Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400702
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le juge écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure, à l'insuffisance de motivation, au défaut d'examen et à l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le respect des procédures prévues par le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CIMADE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2405751
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis d'aménager délivré pour un lotissement à Pléhédel. La juridiction a jugé non fondé le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande, au regard des prescriptions des articles R. 441-2 à R. 441-4 du code de l'urbanisme. Elle a également considéré inopérant le moyen soulevé par voie d'exception concernant la légalité de l'OAP et du classement en zone du document d'urbanisme.
Avocat : LE CORNO ANTONIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.
Avocat : ROCHE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203658
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société DNB Promotion, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire et l'injonction de le délivrer. La juridiction a jugé recevable le recours mais a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier agissant en vertu d'une délégation régulière. L'examen des autres moyens, notamment ceux relatifs aux conditions d'accès au projet (article 8.1 du PLUi) et à la voirie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme), n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.
Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204603
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la commune d'Huez. Le juge a notamment écarté le moyen tiré de l'illégalité du Plan Local d'Urbanisme (PLU), en application de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme, estimant que les vices allégués n'étaient pas en rapport direct avec les règles applicables au projet autorisé. Les autres moyens, relatifs au stationnement, à l'insertion du projet et au respect du règlement de zone, ont également été jugés non fondés.
Avocat : CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307112
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un refus de permis d'aménager un lotissement. Le juge estime que le refus était légal au motif que le projet nécessitait une extension du réseau électrique public, et que la commune n'était pas en mesure d'indiquer les modalités de cette réalisation, conformément à l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais sont également rejetées.
Avocat : SELARL RETEX AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408480
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de regroupement familial. Le requérant, titulaire d'un récépissé de demande de renouvellement, invoquait le respect des conditions de ressources et de logement prévues par les articles L. 434-2 et L. 434-7 du CESEDA. La juridiction a jugé que le récépissé valait titre de séjour au sens de l'article R. 434-1 du CESEDA et a annulé la décision implicite de rejet, enjoignant à la préfète de procéder à un nouvel examen de la demande.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409413
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire et son permis modificatif pour un immeuble de logements à Seyssinet-Pariset. Le tribunal a jugé que les requérants n'étaient pas recevables à agir, car ils n'ont pas démontré que le projet affectait directement les conditions d'occupation de leur bien, au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, il n'a pas eu à examiner le fond des moyens soulevés, notamment les éventuelles violations du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme.
Avocat : METIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501674
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi et la suppression de son allocation. La juridiction estime que l'intéressé, en refusant les propositions d'accompagnement et en ne produisant pas de justificatifs de recherche d'emploi récents, a manqué à ses obligations de démarches actives et répétées. La décision de France Travail est donc légale au regard des articles L. 5411-6, R. 5411-11 et R. 5411-12 du code du travail.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507291
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de lui délivrer un titre de séjour pour étranger malade et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les conditions de gravité prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision s'appuie également sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DIOUF-GARIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600570
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre la préfète de l'Isère à communiquer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. En conséquence, il n'a pas eu à statuer sur le fond de la demande.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603047
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de la requérante. Le juge a ordonné à l'administration de lui délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois, sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'urgence étant présumée, et relève un doute sérieux sur la légalité au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603050
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a ensuite pris acte de son désistement, suite à une décision favorable de la préfecture intervenue pendant l'instance, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302448
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que la décision explicite de rejet du ministre de l'intérieur du 7 avril 2023 s'était substituée à la décision implicite initialement attaquée, rendant cette partie de la requête sans objet. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement fonder son ajournement sur l'absence d'une insertion professionnelle suffisante et stable de la requérante, motif substitué par le ministre, sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : DERBEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303859
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision ministérielle du 14 février 2023 qui avait ajourné sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressée ne disposait pas de ressources suffisantes et stables pour attester d'une pleine insertion professionnelle. La décision administrative a donc été considérée comme légale.
Avocat : DUMAZ ZAMORA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303949
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 17 janvier 2023 qui avait ajourné de deux ans la demande de naturalisation de la requérante. La juridiction a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressée ne disposait pas d'une insertion professionnelle suffisante, alors que les éléments du dossier démontraient une activité professionnelle stable et des ressources propres. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions d'appréciation de l'insertion professionnelle pour l'octroi de la naturalisation.
Avocat : SEILLER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2008529
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier demandant l'annulation de la décision de son établissement de réduire sa prime Covid-19 de 1500 à 500 euros. Le tribunal a jugé que le décret du 14 mai 2020, qui prévoit le versement de cette prime exceptionnelle, ne s'applique qu'aux agents ayant exercé leurs fonctions de manière effective pendant la période de crise. L'agent étant en décharge totale d'activité pour motif syndical, il ne remplissait pas cette condition d'exercice effectif, rendant légal le retrait de la majoration.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2010285
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation pour une infection nosocomiale contractée en octobre 2000 au CHU de Nantes. La juridiction a rejeté la demande de mise hors de cause de l'Office national d'indemnisation (ONIAM), estimant que la solidarité nationale pouvait être engagée malgré la date de l'infection. Le tribunal a appliqué les principes de responsabilité administrative et les dispositions relatives à l'indemnisation des infections nosocomiales.
Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102128
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier demandant l'annulation du refus de lui verser un complément de 1 000 € à la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes n'avait pas méconnu le principe d'égalité, car la majoration de la prime était réservée aux agents ayant été particulièrement mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire, ce qui n'était pas le cas du requérant en décharge syndicale totale. La décision s'appuie sur le décret du 14 mai 2020 et les principes généraux du droit de la fonction publique.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102129
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier demandant l'annulation du refus de lui verser un complément de 1 000 € à la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes n'avait pas méconnu le principe d'égalité, car la majoration de la prime était réservée aux agents ayant été particulièrement mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire, ce qui n'était pas le cas du requérant en décharge syndicale totale. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement de cette prime.