646 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
646
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 107
Avec résumé IA
Avocat : SARL PAUL YON
Avocat : BAYON
Avocat : ERNST & YOUNG LYON
Avocat : CABINET FIDAL LYON
Avocat : BAYONNE
Avocat : GUYON
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour cinq mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'établit pas que son permis est indispensable pour son activité professionnelle ou familiale, et que son comportement routier dangereux (93 km/h au lieu de 50) justifie le maintien de la mesure au nom de la sécurité routière. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu de la gravité de l'infraction routière commise (excès de vitesse de plus de 40 km/h), qui justifie la mesure de sécurité routière. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal Administratif de Pau a pris acte, par ordonnance du 28 août 2024, du désistement pur et simple de M. B A de son instance et de son action. Ce désistement met fin au litige qui portait sur la contestation d’un arrêté du président du conseil départemental des Landes prononçant une exclusion temporaire de trois jours. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements par ordonnance.
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. et Mme B concernant les refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs enfants. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, car la condition d'urgence n'était pas remplie et la demande était manifestement mal fondée. Les décisions attaquées, prises par le rectorat de l'académie de Clermont-Ferrand, refusaient l'autorisation au titre de l'année scolaire 2024-2025. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 131-5 du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 1er août 2024 obligeant Mme C, ressortissante comorienne, à quitter le territoire français sans délai. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de sa présence continue à Mayotte depuis l'âge de 10 ans, de sa scolarité réussie jusqu'au baccalauréat, de son admission en BTS, et de la présence de sa famille proche sur l'île.