Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521236
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Metro FSD France de sa requête. Le litige portait sur la condamnation d'un centre hospitalier au paiement d'intérêts moratoires et de frais. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : GEDIN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401041
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un opticien contestant une pénalité financière pour non-respect des obligations du dispositif « 100% Santé ». Le tribunal a considéré que les moyens avancés (présence d'une salariée nouvellement recrutée et défaut de réassort) étaient manifestement insusceptibles de justifier le manquement constaté. La décision s'appuie sur les articles L. 165-1 et L. 165-1-4 du code de la sécurité sociale et l'arrêté du 3 décembre 2018, qui imposent aux opticiens de disposer et d'exposer un nombre minimal de montures de classe A accessibles aux patients.
Avocat : AARPI ARTEMONT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601273
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un candidat aux élections municipales qui demandait l'envoi de sa circulaire électorale. Le juge estime que les décisions d'une commission de propagande ne sont pas séparables des opérations électorales et ne peuvent donc être contestées isolément avant le scrutin. La requête est jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511982
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait une majoration de 755 euros mentionnée dans une lettre de relance des finances publiques. Le tribunal a jugé que cette lettre de relance, prévue par les articles L. 257 et L. 257-0 B du livre des procédures fiscales, n'était qu'une étape préalable et contradictoire à une éventuelle mise en demeure, et ne constituait donc pas un acte faisant grief susceptible d'un recours contentieux. En conséquence, la requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512358
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de RSA. La juridiction a constaté que la requête, initialement dépourvue de moyens et de conclusions, n'avait pas été régularisée de manière satisfaisante malgré une mise en demeure, l'argumentation de la requérante restant insuffisamment étayée par des pièces justificatives. Le rejet est fondé sur les dispositions des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes manifestement irrecevables ou insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602368
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre la commune de Billy-Montigny pour déposer des affiches municipales vantant le bilan fiscal du maire sortant en période électorale. Le juge a estimé que cet affichage, utilisant des supports et des agents communaux, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au principe d'égalité entre les candidats et à la liberté d'expression, en méconnaissance des articles L. 52-1 et L. 52-8 du code électoral. En conséquence, il a enjoint à la commune de procéder à la dépose immédiate des affiches litigieuses.
Avocat : LAVAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601849
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'affectation scolaire et des injonctions sollicitées par la mère de l'élève. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que les demandes indemnitaires ne relèvent pas de la procédure de référé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-2, et du code de l'éducation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530021
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante, ayant été invitée à régulariser sa demande en justifiant sa situation de précarité, n'a pas fourni les éléments nécessaires à l'appréciation de son recours. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504401
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a ordonné au préfet des Yvelines de présenter une offre effective de logement adapté à Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction, prononcée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, les sommes étant destinées au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Le juge a constaté que le délai légal de six mois pour proposer un logement était expiré et que la situation de la requérante rendait manifeste le prononcé de cette injonction.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513840
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a ordonné au préfet des Yvelines de proposer un logement adapté à M. A... dans un délai d'un mois, sous astreinte. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent cette injonction en l'absence de preuve que l'urgence a disparu.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515518
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a été saisi par le préfet des Yvelines pour mettre fin à une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement. Le juge constate que l'État a exécuté son obligation en proposant un logement adapté avant la date d'effet de l'astreinte. En conséquence, il ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et de l'article R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500971
Le Tribunal administratif de Toulon statue sur l'exécution d'un jugement ayant ordonné le relogement d'une personne prioritaire. Constatant que le préfet du Var a procédé au relogement de l'intéressée à la date fixée, le tribunal décide qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui avait été prononcée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la garantie du droit au logement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603598
**Sujet principal** : Demande d'injonction sous astreinte pour obtenir la communication de documents relatifs à un marché public. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il considère que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de refus née du silence gardé par la commune pendant deux mois. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3, L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SAGNA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401709
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours contre des impositions supplémentaires. En conséquence, il n’est pas statué sur le fond de l’affaire. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président du tribunal à constater un tel désistement.
Avocat : CABINET FRANCOIS BOS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600341
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le demandeur contestait la décision de la caisse de mutualité sociale agricole mettant fin à ses droits au RSA et à la prime d'activité, mais n'avait pas exercé au préalable les recours administratifs obligatoires. La juridiction a appliqué les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-2 du code de la sécurité sociale, qui imposent ces recours préalables, ainsi que l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600751
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus implicite de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "invalidité" et la limitation de la mention "priorité". Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant exclusivement du juge judiciaire en vertu des articles L. 241-3, L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La requête a donc été rejetée par application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601017
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif à une décision d'une commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, relevait manifestement de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, et conduit à l'application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400733
La société E2V Entretien demandait l'annulation d'une pénalité financière infligée par la commune de Toulouse. Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de la requête suite à un règlement amiable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de donner acte d'un désistement.
Avocat : SCP CROUZATIER-POBEDA-THOMAS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600391
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de loger la requérante. Le juge a constaté que l'État avait manqué à son obligation de résultat en ne proposant pas de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. L'injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et impose l'attribution d'un logement de type T4-T5 dans un délai d'un mois.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600485
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement adapté à Mme B... A... épouse C... dans un délai de huit jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines, ce qui justifiait l'injonction. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES