Jurisprudence administrative
369 367 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 367
Décisions totales
384 344
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503328
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet n'avait pas procédé à l'examen particulier et concret de la situation personnelle et familiale du requérant, tel que l'exige l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, avant de prendre les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a également relevé que le préfet n'avait pas motivé le choix de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.
Avocat : HUGON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503453
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral des Landes du 29 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en jugeant la motivation suffisante au regard des obligations liées au statut de saisonnier. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504929
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en raison d'une délégation régulière et a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA), ni en prononçant l'OQTF. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505590
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le juge estime que le requérant, parent d'un enfant français, ne démontre pas contribuer effectivement à son entretien et éducation, condition exigée par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté est également écarté.
Avocat : MISSIAEN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505635
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 refusant le renouvellement d'une carte de séjour temporaire à un ressortissant marocain, et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que le moyen dirigé contre la fixation du délai de départ volontaire était irrecevable pour tardiveté, l'intéressé étant réputé en avoir eu connaissance à la date de son recours initial. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : REIX
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505727
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de la Gironde n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres mesures (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) étaient légales. La décision s'appuie sur le CESEDA et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505772
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de fait en relevant l'absence de preuve d'une résidence continue en France depuis 2016, condition nécessaire pour bénéficier des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : JOUTEAU
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505810
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une carte de séjour temporaire "entrepreneur/profession libérale" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant que l'activité non salariée de la requérante ne lui procurait pas des moyens d'existence suffisants, au sens de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions en injonction et en condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : DIOMPY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506079
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision était régulière, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 et suivants). Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401547
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant haïtien. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure, compte tenu notamment des condamnations pénales lourdes du requérant. La décision examine le respect des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DAHOMAIS
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501040
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur un examen de la situation personnelle du requérant, notamment son absence de titre de séjour et de domiciliation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a considéré que les atteintes alléguées au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601040
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la convocation à un rendez-vous en préfecture en vue de la délivrance d'un titre de séjour et d'un titre de voyage à un réfugié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), estime que la condition d'urgence est caractérisée par la situation de précarité anormalement prolongée de l'intéressé. Il peut donc enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai bref, sans que l'attente d'un déblocage technique par l'OFPRA ne fasse obstacle à cette obligation. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), combiné avec les principes découlant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le droit à un examen de la situation dans un délai raisonnable.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208843
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le juge a estimé que l'arrêté municipal était légal, écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. La décision se fonde sur la méconnaissance par le projet des prescriptions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme, notamment en matière de protection patrimoniale et paysagère.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500654
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu d'aides personnelles au logement. La juridiction constate que la caisse d'allocations familiales a retiré la contrainte litigieuse après un réexamen, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502439
Le Tribunal administratif de Marseille rejette le recours en excès de pouvoir formé contre le refus de remise de dette d'indus de RSA. Le juge estime que le requérant, en ne produisant aucun élément sur ses ressources, ses charges ou sa bonne foi, ne démontre pas une situation de précarité justifiant la remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL ROUANET AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510136
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un couple de ressortissants tunisiens. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent et que le refus de titre de séjour, motivé par l'absence de séjour régulier et de ressources stables, ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ARNOULD
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602010
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un avis de sommes à payer émis pour recouvrer un trop-perçu de bourse régionale. La juridiction a jugé la demande irrecevable, car l'introduction du recours au fond par la requérante suspendait déjà la force exécutoire du titre de recettes, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Elle a également estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision de recouvrement n'était soulevé.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602351
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de quarante-cinq jours pris à l'encontre d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que la mesure, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était régulière, écartant notamment les griefs d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : MARCHETTI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602357
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas la vulnérabilité de la requérante, mère de quatre enfants mineurs. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur.
Avocat : TOUBOUL
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504189
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête d'un usager contestant un retrait de points sur son permis de conduire. Le juge administratif estime incompétent pour examiner le moyen tiré du défaut d'imputabilité de l'infraction, cette question relevant de la seule compétence du juge judiciaire dans le cadre de la procédure pénale. La décision ministérielle de retrait de points n'est donc pas annulée.