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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

682 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

682

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 320

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : VILLEEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533061

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, afin de suspendre le certificat d'exportation délivré par la ministre de la culture pour la "Pascaline", une machine à calculer de Pascal, en vue de sa vente aux enchères. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment estimé que la ministre avait procédé à un examen préalable suffisant de l'intérêt du bien et que la consultation de la commission consultative des trésors nationaux n'était pas obligatoire en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code du patrimoine, en particulier les articles R. 111-8 et R. 111-11.

Avocat : CABINET DARROIS, VILLEY, MAILLOT, BROCHIER (AARPI)

18 novembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507513

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 6 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu du comportement de l'intéressé et de l'absence d'attaches familiales en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAVILLE COLLOMB

18 novembre 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507629

Le Tribunal administratif de Rennes a examiné la requête de M. F..., qui contestait un arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, constatant que l'arrêté avait été notifié le 2 août 2025 et que le requérant disposait d'un délai d'un mois pour agir, délai expiré avant l'introduction de son recours. En conséquence, les moyens soulevés par M. F..., notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'ont pas été examinés au fond.

Avocat : LAVILLE COLLOMB

18 novembre 2025• Eloignement urgent
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419990

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l’administration fiscale statuant sur sa réclamation préalable ou la preuve du dépôt de cette réclamation, comme l’exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La production d’une simple réponse aux observations du contribuable dans le cadre de la procédure de rectification ne constitue pas une réclamation préalable recevable.

Avocat : CABINET MARC BERNAVILLE

17 novembre 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504434

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Oise suspendant le permis de conduire de M. B... pour sept mois, suite à une infraction de conduite sous l’emprise d’un état alcoolique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les conséquences professionnelles et familiales invoquées, en raison de la gravité de l’infraction et du passé de l’intéressé, déjà condamné pour des faits similaires. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les exigences de sécurité routière.

Avocat : DE BOISLAVILLE

13 novembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302012

Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A..., propriétaire riverain et contribuable, de deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir visant des délibérations du conseil municipal de Mailhac-sur-Benaize relatives au déclassement d’une portion de la voie communale n°20. La première requête (n°2302012) contestait la délibération du 21 septembre 2023, tandis que la seconde (n°2400481) attaquait les délibérations du 26 janvier 2024, dont l'une a retiré et remplacé l'acte initial. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la délibération n°2024-04, la qualifiant de mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt suffisant à agir, et a mis à sa charge les frais de justice.

Avocat : DUBOIS DUDOGNON VILLETTE

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400481

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. A..., propriétaire riverain et contribuable local, contestant les délibérations du conseil municipal de Mailhac-sur-Benaize relatives au déclassement de la fin de la voie communale n° 20. La juridiction a jugé que la délibération n° 2024-04, qui se prononçait sur le résultat de l'enquête publique, constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les délibérations de déclassement (n° 2023-29 bis et n° 2024-05), en considérant que M. A... justifiait d'un intérêt à agir mais que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation et détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.

Avocat : DUBOIS DUDOGNON VILLETTE

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216569

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Société pour le développement touristique de Cassis, qui contestait des cotisations supplémentaires de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2017 et 2018. La société soutenait que les pourboires versés à son personnel ne devaient pas être inclus dans l'assiette de la valeur ajoutée, en se prévalant de leur comptabilisation en charges (classe 6) et de la caducité du plan comptable spécifique aux casinos. Le tribunal a jugé que les pourboires, en tant que recettes accessoires à l'activité de casino, constituent un élément du chiffre d'affaires et doivent être intégrés dans le calcul de la valeur ajoutée conformément à l'article 1586 sexies du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires.

Avocat : SELARL DADI RENOUX DE MANNEVILLE SAVIN

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203381

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d'une péniche endommagée par la chute d'une branche d'arbre appartenant à la région Bretagne. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute de la région, estimant que le gestionnaire du domaine public fluvial n'a qu'une obligation d'entretien et non de sécurité, et que les risques liés à la présence d'un canal incombent aux usagers. Il a également rejeté la responsabilité sans faute pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans préciser dans l'extrait la solution finale sur ce point. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 2124-11 du code général des propriétés des personnes publiques.

Avocat : LAVILLE COLLOMB

6 novembre 2025• 6ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301320

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme C..., infirmière au CHU de Nice, qui contestait le refus de requalifier son congé maladie ordinaire en congé d'invalidité temporaire imputable au service suite à une chute survenue le 5 octobre 2021. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.

Avocat : DE SURVILLE

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502670

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... et l’EURL Le Cabanon d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Prissé d’autoriser l’occupation temporaire d’un terrain pour un conteneur commercial saisonnier. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérantes ont été invitées à confirmer le maintien de leurs conclusions, mais n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 4 novembre 2025, le tribunal leur a donné acte de leur désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : BELVILLE JEAN-PHILIPPE

4 novembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401195

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en plein contentieux introduit par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 6 avril 2023, qui n'a pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a écarté l'argument du préfet selon lequel la requérante aurait refusé une proposition de logement, faute de preuve de réception de cette offre. En conséquence, le juge a ordonné le logement ou le relogement de Mme C... par l'État, sous astreinte, constatant que l'obligation de résultat pesant sur l'État n'avait pas été respectée.

Avocat : BIVILLE-AUBERT

30 octobre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503433

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 octobre 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de l'EARL Las Vacaz, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 21 904 euros. Cette solution a été retenue car l'administration fiscale avait entièrement fait droit à la demande de la société le 8 septembre 2025, rendant le litige sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à l'EARL Las Vacaz au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VENDEVILLE

28 octobre 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510189

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, était saisi par la société Citeo d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt recherche de 292 813 euros au titre de 2016. L’administration ayant prononcé le remboursement sollicité en cours d’instance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande principale. En revanche, les conclusions accessoires tendant au versement d’intérêts moratoires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour la société de justifier d’un litige né et actuel avec le comptable compétent. La demande de frais irrépétibles a également été rejetée.

Avocat : SELARL DADI RENOUX DE MANNEVILLE SAVIN

23 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402804

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Voilin, qui demandait l'annulation d'un permis de construire tacite délivré à la société Amelot Investissement pour la construction d'un immeuble à Puteaux. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir, jugeant que la société requérante justifiait de sa qualité de propriétaire et d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles UA 7.1.1, UA 7.1.2, UA 9 et UA 12 du règlement du plan local d'urbanisme, ainsi que de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme, mais ne les a pas retenus. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

Avocat : SEP LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR & ASSOCIÉS

20 octobre 2025• 1ère Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02184

Avocat : VILLETARD

17 octobre 2025• 6ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500707

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision "48 SI" du 7 novembre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que les points retirés pour les infractions des 19 mai 2020, 4 février 2022, 15 décembre 2022 et 1er août 2023 avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. De plus, les points retirés pour l'infraction du 27 septembre 2024 ayant été restitués, la décision "48 SI" est réputée retirée, et il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel et un rejet du surplus, fondé sur les articles L. 223-3, R. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.

Avocat : MICHEL D'ANNOVILLE

17 octobre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413854

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Créteil. Par un mémoire enregistré le 23 juin 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance, désistement accepté par la commune de Créteil, qui a également renoncé à ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ces désistements par ordonnance du 15 octobre 2025. Aucune question de fond n’a donc été tranchée.

Avocat : LAVILLE COLLOMB

15 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401474

Le Tribunal administratif de Melun annule l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 24 janvier 2024 refusant la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante congolaise et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la vie en concubinage stable avec un compatriote en situation régulière, de la naissance d’un enfant en 2022 et de l’insertion professionnelle de la requérante. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LOCQUEVILLE SANDRINE

14 octobre 2025• 1ère chambre
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500048

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la compagnie financière pour l’investissement d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la décharge et la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer. La requérante s’est désistée de son action, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. L’administration fiscale a présenté des conclusions reconventionnelles tendant au paiement d’un solde d’impôt sur les sociétés, mais celles-ci ont été jugées irrecevables car aucun dégrèvement préalable n’était intervenu, en application de l’article R. 200-15 du livre des procédures fiscales.

Avocat : VILLE LÉONORE

10 octobre 2025