33 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
33
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 668
Avec résumé IA
Avocat : SAYAGH
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, signé par une autorité compétente, et non entaché de vice de procédure. Il a estimé que M. C... ne justifiait pas d'un droit au séjour de plus de trois mois au titre de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve d'une activité professionnelle stable et de ressources suffisantes. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Asie Antilles Afrique, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police du 28 décembre 2023 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Cette fermeture a été ordonnée sur le fondement de l’article L. 3332-15 du code de la santé publique, après qu’un contrôle a révélé la vente d’articles pyrotechniques à des mineurs. Le tribunal écarte l’ensemble des moyens soulevés : la signature de l’arrêté était régulièrement déléguée, la procédure contradictoire a été respectée, l’établissement est bien un débit de boissons, et la durée de la fermeture n’est pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... contre un arrêté du préfet de l'Yonne du 23 février 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet pouvait légalement édicter cette interdiction en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de circonstances humanitaires. Il a également estimé que cette nouvelle interdiction ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement annulant une interdiction de trois ans, le préfet ayant procédé à un nouvel examen de la situation. Enfin, les moyens tirés de la violation des articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, faute de précisions ou de démonstration d'une atteinte disproportionnée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 10 juin 2025 lui ordonnant de quitter son logement. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement d'office, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant libanais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le ministre ne s'était pas cru lié par un avis consulaire et que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article 21-19 du code civil relatif à l'intérêt exceptionnel, la décision étant fondée sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. A, résidant au Qatar, ne justifiait pas d'une résidence stable en France, condition nécessaire pour la naturalisation.
Cette décision du Tribunal Administratif de Versailles, statuant en excès de pouvoir, rejette les requêtes de M. B. Le tribunal juge que le document du 10 novembre 2022, présenté comme une décision de transfert au quartier d'évaluation de la radicalisation (QER), n'est en réalité qu'une simple lettre d'information ne faisant pas grief, ce qui rend la requête n°2209442 irrecevable. Concernant la requête n°2300283, le tribunal annule la décision ministérielle de transfert au QER du 4 novembre 2022, en retenant que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 81-2 du code de procédure pénale a été méconnue, le dossier soumis au détenu ne comportant pas les éléments relatifs à sa radicalisation supposée.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel le préfet de police obligeait M. B, ressortissant taïwanais, à quitter le territoire français, ainsi que les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour pour douze mois. La juridiction a retenu que le préfet avait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation administrative de M. B, ce dernier disposant d'un titre de séjour valide renouvelé jusqu'en janvier 2026. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL SAYAGH AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E D, ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 20 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français pour 24 mois. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, ni violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur le comportement de l'intéressé et son absence d'activité professionnelle stable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, y compris sa demande de frais de justice, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).