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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 678 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 678

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 671

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : TOUREffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505016

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la signataire de l’arrêté disposait d’une délégation de compétence régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, du code des relations entre le public et l’administration, et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : CUZIN-TOURHAM

9 décembre 2025• 8ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404196

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOURNIER

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504896

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, demandant l'annulation du refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que l'accord franco-algérien ne fait pas obstacle à ce que les ressortissants algériens se prévalent des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 233-2 et R. 233-9) transposant la directive 2004/38/CE. En l'espèce, M. A... justifiant d'un mariage de plus de trois ans avec une ressortissante espagnole, dont un an en France, et d'un divorce prononcé après cette période, remplit les conditions pour conserver son droit au séjour. Par conséquent, le tribunal annule la décision implicite de refus et enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : CUZIN-TOURHAM

5 décembre 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407523

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 27 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante chinoise. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser l'enregistrement de la demande au motif que le dossier était incomplet, dès lors que la requérante avait fourni une attestation d'hébergement datée de moins de six mois. Cette solution est fondée sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'annexe 10 de ce code.

Avocat : TOURNAN

4 décembre 2025• 12ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502377

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation en refusant le titre, après avoir examiné le caractère réel et sérieux du suivi de la formation du requérant, la nature de ses liens avec sa famille restée au Mali, et l'avis de la structure d'accueil. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER

4 décembre 2025• 2ème Chambre
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA00322

Avocat : AARPI QUENNEHEN - TOURBIER

4 décembre 2025• 4e chambre - formation à 3
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA02426

Avocat : AARPI QUENNEHEN - TOURBIER

3 décembre 2025• 3e chambre - formation à 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404837

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de visa de court séjour. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur l'insuffisance de ressources et un risque de détournement de l'objet du visa, a été jugée suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'absence de demande de pièces complémentaires a été écarté comme inopérant. Enfin, le tribunal a estimé que le risque de détournement de visa à des fins migratoires, au regard de l'absence d'attaches en Guinée, justifiait légalement le refus sur le fondement de l'article 32 du règlement (CE) n° 810/2009.

Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER

3 décembre 2025• 11ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302110

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de la 2ème Chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... et M. I... contre la délibération du conseil municipal de Graulhet du 13 avril 2023 adoptant le budget primitif 2023. Les requérants contestaient la régularité des pouvoirs donnés par deux conseillers absents, invoquant une méconnaissance des articles L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales et du règlement intérieur. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que, même à supposer les pouvoirs irréguliers, cette irrégularité n’avait pas été susceptible d’exercer une influence sur le sens du vote, compte tenu de l’écart des voix. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : TOURAME

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405451

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour au titre du regroupement familial. La décision attaquée, qui s'est appropriée le motif du refus consulaire tiré de l'absence de l'avis préfectoral dans le dossier, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans se prononcer sur la demande de substitution de motifs du ministre. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER

3 décembre 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521079

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 novembre 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé une autorisation de travail à M. A..., ressortissant gabonais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car la demande d'autorisation de travail avait été déposée alors que l'intéressé ne justifiait plus d'un titre de séjour valide. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER

2 décembre 2025
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404397

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel le préfet de l'Orne a refusé de délivrer un certificat de résidence "salarié" à M. A..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis 2018 et de son insertion professionnelle stable en tant que cuisinier en CDI. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOURIRINE-BENATMANE

2 décembre 2025• 1ère chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301145

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui restituer six points sur son permis de conduire. Le litige portait sur la date de la condamnation définitive d'une infraction routière, le requérant soutenant qu'elle devait être fixée au paiement de l'amende (8 août 2019) et non à la notification de l'ordonnance pénale (22 avril 2021). Le tribunal a jugé que, pour l'application de l'article L. 223-6 du code de la route, le délai de reconstitution des points court à compter de la condamnation définitive, et non du paiement de l'amende contraventionnelle. La solution retenue est que la notification de l'ordonnance pénale par un officier de police judiciaire le 21 mars 2021 fixe le point de départ du délai de trois ans, rendant la demande de M. A... infondée.

Avocat : TOURRET

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01971

Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF

27 novembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504685

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté que le préfet du Gard avait délivré les documents sollicités postérieurement à l'introduction du recours, privant ainsi la requête d'objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'Etat a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : CUZIN-TOURHAM

27 novembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203877

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A..., agent de La Poste, contestant la décision du 17 janvier 2022 qui lui accordait une allocation temporaire d'invalidité (ATI) au taux de 15 % suite à une rechute d'accident de service. La requérante soutenait que ce taux était entaché d'erreur d'appréciation et que l'administration s'était crue liée par l'avis de la commission de réforme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale au regard des textes applicables, notamment la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n°60-1089 du 6 octobre 1960.

Avocat : CABINET QUENNEHEN - TOURBIER

26 novembre 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501616

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et d'erreur de fait, estimant que l'administration n'avait pas à mentionner tous les éléments de la situation personnelle et que l'absence de déclaration de son enfant était sans incidence. Il a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches au Maroc et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale dans ce pays. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202302

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la société National Grid Interconnectors Limited (NGIL) contestant une amende administrative de 1 500 euros infligée par le préfet du Pas-de-Calais pour défaut d’inscription au guichet unique en tant qu’exploitant de l’interconnexion électrique IFA 2000. Le tribunal a annulé l’arrêté du 28 janvier 2022, considérant que la société NGIL n’était pas l’exploitant du réseau au sens des articles L. 111-40 et L. 321-6 du code de l’énergie, cette qualité revenant au gestionnaire du réseau public de transport (RTE). La solution retenue repose sur une erreur de droit dans l’application des articles R. 554-4 et R. 554-35 du code de l’environnement, le préfet ayant méconnu la répartition des responsabilités prévue par le code de l’énergie.

Avocat : SELARL LATOURNERIE WOLFROM AVOCATS

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304111

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 1er septembre 2023 par lequel la préfète de l'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant nigérian. Le tribunal a jugé que la préfète avait fait une inexacte application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la résidence continue de l'intéressé en France depuis 2010 et de son insertion professionnelle stable depuis 2019. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".

Avocat : TOURIRINE-BENATMANE

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515129

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant autiste scolarisé en 3ème, afin de suspendre la décision implicite de rejet du directeur académique refusant de mettre en place un accompagnement individuel à temps complet, pourtant attribué par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) depuis 2022. Le juge a constaté que l'enfant ne bénéficiait que d'une aide mutualisée de 6 heures par semaine, ce qui compromettait gravement sa scolarité et ses chances de réussite au brevet, caractérisant ainsi une situation d'urgence. Il a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 112-1 et L. 351-1 du code de l'éducation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet et enjoint au directeur académique de mettre en place, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, un accompagnement individuel à temps complet pour l'enfant.

Avocat : TOURAUT & ASSOCIES

24 novembre 2025