22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 756
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. D... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour et prononçant une assignation à résidence. La juridiction estime que la décision, prise dans le cadre d'une délégation régulière, ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la faible insertion du requérant en France. Elle juge également que les griefs relatifs au défaut de motivation et à l'erreur manifeste d'appréciation ne sont pas fondés.
Avocat : TOUTAOU
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme B... visant à annuler la décision préfectorale du 25 septembre 2024 retirant ses documents d'identité français. Le tribunal estime que la décision, fondée sur un arrêt de la cour d'appel de Paris établissant que la requérante n'est pas de nationalité française, est légalement prise et suffisamment motivée. Il écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à l'absence d'examen particulier de sa situation, en application des décrets régissant les titres d'identité.
Avocat : TOURIRINE-BENATMANE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation de la société DELVAG Versicherungs AG, agissant pour le compte de son assurée victime de dégradations lors des émeutes de juin 2023. La juridiction a jugé que les conditions légales de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, qui prévoit la responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements, n'étaient pas réunies, car les actes délictuels commis ne pouvaient être imputés à un attroupement ou rassemblement précisément identifié. Le recours fondé sur la rupture d'égalité devant les charges publiques a également été écarté.
Avocat : POITOUT AVOCAT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours dans le Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 731-1, et écarte les moyens invoqués par le requérant.
Avocat : STOFFANELLER
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à un ressortissant étranger pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des délais de procédure excessifs et des démarches infructueuses du requérant depuis 2022. Il a également condamné l'État à verser une somme de 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code, tout en rejetant la demande de délivrance immédiate d'un récépissé.
Avocat : KOTOKO LOUIS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après l’obtention d’un titre de séjour, désistement dont le tribunal lui a donné acte. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée en l’absence d’urgence. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont également été rejetées, faute de demande préalable d’aide juridictionnelle.
Avocat : SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné les requêtes de la société Ramos et fils contestant quatre amendes administratives totalisant 30 000 euros, infligées par la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités de Normandie sur le fondement de l’article L. 8115-1 du code du travail, ainsi que le titre de perception et la mise en demeure subséquents. La société invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure, une erreur d’appréciation et le caractère disproportionné des amendes. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus d'admission à l'aide sociale à l'hébergement (ASH) d'une personne âgée en EHPAD. Le juge unique a annulé la décision implicite de rejet du département du Pas-de-Calais et a réformé la décision initiale, en enjoignant au département d'admettre la résidente au bénéfice de l'ASH à compter de son entrée. La décision s'appuie sur les articles L. 132-1 et L. 132-3 du code de l'action sociale et des familles, en tenant compte de la fixation judiciaire de la participation des obligés alimentaires pour réévaluer le reste à charge.
Avocat : SELARL DECOCQ-BERTOLOTTI-TROUILLER
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement » et à en obtenir l'attribution. Le tribunal a jugé que l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH avait correctement évalué que l'état de santé du requérant, bien que nécessitant l'usage d'une canne, ne remplissait pas les critères réglementaires d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement prises par le préfet de police. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne pouvant justifier d'un séjour régulier. Les autres décisions attaquées (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour) ont également été considérées comme légales, notamment au regard de l'absence d'erreur manifeste d'appréciation de la part de l'administration.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour, ordonnant l'éloignement et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 4 juillet 2025, considérant que le préfet de police avait méconnu les dispositions des articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne justifiant pas du caractère effectif et actuel des condamnations invoquées pour motiver son refus. Il a également jugé que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et à la motivation suffisante de l'arrêté, et que le préfet avait exercé son pouvoir discrétionnaire sans erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 435-1.
Avocat : GUILMOTO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 mai 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers invoquées. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation personnelle de l'intéressée.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les arrêtés préfectoraux sont réguliers, notamment en ce qui concerne la compétence de leur signataire, leur motivation et l'examen individuel de la situation. Elle applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 612-6) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., qui impute un retard de diagnostic et une infection nosocomiale à sa prise en charge par le centre hospitalier de Mâcon en 2021. La mesure a été accordée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les parties ne s'y opposant pas. L'expert devra notamment déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux données acquises de la science. La demande de frais de justice présentée par M. D... a été rejetée.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de deux ressortissants brésiliens contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Garonne du 11 juin 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, après avoir constaté que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MACHADO TORRES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'intéressé avait été auditionné et mis en mesure de présenter ses observations. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation et que l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas caractérisée, faute pour M. A... de justifier d'une présence continue de six ans en France ou de liens personnels stables. La solution s'appuie sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOUBOUL
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D... afin de déterminer les causes et conditions de sa prise en charge orthopédique pour une coxarthrose, notamment après une prothèse de hanche posée en 2012 au centre hospitalier de Nevers. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile et n’a rencontré l’opposition d’aucune partie, bien que le centre hospitalier de Nevers, les hospices civils de Lyon et l’ONIAM aient formulé des réserves sur leur responsabilité. La mission de l’expert a été complétée pour inclure l’analyse des soins prodigués par le docteur F..., mis en cause par le centre hospitalier. Les droits de la CPAM de la Côte-d’Or ont été réservés dans l’attente du rapport d’expertise.
Avocat : SCP CHAUMARD TOURAILLE
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour motif familial. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête, considérant que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas établie. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET