Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605286

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant l'injonction au préfet d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de travail. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 1er octobre 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er février 2026. La demande ne relevant pas des dérogations légales, le juge des référés ne pouvait, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faire obstacle à cette décision implicite.

1 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605371

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante, épouse d'un ressortissant français, séjournait légalement sous couvert d'un visa de long séjour et n'était pas immédiatement exposée à une mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles L. 312-2 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VICTOR

1 avril 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605424

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante marocaine visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son renouvellement de carte de résident. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée en septembre 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet en janvier 2026. Par conséquent, il n'était pas possible d'ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit au juge des référés de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Avocat : TROJMAN-COHEN

1 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605463

Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance la requête de M. Ben Hjal, qui demandait une injonction au préfet pour la délivrance d'un récépissé. La juridiction estime que la demande est manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.

1 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605512

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’injonction d’hébergement d’urgence formulée par un couple étranger en situation irrégulière. La juridiction estime que les requérants, faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français et d’un rejet définitif de demande d’asile, n’ont pas vocation à bénéficier du droit à l’hébergement d’urgence, sauf circonstances exceptionnelles non caractérisées en l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : GUARNIERI

1 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605515

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, qui invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale, ne démontre pas de changement de circonstances depuis l'arrêté d'éloignement et le rejet de son recours au fond. La juridiction applique les articles L. 521-2 et L. 776-1 du code de justice administrative, relevant que la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers exclut le recours au référé-liberté en l'absence de tels changements.

Avocat : CLERC

1 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605578

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’une carte de résident ou le renouvellement d’un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui bénéficiait d’une attestation de prolongation d’instruction, n’a pas démontré l’extrême urgence requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La demande est donc jugée irrecevable au titre de cette procédure d’urgence particulière.

Avocat : CHARTIER

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502600

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction contre le préfet du Calvados. La juridiction statue uniquement sur les frais de l'instance, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle condamne l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : BLACHE

1 avril 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503123

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger demandant des injonctions pour obtenir sa carte de résident actualisée et déposer une demande de renouvellement de titre de voyage. Constatant que la carte avait été délivrée et que les mesures sollicitées étaient devenues sans objet, le juge a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur ces demandes, en application des articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais de l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : LELOUEY

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503156

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et à enjoindre sa délivrance. Cette décision fait suite à l'adoption par le préfet d'une décision expresse de refus, qui s'est substituée à la décision implicite initialement contestée. Le tribunal rejette également la demande de prise en charge des frais d'avocat de la requérante.

Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503305

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours en annulation et en injonction contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. La juridiction ne statue donc pas sur le fond de l'affaire. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 600 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : WAHAB

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503463

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande d'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet. La juridiction statue uniquement sur les frais de l'instance, en appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Elle met à la charge de l'État le versement de 600 euros à l'avocate du requérant, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'État.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

1 avril 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503852

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet du Calvados d'examiner sa demande de titre de séjour "parent d'enfant français". Le juge a estimé que les mesures sollicitées se heurtaient à une contestation sérieuse, l'administration ayant considéré que le dossier du requérant était incomplet. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif aux mesures d'urgence.

Avocat : WAHAB

1 avril 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504131

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à contester la clôture de sa demande de titre de séjour "talent - salarié qualifié" par le préfet du Calvados. Le juge estime que sa saisine sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne lui permet pas d'apprécier la légalité de la décision administrative ni de faire obstacle à son exécution. La requête est donc déclarée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.

1 avril 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600143

Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête dirigée contre la commune de Lisieux concernant un litige contractuel avec son Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Juridiction : Tribunal Administratif de Caen (ordonnance du président de la 2ème chambre). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car la requérante, employée par le CCAS, a mal dirigé son action en engageant la responsabilité de la commune. Le CCAS étant un établissement public distinct, doté de sa propre personnalité juridique, la commune n'est pas la partie responsable des actes litigieux. Textes appliqués : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative (pouvoir de rejet pour irrecevabilité manifeste) et article L. 123-6 du code de l'action sociale et des familles (statut du CCAS).

Avocat : JUSTAL-GERVAIS

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600862

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant la résiliation partielle d'un bail rural. Le juge estime que le requérant, un exploitant agricole, ne démontre pas le caractère d'urgence requis, car le préavis d'un an notifié par le bailleur n'a pas encore expiré. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité.

Avocat : CABINET ERIC LEMONNIER

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600896

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette une requête pour excès de pouvoir. Le requérant contestait une décision du président de la région Normandie ordonnant la récupération d'une rémunération de stage, mais avait saisi le tribunal par un simple recours gracieux adressé à l'administration. La juridiction estime que cette requête, qui ne formule pas de conclusions en annulation ou en condamnation, est manifestement irrecevable. Elle applique à ce titre l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600919

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait la suppression de ses droits au chômage par France Travail. Le tribunal estime qu'il n'est pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du régime d'assurance chômage. Il constate que ce contentieux relève manifestement de la juridiction judiciaire, conformément aux dispositions des articles L. 5312-12 du code du travail et R. 222-1 du code de justice administrative.

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601184

Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un refus implicite de France Travail concernant son accompagnement et son indemnisation au titre de l’assurance chômage. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif aux prestations d’assurance chômage, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Cette solution s’appuie sur les articles L. 5312-12 du code du travail et R. 222-1 du code de justice administrative, confirmant que la réforme du service public de l’emploi n’a pas modifié la répartition des compétences juridictionnelles en cette matière.

1 avril 2026
TA14OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601187

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant retiré le permis de conduire du requérant. Le juge constate que la condition de recevabilité n'est pas remplie, car le requérant n'a pas déposé une requête distincte en annulation de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

1 avril 2026