Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 512192
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602690
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la préfecture a délivré le document après l'introduction de la requête, rendant ainsi l'injonction sans objet. Il condamne néanmoins l'Etat à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CLERC
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407414
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir l'annulation du refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a jugé que son état de santé, bien qu'entraînant des difficultés, ne remplissait pas les critères légaux stricts, car son périmètre de marche excédait 200 mètres et l'exosquelette qu'elle utilise n'est pas considéré comme une aide technique au sens de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté précité définissant les conditions d'attribution.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601966
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A... B..., qui demandait initialement une injonction au préfet de la Sarthe pour la remise de son titre de séjour. La procédure, engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est ainsi close sans examen du fond de la demande. L'ordonnance met fin à l'instance sans statuer sur la demande d'injonction et d'astreinte.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301970
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCI Recyclage d'Orléans, qui contestait le mode d'évaluation de la taxe foncière sur les propriétés bâties et réclamait une exonération de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022. La juridiction a jugé que l'immeuble loué à une société de traitement de déchets ne pouvait être qualifié d'immobilisation industrielle au sens des articles 1499 et 1500 du code général des impôts, car l'activité du locataire ne nécessitait pas d'installations techniques dont le rôle était prépondérant. Par conséquent, la valeur locative était correctement établie selon les règles de droit commun et l'exonération de taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1521 du même code n'était pas applicable.
Avocat : CABINET M2C AVOCAT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600733
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi en référé par la commune de Val de Briey, a ordonné une expertise concernant un immeuble présentant des risques potentiels pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande du maire, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, en désignant un expert chargé de constater l'état des lieux et de proposer les mesures nécessaires. La décision s'appuie sur la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative, l'expert devant remettre son rapport sous 24 heures.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403121
**Sujet principal** : Recours en annulation et indemnisation contre le refus de titularisation d'une fonctionnaire territoriale stagiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable le recours en annulation pour tardiveté, considérant qu'il a été introduit au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision contestée, conformément au principe de sécurité juridique. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les principes généraux du droit, notamment le principe de sécurité juridique, pour déterminer le délai de recours, sans application spécifique d'un texte de procédure en l'absence de notification régulière.
Avocat : HUON SARFATI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404675
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une attachée territoriale pour harcèlement moral et promesses non tenues de la part du Département de l'Eure. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. Il estime que les agissements reprochés (modification des attributions, absence de réunion, etc.) ne constituent pas des agissements répétés excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et ne caractérisent donc pas un harcèlement moral. Les allégations de promesses non tenues ne sont pas non plus établies. **Textes appliqués** : L'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, définissant le harcèlement moral, est central dans l'analyse juridique du tribunal.
Avocat : MATUTANO
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403870
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision de récupération d'un indu d'Allocation de Logement Sociale (ALS) de 6 509 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant les vices de procédure dans la notification de l'indu et le rejet du recours amiable, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation régissant le recouvrement des indus et la procédure de recours amiable.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403925
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler la décision de la CAF du Var lui réclamant un indu d'Allocation de Logement Sociale (ALS) de 2 759 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la signature électronique de la décision, l'assermentation de l'agent de contrôle et le respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours préalable obligatoire et sur l'appréciation par le juge du plein contentieux de la régularité et du bien-fondé de la décision de récupération d'indu.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404052
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours visant à annuler la décision de la CAF du Var notifiant un indu de 9 401 euros au titre de l'allocation de logement familial. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la notification de l'indu était insuffisamment motivée, méconnaissant ainsi les articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requérante est déchargée de l'obligation de payer la somme réclamée.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603289
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune des Pavillons-sous-Bois et ordonne une expertise avant travaux. L'expert, désigné sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, devra constater l'état des immeubles avoisinants un projet de démolition et pourra, le cas échéant, poursuivre sa mission pour rechercher les causes de dommages survenant pendant les travaux. La procédure se déroulera contradictoirement avec les parties concernées.
Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307349
La décision concerne le rejet par l'administration fiscale d'une demande de remboursement de crédit d'impôt recherche (CIR) présentée par la société SAS FORCE FOR GOOD pour les exercices 2018, 2019 et 2020. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que les dépenses de conseil en communication et marketing exposées par la société n'étaient pas éligibles au dispositif du crédit d'impôt recherche prévu par l'article 244 quater B du code général des impôts, car elles ne présentaient pas un caractère scientifique et technique suffisant.
Avocat : LEYTON LEGAL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310496
La société SEP GESTION 3 HOTELS contestait devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement (TASSA) pour son hôtel, estimant que les chambres n'étaient pas des locaux commerciaux et que leurs annexes (places de stationnement) ne pouvaient donc être taxées. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les chambres d'hôtel, destinées à accueillir une clientèle pour une prestation commerciale, entrent bien dans la catégorie des "locaux commerciaux" au sens des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts, rendant ainsi les surfaces de stationnement annexes imposables.
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601946
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour une carte de séjour "recherche d'emploi/création d'entreprise". Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas avoir effectivement déposé un dossier complet de demande, une condition préalable à la délivrance d'un récépissé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-12, L. 422-8 et L. 422-10.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300811
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de réduction de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. Le requérant contestait la réévaluation de la valeur locative de son bien, mais le tribunal estime que l'administration a légalement tenu compte de l'intégralité des informations déclarées, notamment l'existence d'une seconde maison, pour établir l'imposition. La décision s'appuie sur les articles du code général des impôts relatifs à la base d'imposition et à l'obligation déclarative des propriétaires.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300905
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête principale d'un contribuable visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2015. La juridiction retient l'irrecevabilité de la demande pour les années 2013 et 2014, la réclamation contentieuse du 19 août 2022 ayant été présentée hors du délai légal de deux ans prévu par les articles R. 190-1 et R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Concernant l'année 2015, le tribunal, statuant au fond, rejette également la demande, estimant que le contribuable n'apporte pas la preuve que les sommes inscrites sur son compte courant d'associé constituaient des avances non imposables.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301964
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de rejet de sa contestation et à obtenir la décharge du remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation de la décision de rejet, celle-ci n'ayant pas d'effet autonome sur les titres de perception contestés. Le litige porte sur la récupération de 8 601 euros d'aides versées, l'administration estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions d'éligibilité, notamment concernant l'appréciation de son chiffre d'affaires. Les textes appliqués sont l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303647
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL JCB Industries, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés, TVA) et une amende pour factures fictives pour les années 2016 et 2017. La juridiction a jugé que la prescription n'était pas acquise et a considéré que le rejet de la comptabilité de la société par l'administration, en raison de graves irrégularités et du défaut de justification de certaines dépenses, était justifié. L'amende pour factures fictives (article 1737 du CGI) a également été validée, le tribunal estimant que les conditions légales pour son application étaient réunies.
Avocat : BOCCARA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304497
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa réclamation préalable et la décharge d'une créance de 8 601 euros relative au remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que cet acte n'était pas détachable de la procédure de recouvrement, et a estimé que la créance était certaine, liquide et exigible, l'administration ayant démontré l'absence d'éligibilité de la requérante. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID