Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604835
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante turque demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire autorisant le travail. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée en ligne, valait décision implicite de rejet, faisant ainsi obstacle à une mesure d'urgence. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406964
Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge a considéré que l'absence de logement disponible dans la commune souhaitée ne libérait pas l'État de son obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407020
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le juge a considéré que l'absence de vacance de logement dans les communes sollicitées ne libérait pas l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530842
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de la Maison départementale des personnes handicapées de Paris de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge estime que la requête, enregistrée après l'expiration du délai de recours, ne comporte que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment motivés, sans avoir été régularisée malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, qui encadrent le rejet des requêtes pour défaut de motivation sérieuse.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601313
Sujet principal : Demande d'injonction pour convoquer une étudiante étrangère en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande, considérant que les mesures sollicitées (convocation et délivrance d'un récépissé) sont dépourvues d'utilité. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'arrêté du 27 avril 2021. Le juge rappelle que la demande de titre de séjour "étudiant" doit obligatoirement être effectuée via la plateforme ANEF (téléservice).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601620
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à ordonner l’instruction d’une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé provisoire. Le juge constate que la demande, déposée depuis plus de quatre mois, a fait naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R.432-1 et R.432-2 du CESEDA. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L.521-3 du code de justice administrative, justifiant le rejet par application de l’article L.522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602303
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet des Bouches-du-Rhône visant à l'expulsion d'un bénéficiaire de la protection internationale d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le préfet, n'était pas applicable aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié, sauf en cas de comportement violent ou de manquements graves. Aucun tel comportement n'étant allégué, la demande d'expulsion ne pouvait être fondée sur ce texte.
Avocat : MANELLI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602877
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète des Alpes-de-Haute-Provence visant à l'expulsion immédiate d'un couple de demandeurs d'asile d'un centre d'hébergement géré par l'association Adoma. Le juge a considéré que le maintien des intéressés dans les lieux, malgré le rejet initial de leur demande d'asile, était justifié par l'existence d'une demande de réexamen en cours devant l'OFPRA et par leur situation de vulnérabilité médicale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut l'expulsion forcée dans de telles circonstances.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604831
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant vietnamien visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, ordonner la remise d’un récépissé aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406668
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de M. A... visant à obtenir une injonction de relogement sous astreinte. Cette décision est motivée par le fait que le requérant a signé un bail pour un logement adapté le 19 juillet 2024, rendant sa demande sans objet. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle totale n'était justifié.
Avocat : DOSSETTO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406749
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction d'attribution d'un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après la signature d'un bail par le requérant. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique au profit de l'avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de constater l'absence d'objet d'une requête.
Avocat : GOGUILLOT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500610
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... et de la société Green Planet visant à annuler le rejet implicite de leur recours par l'ANAH et à obtenir le versement d'une prime de transition énergétique. La juridiction estime que la requête est irrecevable, car la décision attaquée (le rejet implicite) a été expressément abrogée et remplacée par une décision explicite de l'ANAH du 4 septembre 2024 accordant la prime, ce qui prive la demande d'annulation de son objet. Le tribunal applique les dispositions du code de justice administrative relatives aux requêtes irrecevables (article R. 222-1) et celles régissant la prime de transition énergétique.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500655
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... et de la société Drapo visant à annuler le rejet implicite de leur recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH et à en obtenir le versement. Le juge a considéré que la demande était irrecevable, car l'ANAH avait déjà fait droit au recours administratif en accordant la prime et en indiquant la procédure à suivre pour son paiement, de sorte qu'il n'y avait plus d'intérêt à agir sur ces conclusions. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'irrecevabilité des requêtes (article R. 222-1) et sur la réglementation spécifique à la prime (décret et arrêté du 14 janvier 2020).
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300537
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation formée par le père d'une patiente décédée contre le centre hospitalier de Thuir. Le tribunal a jugé, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute dans la prise en charge médicale ou psychiatrique n'était établie. Il a notamment considéré que la prescription de médicaments, dont un antipsychotique, et la surveillance de la patiente étaient conformes aux règles de l'art et aux recommandations en vigueur, et que le décès par fécalome obstructif était une complication non imputable à une faute de l'établissement.
Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303616
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge d'une majoration de 49 euros et d'une somme de 136 euros liées au recouvrement de son impôt sur le revenu. La juridiction a estimé que la majoration de 10% (49 €) était légalement applicable en vertu de l'article 170 du code général des impôts, le défaut de paiement étant imputable à la requérante. Elle a également jugé que la somme de 136 euros, correspondant à une dette d'impôt distincte pour 2019, était établie et que son recouvrement n'était pas contestable dans le cadre de la procédure engagée.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601937
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à être déchargé de la taxe d’habitation 2025. Le juge a estimé que la demande était prématurée et donc irrecevable, car le contribuable avait saisi l'administration fiscale en décembre 2025 et aucune décision implicite de rejet n'était encore acquise à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les articles R*190-1, R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307232
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation d'un professeur suspendu à titre conservatoire. Le juge a estimé que la suspension, prise sur le fondement de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, était une mesure légale et proportionnée justifiée par l'intérêt du service, et non une sanction disciplinaire nécessitant une motivation formelle. Par conséquent, l'administration n'a pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : BOURGET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601643
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette, par ordonnance, la protestation électorale déposée par Mme A... concernant les élections municipales de Saint-Lucien. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle ne contient pas de conclusions demandant l'annulation des opérations de vote ou la rectification des résultats, se limitant à une demande de rappel des règles. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes irrecevables, et sur l'article L. 248 du code électoral définissant les conditions de saisine.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601503
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, sollicitant un titre sur un nouveau fondement (profession non salariée) et non un simple renouvellement, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat, notamment quant à la perte de ses ressources professionnelles.
Avocat : BOUDHANE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601661
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante dispose déjà d'une autorisation provisoire de séjour valide lui permettant de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CANAL