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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 893 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 893

Décisions totales

383 581

Ordonnances

293 612

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : VIEEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406372

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 février 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer des visas de court séjour à un couple marocain souhaitant rendre visite à leur fils résidant en France. Le tribunal estime que l’administration a commis une erreur manifeste d’appréciation du risque de détournement de l’objet du visa, car les requérants justifiaient de garanties de retour suffisantes (pensions de retraite, précédents séjours sans incident, billets aller-retour). La décision s’appuie sur l’article 21 et l’annexe II du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD

17 décembre 2025• Président HERVOUET
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518316

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui contestait le refus implicite de visa de court séjour opposé par le sous-directeur des visas. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête, estimant que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (défaut de motivation), soit insuffisamment précis (défaut d’examen sérieux). La décision implicite s’étant substituée à la décision consulaire, le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière a été jugé inopérant.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VIVIER

17 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504551

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 18 août 2025. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence de vingt ans en France. Le tribunal a jugé que la seule durée de présence, même avec des titres de séjour antérieurs, ne suffit pas à établir une vie privée et familiale protégée, et que M. C... n'a pas justifié de liens personnels ou familiaux suffisamment stables en France. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JANVIER-LUPART

17 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203816

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à contester la décision du département de la Haute-Garonne du 12 avril 2022, qui refusait de reconnaître le caractère professionnel de sa pathologie déclarée en 2010. Le requérant demandait également une expertise médicale et une injonction. Par un acte enregistré le 7 novembre 2025, M. B... s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 17 décembre 2025.

Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

17 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303808

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme F... contestant le refus implicite du maire de Toulouse de lever l'opposition à son inhumation dans le caveau familial au cimetière de Lardenne. La requérante soutenait que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit. Le tribunal a rappelé que le maire, en vertu des articles L. 2213-8 et suivants du code général des collectivités territoriales, doit veiller à ce qu'une inhumation n'ait pas lieu sans l'accord du titulaire de la concession. En l'espèce, le père de Mme F... s'était opposé à la réouverture du caveau, et le tribunal a jugé que le maire n'avait commis aucune illégalité en refusant de passer outre cette opposition, rejetant ainsi la requête.

Avocat : LELOUVIER AUDE

17 décembre 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306424

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du président de la communauté de communes du Créonnais, relative au retrait ou à l’abrogation des dispositions du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) issues de la modification n°2, concernant la parcelle des requérants classée en zone Npr. Les requérants contestaient notamment l’irrégularité du classement en zone naturelle, l’illégalité de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) du secteur Lorient-Tioulet, et la servitude de mixité sociale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que le classement en zone Npr était justifié par la présence de zones humides et que l’OAP respectait les dispositions des articles L. 151-7 et L. 152-1 du code de l’urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée, et les conclusions à fin d’injonction ainsi que celles relatives aux frais de justice ont été écartées.

Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIÉS

17 décembre 2025• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506568

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 8 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, arguant de sa vie privée et familiale établie en France. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-3, ainsi que la directive 2008/115/CE.

Avocat : JANVIER-LUPART

16 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505508

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait l'admission au séjour de M. B..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a relevé une erreur de droit, le préfet ayant appliqué à tort l'accord franco-tunisien au lieu de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et a substitué cette base légale. Le tribunal a également jugé que la décision de refus de séjour était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées a été annulé, et l'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP RIVIERE & ASSOCIES

16 décembre 2025• 10eme Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502584

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gard. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que l'état de santé de M. B... ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, car les soins nécessaires étaient disponibles en Algérie. La décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et l'obligation de quitter le territoire est légale.

Avocat : VIENS

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512595

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à M. B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer une précarisation de l’accès aux soins sans justifier de circonstances particulières, alors qu’il n’était pas menacé d’éloignement. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

15 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502141

Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement de M. B..., qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le requérant avait annoncé la production d'un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire du 7 février 2025, mais ne l'a pas transmis dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 décembre 2025.

Avocat : DUMANOIR SYLVIE

12 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411712

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du 12 juillet 2024 du préfet du Nord refusant un titre de séjour "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le préfet a abrogé cet arrêté le 10 décembre 2024, postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l'arrêté attaqué ayant été retiré. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées, faute de justifications suffisantes.

Avocat : RIVIERE

12 décembre 2025• 5ème Chambre
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504991

Tribunal Administratif de Nîmes, ordonnance de référé (art. L. 521-3 du CJA). La requérante demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de Vaucluse de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la requête, estimant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l'administration (art. R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA). La condition de l'article L. 521-3 du CJA n'étant pas remplie, la demande a été rejetée.

Avocat : RIVIERE & ASSOCIES

12 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420416

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité bénéficiant d’une délégation régulière et qu’il était suffisamment motivé en droit et en fait au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CHAUVIERE

11 décembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511987

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A... B..., ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant délivré à l'intéressée, postérieurement à l'introduction de la requête, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. La solution retenue est donc le rejet de la requête en référé-suspension.

Avocat : ROUVIER

10 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511990

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen et père d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de soixante jours, sans prononcer d'astreinte.

Avocat : ROUVIER

10 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511991

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 425-9, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de soixante jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.

Avocat : ROUVIER

10 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304889

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... tendant à l’annulation de la décision du ministre de l’intérieur ajournant sa demande de naturalisation pour une durée de trois ans. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur des procédures pénales, même sans condamnation définitive, dès lors que les faits étaient matériellement établis, à l’exception d’une procédure pour violences classée sans suite. La solution retenue s’appuie sur l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d’appréciation de l’opportunité d’accorder la naturalisation.

Avocat : SCP RIVIERE & GAULT ASSOCIES

9 décembre 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504919

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... pour contester le refus implicite du préfet du Gard de renouveler son titre de séjour pluriannuel en qualité de conjoint de Français. En cours d'instance, le préfet a délivré le titre de séjour sollicité, privant d'objet la demande de suspension et d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : VIENS

9 décembre 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503171

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Vaucluse rejetant sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire d’un an portant la mention « vie privée et familiale », ce qui a conduit Mme C... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 9 décembre 2025, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : RIVIERE & ASSOCIES

9 décembre 2025