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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

833 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

833

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 258

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : TRANEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325143

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 30 août 2023 par laquelle la ministre de la culture a refusé aux consorts H la consultation anticipée d’un procès-verbal d’audition de 2019, relatif à la tutelle de leur défunt père, conservé aux archives départementales des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que les requérants justifiaient d’un intérêt légitime à accéder à ce document, dans le cadre d’une action en responsabilité envisagée contre la tutrice pour des négligences ayant alourdi leur dette successorale. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 213-1 et L. 213-2 du code du patrimoine, ainsi que sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration relatives à la communication des documents administratifs.

Avocat : BERTRAND

30 mai 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401537

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant égyptien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, après lui avoir délivré une autorisation provisoire de séjour, et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BERTRAND

30 mai 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401949

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, tiré de la jurisprudence du Conseil d'État (Mme B, 10 octobre 2024), selon laquelle le silence gardé sur une demande de titre irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture, ne fait pas naître une décision susceptible de recours. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

Avocat : BERTRAND

28 mai 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400990

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour et le refus explicite d'enregistrement de sa demande. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite, celle-ci étant inexistante faute d'enregistrement de la demande. S'agissant du refus d'enregistrement, le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant le dossier incomplet, et que le moyen tiré du défaut d'examen particulier n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERTRAND

23 mai 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403536

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 12 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en exigeant un contrat de travail visé, conformément à l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.

Avocat : BERTRAND

21 mai 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503626

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A C, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 10 avril 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le recours contre la mesure d'éloignement sous-jacente avait déjà été rejeté par un jugement du 2 avril 2025, ce qui lui conférait une base légale. Il a également jugé que la demande de réexamen d'asile déposée par l'intéressé n'affectait pas la légalité de l'assignation, mais seulement l'exécution de l'éloignement, conformément à l'article L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. A C.

Avocat : LUTRAN

21 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405323

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société Urban Home contestant le refus du maire de Saint-Georges-de-Reneins de lui délivrer un permis de construire pour 72 logements. La société soutenait notamment qu'un permis tacite était né et que les motifs de refus étaient infondés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, considérant que le dossier de demande était incomplet et que le projet méconnaissait plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme, notamment les articles UB 3, UB 4, UB 11, UB 12 et UB 13. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 19 janvier 2024 a été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : SELARL DOITRAND & ASSOCIES

20 mai 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205054

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante centrafricaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'enquête préalable et l'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision était fondée sur l'absence d'insertion professionnelle de la requérante, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, sans erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : MATRAND

20 mai 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503991

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant le renouvellement de la carte de séjour "vie privée et familiale" de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison du défaut de saisine obligatoire de la commission du titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUTRAN

19 mai 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311379

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 18 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.

Avocat : LUTRAN

19 mai 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502683

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme B, ressortissante ivoirienne, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’OFII du 14 mars 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile. La requérante invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que sa situation particulière et sa vulnérabilité n’avaient pas été prises en compte. Le tribunal a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle totale. Sur le fond, il a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.

Avocat : LUTRAN

7 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202144

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de la commune d'Argenteuil, qui demandait réparation pour divers préjudices (patrimonial, physique, moral et financier). La requérante invoquait un recours abusif aux contrats à durée déterminée, une absence de contrat écrit lors d’un changement d’affectation, et une sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. Cette décision s’appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique territoriale.

Avocat : BERTRAND

7 mai 2025• 10ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501886

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B A A, ressortissant irakien, contestant la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait des vices de procédure liés à un défaut d'information (article 4 du règlement UE n° 604/2013) et à l'absence d'entretien individuel confidentiel (article 5 du même règlement). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure avait été régulière et que la décision de transfert était fondée sur l'acceptation explicite des autorités suisses. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : LUTRAN

7 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302709

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié" fondée sur l'accord franco-marocain. Le tribunal juge que la demande, présentée par courrier et non par comparution personnelle en préfecture comme l'exige l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était irrégulière. Dès lors, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible d'être contestée. La requête est donc irrecevable.

Avocat : BERTRAND

6 mai 2025• 7éme chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304845

Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté la requête indemnitaire de l'association Football-club de Port-Vendres, qui contestait des sanctions disciplinaires et un refus d'intégration en championnat de futsal pris par le district de football des Pyrénées-Orientales. La juridiction a jugé que l'association n'apportait pas d'éléments précis et concordants permettant de présumer un traitement discriminatoire direct au sens de la loi du 27 mai 2008 et de l'article L. 100-2 du code du sport. En l'absence de précision sur le motif illégal de la discrimination alléguée, la faute de nature à engager la responsabilité du district n'a pas été établie. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP BERTRAND J-J

6 mai 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401954

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant marocain, par le préfet de police. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Cette solution est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BERTRAND

5 mai 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313746

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "salarié". La requête a été jugée irrecevable car la demande de titre avait été présentée par courrier postal, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent une comparution personnelle en préfecture à Paris pour ce type de demande. Le tribunal a appliqué la jurisprudence du Conseil d'État (Mme B, 10 octobre 2024, n° 493514), selon laquelle le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître une décision susceptible de recours. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.

Avocat : BERTRAND

30 avril 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402621

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A épouse B, ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née le 3 décembre 2023, par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation de la décision, faute de réponse à sa demande de communication des motifs. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant que l’administration n’avait pas communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A épouse B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : BERTRAND

25 avril 2025• 4ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105549

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, ancien directeur de cabinet du maire d'Halluin, qui contestait son licenciement prononcé le 30 mars 2021. Le tribunal a jugé que si certains motifs invoqués (carences relationnelles avec les élus) n'étaient pas établis, les insuffisances avérées dans la communication externe justifiaient à elles seules la rupture du lien de confiance, conformément à l'article 110 de la loi du 26 janvier 1984. La décision de licenciement n'étant pas entachée d'illégalité, la responsabilité pour faute de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : TRAN

22 avril 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310586

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et la mesure d'éloignement associée. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre les décisions fixant le délai de départ, le pays de destination et l'interdiction de retour, faute de moyens développés. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, et que le moyen tiré d'une rupture d'égalité avec les étudiants français était inopérant. Enfin, la décision d'éloignement n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TRAN

22 avril 2025• 1ère Chambre