Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406543
Sujet principal : Contestation par une société de la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de 2022, portant sur la méthode d'évaluation de la valeur locative de ses locaux industriels. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de la société. Il juge que la méthode d'évaluation utilisée par l'administration (méthode comptable pour un bien, méthode dite "dépôt" pour d'autres) est légale, car les biens litigieux, bien qu'occupés par la même entreprise, sont situés sur des parcelles distinctes et ne forment pas un ensemble topographique unique justifiant une évaluation uniforme. Textes appliqués : Articles R. 196-2 et L. 286 du Livre des Procédures Fiscales (pour la recevabilité de la réclamation) et dispositions du Code Général des Impôts relatives à l'évaluation des bases de la CFE.
Avocat : CABINET AUGE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407685
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux de la société Innoset contestant des rectifications fiscales. Le tribunal a constaté qu'une partie du litige concernant des rappels de retenue à la source était devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration en cours d'instance. Sur le fond, il a examiné la régularité de la procédure au regard de l'article L.48 du Livre des Procédures Fiscales, qui encadre la modification des rehaussements en cours de procédure contradictoire.
Avocat : SELARL MOULINIER DULATIER ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503850
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône qui n'avait accordé qu'une réduction partielle de dette d'APL. Le tribunal a accordé une remise totale de la dette de 742 euros à la requérante, considérant sa bonne foi et sa situation de précarité financière, ses charges mensuelles (environ 1050 €) absorbant la quasi-totalité de ses ressources (environ 1130 €). Cette solution s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permettent la réduction ou la remise d'une créance en cas de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504949
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande de remise de dette d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral. La caisse d'allocations familiales ayant accordé une remise totale de la dette avant le jugement, le tribunal a jugé cette partie de la requête sans objet. Concernant la demande d'indemnisation, le tribunal a rejeté la conclusion, estimant qu'aucune faute de l'organisme n'était établie et que le préjudice moral allégué n'était pas caractérisé. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale relatives à la remise de dette en cas de précarité.
Avocat : MARTINEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509974
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie d'une demande d'expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable du groupe scolaire Frida Kahlo. Le juge a ordonné une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes et conséquences de cette pollution. La demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire Veolia Eau a été rejetée, l'expertise devant permettre d'identifier l'origine des dysfonctionnements.
Avocat : SCP RAFFIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310501
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme Baghezzi comme manifestement irrecevable. Le litige principal concernait la demande d'attribution des primes SEGUR 1 et 2, adressée directement aux ministres compétents. La juridiction a jugé que les ministres étaient incompétents pour attribuer ces primes, qui relèvent de la seule compétence de l'employeur privé, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'a pu naître de leur silence. Le rejet s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative concernant l'irrecevabilité manifeste.
Avocat : LAMAMRA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505887
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. La juridiction a condamné l'État à verser à Mme A... la somme de 2 800 euros en réparation de l'ensemble de son préjudice, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518674
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes principales des requérants. Ces derniers sollicitaient le versement d'intérêts moratoires sur des restitutions d'impôt, mais l'administration avait déjà procédé à leur paiement avant le jugement, rendant ces conclusions sans objet. Le tribunal a également rejeté leur demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : SCHIELE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307697
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir le remboursement du crédit d'impôt pour la transition écologique au titre de 2021. Le tribunal a jugé que le contribuable ne remplissait pas les conditions légales, car il n'a pas justifié de l'acceptation d'un devis et du paiement d'un acompte entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, comme l'exige l'article 53 de la loi de finances pour 2021. Les irrégularités alléguées dans la procédure de rejet de sa réclamation préalable ont été écartées comme étant sans incidence sur le fond du droit.
Avocat : SCP VIA AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403299
Sujet principal : Demande de restitution d'un crédit d'impôt lié à l'emploi d'une tierce personne pour un enfant handicapé. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision administrative rejetant leur réclamation est inopérant, car cette irrégularité n'affecte pas le bien-fondé de l'imposition elle-même, seul élément que le juge de l'impôt peut contrôler dans ce cadre. Textes appliqués : Article 199 sexdecies du code général des impôts (régime du crédit d'impôt) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403804
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour les années 2017 à 2019. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête sur le fond. Il estime que le droit de reprise de l'administration pour 2017 n'était pas prescrit, la première proposition de rectification du 16 novembre 2020 ayant été notifiée dans le délai légal (avant le 31 décembre 2020), interrompant ainsi la prescription. Les autres moyens du requérant (concernant la déduction des intérêts d'emprunt et la réduction d'impôt) sont également écartés. **Textes appliqués** : Articles L. 169 et L. 189 du Livre des Procédures Fiscales (prescription et interruption du droit de reprise).
Avocat : SELARLU TG AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403885
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de décharge d'impositions supplémentaires sur le revenu et les prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Le sujet principal était la contestation de la régularité de la procédure d'imposition, les requérants invoquant le défaut de communication de documents obtenus de tiers, en application de l'article L. 76 B du Livre des Procédures Fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation, estimant que les contribuables avaient eu un accès effectif aux documents nécessaires avant la mise en recouvrement, rendant ainsi leur moyen inopérant.
Avocat : SELARL FISCAVOC
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514874
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi par le préfet des Yvelines pour mettre fin à une astreinte liée à l'obligation de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Le juge a constaté que l'État s'était acquitté de son obligation en proposant un logement adapté le 8 décembre 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, et compte tenu du faible retard, il a été ordonné qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte prononcée précédemment.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603671
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent pour un logement social. Le juge estime que les moyens avancés sont inopérants, car le requérant ne conteste pas le motif principal du rejet, à savoir son défaut de production des pièces justificatives demandées par la commission de médiation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-7 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203258
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande principale d'un micro-entrepreneur menuisier visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'administration fiscale avait légalement procédé au redressement, constatant que le chiffre d'affaires dépassait les seuils de franchise en base de TVA, notamment en requalifiant correctement une partie des recettes en prestations de services. La demande subsidiaire de révision du taux de TVA et la demande indemnitaire ont également été rejetées, cette dernière étant irrecevable faute de décision préalable de l'administration. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302546
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Les Carles Property, qui contestait son assujettissement rétroactif à la TVA sur ses activités de location saisonnière pour la période 2018-2019. La juridiction a jugé que l'administration fiscale était fondée à requalifier son activité, estimant qu'elle ne remplissait pas les critères pour bénéficier de l'exonération prévue pour les locations immobilières, au regard des dispositions de la directive européenne 2006/112/CE (article 135). Le tribunal a ainsi confirmé la mise en recouvrement d'un montant de 723 666 euros de rappels de TVA.
Avocat : BILLIOTTET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2113304
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation des sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs contre le Centre des monuments nationaux (CMN) suite à la chute d'arbres sur une voie ferrée. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que le CMN n'avait pas manqué à son obligation d'entretien normal de son domaine et que les chutes étaient dues à des phénomènes naturels imprévisibles. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour dommage de travaux publics et du défaut d'entretien normal.
Avocat : MARMIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2115742
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation suite à la migration d'un implant contraceptif. Il a rejeté la mise en cause de la solidarité nationale gérée par l'ONIAM, considérant que les préjudices relevaient d'une responsabilité sans faute de l'établissement de santé. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise (Novo) sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, pour défaut d'information sur les risques de l'implant, et l'a condamné à indemniser la patiente.
Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2204190
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la commune de Sarcelles suite à son accident de la route survenu sur une voie enneigée. La juridiction a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un défaut d'entretien normal de la voirie ou d'une carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales relatifs aux obligations de police municipale.
Avocat : CABINET FEDARC AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412705
La commune de Levallois-Perret contestait devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise un arrêté préfectoral fixant à zéro le montant d'un prélèvement pour carence en logements sociaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la décision attaquée, qui n'imposait aucune charge financière à la commune, ne lui faisait pas grief. La solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir.
Avocat : IDEO SOCIETE D'AVOCATS