Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2027, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 janvier 2025, Mme A... B..., représentée par Me Saidi, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète de l’Essonne a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 16 septembre 2023 ;
2°) d’enjoindre à la préfète de lui délivrer un titre de séjour sans délai ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la date du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l’attente un récépissé avec autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 janvier 2026, la préfète de l’Essonne conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gibelin, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête, une carte de séjour pluriannuelle valable du 18 février 2025 au 17 février 2027 a été délivrée à Mme B..., et lui a été remise le 31 mars 2025. La requérante ayant ainsi obtenu satisfaction, les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par Mme B... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par Mme B....
Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 23 janvier 2026.
Le magistrat désigné,
signé
F. Gibelin
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.