1 117 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 117
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 573
Avec résumé IA
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant d'abroger l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise le 1er juillet 2022 à l'encontre de M. D..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, formulée par le requérant sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du même code, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme A..., agent territorial, contestant la décision et l'arrêté du 11 juillet 2023 par lesquels le maire de Beaucaire a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 17 novembre 2022 et a abrogé son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que la lettre du 11 juillet 2023, qui se borne à informer l'agent, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure, de l'erreur de droit concernant le délai de retrait, et de l'erreur d'appréciation, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme A..., agent territorial, contestant la décision et l'arrêté du 11 juillet 2023 par lesquels le maire de Beaucaire a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 17 novembre 2022 et a abrogé son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que la lettre du 11 juillet 2023, simple courrier d'information, était insusceptible de recours et a rejeté les conclusions dirigées contre elle comme irrecevables. Sur le fond, il a considéré que la commune n'avait pas méconnu les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, et que les moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit et d'appréciation) n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la révocation de M. B..., adjoint technique territorial, prononcée par le maire d'Argenteuil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de rémunération et les difficultés financières invoquées étant inhérentes à toute mesure de révocation et ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'ancienneté de la décision. En conséquence, sans examiner les moyens soulevés, la requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille annule l'arrêté du 13 novembre 2025 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de Mme A... aux autorités belges. La requérante, ressortissante guinéenne accompagnée de son nourrisson gravement malade, invoquait la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal retient que le transfert aurait privé l'enfant de soins palliatifs spécialisés indispensables au regard de son pronostic vital engagé, constituant une violation de son intérêt supérieur. En conséquence, l'arrêté est annulé et il est enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de Mme A... en procédure normale.
Avocat : LUTRAN
Avocat : TRAN
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Savoie refusant d'abroger une obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. B..., ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de cette décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande d'abrogation et de prendre une décision explicite dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 26 février 2024, qui enjoignait au préfet de police de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'inexécution du jugement était imputable au requérant, qui ne s'était pas présenté aux trois convocations fixées par la préfecture. La solution retenue est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 8 avril 2024 ayant annulé le refus implicite de titre de séjour de M. A..., constate que l’intéressé a changé de domicile pour l’Essonne. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il enjoint au préfet de l’Essonne, ou à tout préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois. La solution retenue transfère ainsi l’obligation d’exécution au préfet du nouveau département de résidence.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de la société Kéraliss Lissage tendant à la mainlevée d’une consignation de produits cosmétiques ordonnée par la direction départementale de la protection des populations du Gard. Le juge estime que la société ne justifie pas de l’urgence particulière requise par cette procédure, notamment en raison du délai de deux mois écoulé avant sa saisine et de l’absence de preuve d’une atteinte grave à sa viabilité économique. La condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Nord refusant un titre de séjour à M. A... B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé justifiant de difficultés financières et d'une promesse d'embauche compromis par le refus. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'une erreur de droit sur l'enregistrement de la formation suivie au répertoire national des certifications professionnelles. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un indu de RSA, prime d'activité et allocation de rentrée scolaire de 17 264,32 euros pour la période d'avril 2021 à mars 2023. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de signature sur l'avis de contrôle, le défaut d'assermentation de l'agent, l'insuffisance de motivation de la décision de rejet, et la violation des droits de la défense. Le tribunal a considéré que la procédure de contrôle était régulière et que la décision de la CAF, confirmée par le département, était fondée sur l'existence d'une communauté de vie avec M. ..., justifiant le calcul de l'indu. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TRANSITION TERRITORIALE AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. A..., qui contestait l'interdiction temporaire d'exercer une activité de sécurité privée pendant trois ans. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et avait fait l'objet d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions du préfet des Hauts-de-Seine.
Avocat : MATRAND