Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404546
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association de canoë-kayak visant à annuler la résiliation de sa convention d'occupation du domaine public. La juridiction a estimé que la commune d'Agonès était fondée à résilier la convention pour manquement grave aux obligations contractuelles, notamment l'installation d'équipements sans autorisation d'urbanisme préalable et en méconnaissance des règles de sécurité et d'environnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, du code de l'urbanisme et du code du sport.
Avocat : IBERALP
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501630
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler la décision du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que le requérant ne rapportait pas la preuve que la dose de rayonnements ionisants reçue dépassait le seuil de 1 mSv par an, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption de causalité établie par la loi du 5 janvier 2010. La juridiction a ainsi confirmé la décision du CIVEN et a rejeté les demandes d'indemnisation et de provision.
Avocat : CABINET TEISSONNIERE - TOPALOFF - LAFFORGUE - ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505878
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un litige contractuel et une demande reconventionnelle entre la société Astech et le SICTom de Pézenas-Agde, suite à une escroquerie par un tiers ayant détourné le paiement de factures. Le tribunal a rejeté la demande principale d'Astech visant à obtenir le paiement d'une somme déjà réglée par l'acheteur public, considérant que ce paiement de bonne foi à un créancier apparent libérait le SICTom de son obligation. Il a également rejeté la demande reconventionnelle du SICTom, estimant que la faute alléguée de la société Astech n'était pas établie. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des obligations et du paiement.
Avocat : ADVEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300571
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir le bénéfice du droit d'option à la pension ouvrière. Le tribunal a jugé que le requérant, un ancien technicien supérieur d’études et de fabrications, ne remplissait pas la condition prévue par la loi n° 59-1479 du 28 décembre 1959 de percevoir, lors de sa mise à la retraite, une indemnité différentielle basée sur les rémunérations ouvrières. La décision administrative de refus est ainsi confirmée comme étant légale.
Avocat : BUORS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305759
Sujet principal : Une contractuelle de la justice conteste des décisions relatives à son congé maladie ordinaire, le refus de reconnaissance d'une maladie imputable au service, et le rejet de sa demande de protection fonctionnelle, invoquant un harcèlement subi dans le cadre de ses fonctions. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) statue en plein contentieux. Solution retenue : La décision n'est pas fournie dans l'extrait. Le résumé doit se fonder sur les moyens soulevés par la requérante, qui invoque notamment l'incompétence des signataires des arrêtés, l'erreur de droit dans l'application d'une circulaire aux contractuels, et une erreur d'appréciation pour refuser la qualification de maladie imputable au service. Textes appliqués (invoqués par la requérante) : La requérante invoque l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique concernant la protection fonctionnelle et l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour une somme à mettre à la charge de l'État. Elle conteste également l'application de la circulaire du 30 janvier 1989 à son cas.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200453
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'indemnisation de la requérante suite au décès de sa mère d'une infection COVID-19 contractée à l'hôpital. La juridiction estime que la preuve d'une faute de l'établissement de santé n'est pas rapportée, et que le lien de causalité entre l'infection nosocomiale et le décès n'est pas établi. Par conséquent, ni la responsabilité de l'hôpital (article L. 1142-1 du code de la santé publique) ni l'indemnisation par la solidarité nationale via l'ONIAM (article L. 1142-1-1 du même code) ne peuvent être engagées.
Avocat : ACLH AVOCAT - ME CHIFFERT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304633
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un titre exécutoire émis par un lycée pour le recouvrement d'un indu de rémunération d'une AESH. L'annulation est fondée sur un vice de forme, à savoir l'absence de production du bordereau de titres de recettes signé, méconnaissant ainsi l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas eu à statuer sur le bien-fondé de la créance, l'annulation pour irrégularité formelle n'éteignant pas nécessairement la dette.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405641
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de la société Rodriguez Yachts visant à obtenir la communication d'un contrat de concession portuaire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que sa compétence ne peut s'exercer pour faire obstacle à une décision administrative de refus, implicite en l'espèce, intervenue avant l'enregistrement de la requête. La demande est donc jugée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et d'utilité.
Avocat : SELARL FAYOL ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507576
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a condamné l'OFII à verser une provision à une ressortissante ukrainienne au titre de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de l'OFII n'était pas sérieusement contestable, notamment au vu des faits non contredits par l'administration, qui n'avait pas produit d'observations malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R.541-1, R.612-3 et R.612-6 du code de justice administrative.
Avocat : ALMAIRAC
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500455
Sujet principal : Demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par une société pour les années 2019 à 2021, invoquant l'absence de service public de collecte sur sa parcelle. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (saisi après renvoi par le Conseil d'État). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société SOFIJAR. Il considère que la TEOM, en tant qu'imposition de toute nature, est due dès lors que la commune assure le service sur son territoire, et que le recours à un prestataire privé par le contribuable ne constitue pas un motif d'exonération. Textes appliqués : Articles 1520 et 1521 du code général des impôts (régime de la TEOM et exonération pour absence de service) et article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales (distinction avec la redevance).
Avocat : NEXA Avocats
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500966
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en plein contentieux, a été saisi par le préfet pour une contravention de grande voirie concernant l'installation et l'exploitation d'un ponton flottant sans titre sur le domaine public maritime à Port-Louis. Le tribunal a jugé recevable l'action publique, estimant que la SASU NAYSS JET I, en tant qu'exploitante, pouvait être considérée comme la gardienne de l'ouvrage litigieux, au sens des articles L. 2111-4, L. 5111-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La décision sur le fond, notamment la demande de remise en état et l'amende, n'est pas rapportée dans cet extrait.
Avocat : DEMOCRITE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508098
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande du ministre des armées visant à faire reconnaître une créance de 81 322,23 € sur la société Muzeum en liquidation judiciaire. La juridiction a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la défense, notamment concernant l'incompétence du signataire de la requête et l'absence de tentative de règlement amiable préalable. Elle a jugé que la demande de l'État n'était pas fondée, sans que le résumé fourni ne permette d'en préciser le motif principal, en application des dispositions du code de la justice administrative et du cahier des clauses administratives générales (CCAG).
Avocat : BIVER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508528
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'annulation du marché d'infogérance et l'indemnisation sollicitée par la société Arte Systèmes. La juridiction estime que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation, notamment les incohérences entre les documents de consultation et les sollicitations de la commune, ne sont pas d'une gravité telle qu'elles auraient pu dissuader le candidat, titulaire sortant bien informé, de soumissionner. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la commande publique, notamment les exigences de transparence et de publicité.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602293
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'une patiente dont la maladie a été reconnue imputable au service hospitalier. Le juge a fait droit à la demande en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que cette mesure était utile en vue d'un futur litige indemnitaire. L'expert devra notamment évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux de la requérante.
Avocat : MARECHAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602315
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé utile cette mesure d'instruction, destinée à évaluer les préjudices d'une agent publique dont la dépression a été reconnue imputable au service. Cette expertise vise à éclairer une éventuelle action future en indemnisation devant le juge du fond.
Avocat : MARECHAL
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401078
**Sujet principal** : Recours en indemnisation pour faute médicale alléguée dans la prise en charge d'un patient ayant développé une méningite à pneumocoque avec graves séquelles, engagé par sa famille et la CPAM contre un centre hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas explicitement transcrite dans l'extrait fourni. Le tribunal est saisi pour déterminer la responsabilité du centre hospitalier, évaluer le taux de perte de chance (70% selon les demandeurs, 30% selon l'hôpital) et fixer le montant des indemnités dues à la famille et à la CPAM. **Textes appliqués** : Le tribunal examine l'affaire au fond (plein contentieux) en application du code de la santé publique et du code civil, avec des demandes fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : BOURDON VINCENT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401382
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société attributaire d'un marché public pour préjudice lié à une augmentation imprévisible des coûts d'exécution, sur le fondement de la responsabilité pour faute ou, subsidiairement, de la théorie de l'imprévision. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté les demandes de la société Sogeres. Il a jugé que la clause de révision des prix du contrat n'était pas inadaptée et que la collectivité publique (CABCS) n'avait commis aucune faute en refusant de la renégocier. Concernant la théorie de l'imprévision, le tribunal a estimé que la société requérante n'avait pas démontré l'existence d'un bouleversement imprévisible de l'économie du contrat. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les principes généraux du droit des contrats administratifs (obligation de bonne foi, loyauté contractuelle, équilibre financier) et a fait application des dispositions du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) pour examiner la recevabilité de la demande préalable.
Avocat : SELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401944
Le Tribunal Administratif de Dijon a statué sur une demande d'indemnisation suite à l'éboulement d'un mur de propriété, imputé à des travaux sur le réseau d'eau potable. Le tribunal a rejeté la demande dirigée contre la Communauté Urbaine Creusot Montceau (CUCM), considérant qu'elle n'exerçait pas la compétence eau potable sur le territoire concerné, celle-ci étant assurée par un syndicat intercommunal. En revanche, la responsabilité sans faute de l'entreprise SAUR, en tant qu'entrepreneur des travaux publics, a été retenue, l'éboulement étant directement lié à l'exécution des travaux, conformément aux principes de la responsabilité du fait des travaux publics.
Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302765
La décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne un litige en responsabilité décennale et contractuelle entre la commune de Venizy et le cabinet d'études Marc Merlin, maître d'œuvre de travaux d'assainissement. Le tribunal a rejeté la demande principale de la commune, estimant que les désordres (odeurs d'hydrogène sulfuré) ne constituaient pas un désordre de solidité ouvrant droit à la garantie décennale, mais relevaient d'un simple défaut de conformité. La responsabilité contractuelle du maître d'œuvre pour manquement à son devoir de conseil n'a pas non plus été retenue, le tribunal considérant que les choix techniques litigieux résultaient d'une décision de la commune elle-même. Les textes appliqués sont les articles 1792 et 2270 du code civil relatifs à la garantie décennale.
Avocat : AARPI CAVOISY BALON DÉCHELETTE ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303685
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à faire condamner le centre hospitalier d'Uzès pour le non-respect d'une prétendue promesse d'embauche et de mutation à un échelon supérieur. Le tribunal a jugé que le courriel du 22 décembre 2022, invoqué comme promesse, ne constituait pas un engagement contractuel valable, notamment car son auteur n'avait pas la compétence pour formaliser un tel acte et que son contenu était contraire à la réglementation statutaire sur les mutations des fonctionnaires. La juridiction a également relevé l'irrecevabilité partielle de la demande, faute de demande indemnitaire préalable régulière.
Avocat : GONZALEZ