3 606 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 606
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 018
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas justifié avoir effectué les diligences nécessaires pour compléter son dossier, notamment en produisant une autorisation de travail comme l'exigent les articles R. 5221-1 et R. 5221-15 du code du travail. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence de la préfète de l’Essonne, en l’absence de délivrance d’un récépissé et d’examen du dossier, n’avait pu faire naître aucune décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions en annulation, portant sur des décisions inexistantes, ont donc été rejetées sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, mais le tribunal a constaté qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, le silence de l'administration ne valant pas décision en l'absence de délivrance d'un récépissé. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le délai de quatre mois n'avait pas fait naître de décision implicite. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence de l'administration sur une demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée en avril 2023 n'avait pas fait naître de décision implicite de rejet, faute pour le dossier d'avoir été examiné. En l'absence de décision administrative préalable, les conclusions en annulation étaient irrecevables. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant, né en 2025. Le juge estime que les éléments fournis (attestation d'hébergement, factures) ne démontrent pas l'ancienneté, la stabilité de la vie commune ni une contribution effective à l'entretien de l'enfant. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SAID MOHAMED
Avocat : HADJ SAID
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2027, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande de modification d'une précédente ordonnance du 5 septembre 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Essonne de le recevoir pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Constatant que cette injonction n'avait pas été exécutée, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a assorti l'injonction initiale d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la notification de la nouvelle ordonnance. L'État a également été condamné à verser 800 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre fin sans délai à l'obligation de pointage imposée à M. A... au commissariat d'Aubagne et de lui restituer son passeport. Le juge a constaté que, malgré l'annulation par le tribunal, le 24 décembre 2025, de l'arrêté d'assignation à résidence, le préfet continuait d'imposer ces contraintes, ce qui constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, créant une situation d'urgence. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : SAID SOILIHI
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné l'extension de la mission d'expertise initialement confiée le 11 juillet 2025 pour déterminer les causes de l'incendie du stade Jean Verbeke à Montauban. Cette extension, sollicitée par la commune et son assureur, vise à attraire aux opérations d'expertise l'association Montauban football club Tarn-et-Garonne, l'association Jeunes H... G..., leurs assureurs respectifs (Groupama d'Oc et MAIF), ainsi que la société AEI Conception. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre l'expertise à des personnes non initialement désignées.
Avocat : D'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST
Avocat : LELIEVRE SAINT PIERRE
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B... d’une requête en annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. N’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance du 22 janvier 2026, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l’Espagne pris par la préfète de l’Essonne, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Versailles, dans le ressort duquel se situe le siège de l’autorité décisionnaire. Par ordonnance, le dossier est transmis au tribunal administratif de Versailles.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de fixer un rendez-vous à M. B..., ressortissant égyptien, pour l'enregistrement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'expiration prochaine du délai de traitement de sa demande en ligne, exposant l'intéressé à devoir présenter une nouvelle requête. La mesure a été ordonnée dans un délai de trois semaines, sans astreinte, et l'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. A..., ressortissant algérien, pour l'enregistrement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée en raison de l'expiration prochaine du délai de traitement de sa demande en ligne, exposant l'intéressé à une perte de son rang. L'injonction est prononcée sans astreinte, dans un délai de trois semaines. L'État est condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Nantes a donné acte du désistement de M. A... dans le cadre de son recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d’un visa de court séjour. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de sa demande de suspension en référé, faute de confirmation de maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Aucun moyen sérieux n’ayant été retenu en référé, et aucune confirmation n’étant parvenue au tribunal, le requérant est réputé s’être désisté.
Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l’Yonne. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l’incompétence, le défaut d’examen particulier, et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’éléments suffisants pour les établir. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais d’instance. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code des relations entre le public et l’administration, et la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : SAIDI YSSAM
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2202014 du 21 septembre 2023, a constaté que le préfet de l’Yonne n’avait pas procédé au réexamen de la situation de M. D... comme cela lui avait été enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 500 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai d’un mois. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
Avocat : SAIDI YSSAM
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Nogent-le-Rotrou pour un défaut de diagnostic d'ischémie le 22 janvier 2019, ayant conduit à une amputation. La juridiction a retenu une faute de l'hôpital, caractérisée par l'absence de diagnostic malgré des symptômes évocateurs, et a estimé que ce manquement avait fait perdre à la patiente une chance d'éviter l'amputation. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à réparer l'intégralité des préjudices subis par Mme B..., en application du principe de solidarité entre co-responsables, et a également condamné l'établissement à rembourser à la CPAM les débours exposés. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif et sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.
Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait qu’il soit enjoint au directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire de Paris de lui délivrer un récépissé de demande de certificat de nationalité française. Le juge a estimé que, conformément aux articles 1045-1 et 1045-2 du code de procédure civile, les litiges relatifs à la délivrance d’un certificat de nationalité française relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente.
Avocat : SAINT-MARTIN