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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 874 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 874

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 367

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : VIEEffacer tout
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501032

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’utilité n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de l’ancienneté et de la réalité de ses tentatives pour obtenir un rendez-vous. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Avocat : RIVIERE

8 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402172

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E épouse C, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son époux au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la possibilité de visites et de l'absence de démonstration de liens intenses. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ANGLIVIEL

8 juillet 2025• 8ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309768

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 11 mai 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, ainsi que les griefs relatifs à une erreur de droit ou d'appréciation au regard de l'accord franco-sénégalais et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de circonstances humanitaires pour faire obstacle à l'interdiction de retour d'un an. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : RIVIERE

7 juillet 2025• 1ère Chambre
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501036

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui demandait l'enregistrement de sa demande d'asile et la délivrance d'une attestation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante d'établir qu'elle serait exposée à une mesure d'éloignement ou de justifier d'une situation de vulnérabilité particulière, malgré un délai de convocation de 395 jours. La solution retenue écarte toute atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, sans examiner le fond du droit d'asile.

Avocat : RIVIERE

7 juillet 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401887

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé les courriels des 4 octobre et 6 décembre 2023 par lesquels la préfète de Meurthe-et-Moselle avait refusé de faire droit à la demande de changement de statut de M. A, ressortissant béninois, pour obtenir un titre de séjour mention "étudiant". La juridiction a jugé que ces décisions étaient entachées d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : GRAVIER

7 juillet 2025• Chambre 3
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501307

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 12 mars 2025 par lequel le préfet du Gard refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que M. B n'était pas isolé, sans démontrer l'existence de liens familiaux effectifs. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, le préfet n'ayant pas valablement substitué un autre motif.

Avocat : VIENS

4 juillet 2025• 1ère Chambre
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501025

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de 582 jours imposé à M. A, ressortissant marocain, pour l'enregistrement de sa demande d'asile constituait une situation d'urgence et une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer le requérant dans un délai de trois jours ouvrés pour enregistrer sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, conformément aux articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : RIVIERE

4 juillet 2025
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01669

Avocat : OLIVIER;CAUCHON-RIONDET

3 juillet 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501082

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. La juridiction a jugé que l'intervention de l'association Rhône-Alpes de préparation à la retraite était irrecevable faute d'intérêt suffisant. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : LEFEVRE XAVIER

3 juillet 2025• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502966

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire avait refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant guinéen. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de la demande au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : VIEILLEMARINGE

3 juillet 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501959

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A D, ressortissant kosovar, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Haut-Rhin du 20 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, l’absence d’examen de son droit au séjour sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi qu’une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l’arrêté préfectoral.

Avocat : GRAVIER

2 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500799

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A C, ressortissant brésilien entré en France à l'âge de 7 ans, pour le dépôt de sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence compte tenu de l'impossibilité pour l'intéressé d'obtenir un rendez-vous malgré ses démarches et de sa situation personnelle (scolarité complète en France, résidence chez sa mère en situation régulière). La solution s'appuie sur le droit de tout étranger à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, le préfet n'ayant pas contesté les faits.

Avocat : RIVIERE

2 juillet 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205588

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le maire de Bordeaux a refusé à la SAS L'Oly un permis de construire valant permis de démolir pour un immeuble situé 26 rue Tombe l'Oly. Le tribunal estime que le maire a inexactement qualifié les travaux de "reconstruction" assimilable à une construction neuve, alors qu'il s'agit de travaux sur une construction existante au sens du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Bordeaux Métropole. En conséquence, les motifs de refus tirés de la méconnaissance des règles d'emprise bâtie, d'espace en pleine terre et de hauteur (articles 2.2.1, 2.2.4, 2.2.3.1 de la zone UP1) ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les articles 2.1.5 du PLUi et le code de l'urbanisme.

Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIÉS

2 juillet 2025• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503207

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Il a également écarté les moyens d'illégalité soulevés contre les décisions accessoires, confirmant la légalité de l'arrêté fondé sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires de M. A.

Avocat : VIEILLEMARINGE

1 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501038

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 2 juillet 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de M. A dans un logement de type T4, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

1 juillet 2025
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500807

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme B pour lui permettre de déposer sa première demande de titre de séjour. La requérante, ressortissante haïtienne, justifiait de démarches infructueuses depuis 2023 pour obtenir un rendez-vous en préfecture, malgré l'existence d'une procédure alternative par courrier postal. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées au regard de l'ancienneté des démarches et du droit de l'intéressée à voir sa situation examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RIVIERE

30 juin 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413571

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme D, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en août 2018, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai légal de six mois. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence de la requérante, toujours logée dans une résidence sociale. Le tribunal a également alloué 1 000 euros à Mme D au titre des frais de justice en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ABEBERRY XAVIER

27 juin 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506067

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de M. D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que les moyens tirés de la violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de prendre une décision explicite dans un délai d'un mois et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

27 juin 2025
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01008

Avocat : SCP ASDIGHIKIAN & OLIVIER

27 juin 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500815

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. B à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'éloignement imminent du requérant et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence d'examen réel de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, entré en France à l'âge de sept ans et y ayant tissé des attaches familiales et scolaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : RIVIERE

27 juin 2025