Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411560
Sujet principal : Recours contre l'invalidation d'un permis de conduire suite à un retrait total des points. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il constate l'irrecevabilité partielle (pour deux infractions sans retrait effectif de points) et, pour les deux autres infractions, estime que le recours est irrecevable car tardif, la requête ayant été introduite hors du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, sans recours gracieux interruptif de délai produit. Textes appliqués : Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative (délais de recours), et articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration (recours gracieux).
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411726
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde nul de points et plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant les infractions de 2014 et 2015, ainsi que la décision d'invalidation, car le ministre de l'Intérieur avait rétabli un solde positif de points après l'introduction de la requête. Il a rejeté les moyens du requérant contestant les autres infractions, considérant que les procès-verbaux, pris en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, établissaient régulièrement les contraventions et l'identité du conducteur.
Avocat : TRITSCHLER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405654
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que l'absence de notification individuelle des retraits de points antérieurs, prévue par l'article L. 223-3 du code de la route, n'affecte pas la régularité de la procédure, car la décision finale de retrait total les rend opposables. Concernant la réalité des infractions, le tribunal rappelle qu'elle est établie par le paiement de l'amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route et aux articles 529 et suivants du code de procédure pénale.
Avocat : FITOUSSI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508723
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté les demandes d'un ressortissant congolais visant à annuler un refus implicite de titre de séjour et à obtenir une injonction d'en délivrer un, ainsi qu'une indemnisation. La juridiction a jugé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car le requérant n'avait pas encore pu enregistrer formellement sa demande en préfecture suite à son dépôt sur une plateforme en ligne, et qu'il ne détenait pas de récépissé. Elle a ainsi estimé que les conclusions étaient irrecevables, en application des articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HOCINI-BROUK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524962
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à un ressortissant malien. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJEDDIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412099
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui avait saisi la justice pour obtenir réparation d'un préjudice lié à des travaux publics. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606122
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, mais le juge a estimé qu'aucun de leurs moyens n'était de nature à créer un tel doute. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas eu à se prononcer sur la condition d'urgence.
Avocat : CORNUOT FRANÇOIS-XAVIER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500079
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en premier ressort, a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour les préjudices résultant de l'arrêté préfectoral illégal du 6 mai 2022. La juridiction a reconnu la faute de l'État suite à l'annulation de cet arrêté par la cour administrative d'appel de Nancy, mais a estimé que le préjudice matériel allégué (impossibilité de travailler) n'était pas établi, l'intéressé ayant pu reprendre une activité rapidement après une régularisation antérieure. Le tribunal a également jugé le préjudice moral invoqué insuffisamment caractérisé pour ouvrir droit à réparation.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602198
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête d'une candidate aux élections municipales qui demandait des informations sur le traitement d'une réclamation et sur la régularité de l'enregistrement d'une liste concurrente. Le juge estime que ces demandes sont irrecevables, car seul un recours en annulation des opérations électorales est ouvert, et non une procédure d'information ou de vérification. La décision s'appuie sur les articles L. 248 du code électoral et R. 222-1 du code de justice administrative, considérant également que les griefs soulevés, même établis, n'auraient pas affecté le résultat du scrutin.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602704
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant des travaux pour péril imminent sur un logement. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les obligations imposées au propriétaire (interdiction de percevoir les loyers, réalisation de travaux) ne caractérisent pas une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension avant l'examen au fond. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS BELKEBIR
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602904
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des arrêtés municipaux ordonnant le placement puis l'euthanasie d'un chien. Le juge a estimé que le maire de Sangatte, en présence de plusieurs morsures, avait légalement caractérisé un danger grave et immédiat justifiant la mesure de placement d'urgence sur le fondement de l'article L. 211-11 du code rural et de la pêche maritime. La décision considère que la procédure suivie, incluant une évaluation comportementale par un vétérinaire habilité, était régulière et que la mesure d'euthanasie n'était pas manifestement illégale au regard du comportement agressif et réitéré de l'animal.
Avocat : CABINET GAILHAGUET LYSLOU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601984
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, bien que vivant en France depuis plusieurs années et père d'un enfant français, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment au regard des conditions d'octroi d'un titre de séjour pour vie privée et familiale. La demande est donc jugée mal fondée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PEREZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514320
Le Tribunal Administratif de Lyon a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, au plus tard le 1er mai 2026. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'absence d'offre de logement après l'expiration du délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514322
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction de relogement avant le 1er mai 2026 est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, et l'État est condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais d'instance.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514458
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C... avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui faire une offre adaptée était expiré.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515039
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme C... avant le 1er mai 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. La juridiction a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement adapté à la requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, et ce malgré l'expiration du délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526272
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à obtenir l'attribution d'un logement. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois prévu par les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure de médiation et au recours juridictionnel en matière de logement d'urgence.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601673
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre l'exécution de la délibération approuvant le PLUi de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, en ce qu'elle institue un emplacement réservé sur sa parcelle. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante, car les effets de l'emplacement réservé (création d'un sentier littoral et renaturation) ne portent pas une atteinte immédiate et grave à sa situation, notamment à la valeur de son bien. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304882
Le Tribunal administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant l'annulation d'une opposition à contrainte pour recouvrement d'indu d'allocations de formation. Cette décision est prise car France Travail a régularisé la situation et la requérante n'est plus redevable de la dette litigieuse. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet du litige.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605259
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'injonction et de suspension contre le consulat de France à Bangkok. La juridiction constate ainsi un non-lieu à statuer sur le fond, sans avoir à examiner les moyens soulevés concernant l'urgence ou l'illégalité alléguée de l'exigence de présence physique pour obtenir une attestation de revenus. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative applicables en cas de désistement intervenant après l'engagement de la procédure de référé.