, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 22 mai 2025.

Le rapporteur,

signé

C. BOUVETLa présidente,

signé

A. GAILLARD

Le greffier,

signé

J.-L. MICHEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

S. Combes

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