Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305267
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'un contribuable visant à déduire intégralement ses frais de déplacement domicile-travail (162 km) de son revenu imposable 2022. La juridiction a jugé que l'éloignement entre son domicile et son lieu de travail résultait d'un choix de convenance personnelle et non de circonstances particulières au sens de l'article 83 du code général des impôts. Par conséquent, la déduction est limitée aux quarante premiers kilomètres, comme l'avait initialement fixé l'administration fiscale.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600623
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi en référé par la communauté de communes du Pays de Montmédy, a ordonné une expertise concernant un immeuble présentant des risques potentiels pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à la demande en désignant un expert, en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé du code de justice administrative. La mission de l'expert est de constater l'état des lieux, d'évaluer les dangers et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2210125
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022. Le requérant invoquait sa situation de précarité financière et la perception de l'allocation spécifique de solidarité. Le tribunal a jugé que le code général des impôts, notamment ses articles 1380 et 1415, n'accorde aucune exonération de cet impôt en raison de la perception de cette allocation spécifique.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300496
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de M. B... visant à obtenir la décharge d'une cotisation supplémentaire de taxe d'habitation de 407 euros pour l'année 2021. Le juge estime que le contribuable ne démontre pas l'illégalité du montant réclamé et que l'erreur initiale de l'administration n'affecte pas le calcul légal de l'impôt dû. La décision s'appuie sur les articles 1416 du code général des impôts et L. 173 du livre des procédures fiscales, relatifs aux délais de reprise et à l'établissement des rôles supplémentaires.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300573
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé un titre de perception émis pour recouvrer un trop-perçu de pension de retraite, ainsi que la décision rejetant le recours administratif. Le juge a retenu l'irrégularité de forme du titre, qui désignait une auteure différente de la personne ayant signé l'état exécutoire, méconnaissant ainsi l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. La juridiction n'a pas eu à examiner les autres moyens soulevés, notamment celui tiré de la prescription.
Avocat : JANSSENS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2104066
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de l'indivision Bpifrance/Finamur et de la SAS United Petfood France, qui contestaient leurs impositions à la taxe foncière et à la cotisation foncière des entreprises pour 2019 et 2020. Le sujet principal portait sur la détermination de la base d'imposition de locaux industriels exploités en crédit-bail, notamment l'application de l'article 1518 B du code général des impôts concernant une valeur locative plancher. La juridiction a jugé que les moyens invoqués, fondés sur des opérations de fusion antérieures et sur l'exclusion de certaines immobilisations, n'étaient pas fondés pour obtenir les décharges demandées.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2107105
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Invest Hôtel Nord 91, qui contestait le calcul de ses impositions locales (taxe foncière, taxe spéciale d'équipement et taxe d'enlèvement des ordures ménagères) pour l'année 2020. La juridiction a jugé que les modalités d'atténuation de la réforme des valeurs locatives, prévues par la loi de finances du 29 décembre 2010 et codifiées dans le code général des impôts (articles 1518 A quinquies et 1518 E), avaient été correctement appliquées par l'administration. Elle a également estimé que la demande d'un abattement de 40% sur la valeur locative n'était pas fondée.
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108465
**Sujet principal :** Contrôle fiscal et rectification des bases d'imposition à la TVA pour une société vendant des cuisines équipées, incluant des rappels d'impôt et des majorations pour manquement délibéré. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette les demandes de la société AF Groupe. Il valide la méthode de l'administration fiscale consistant à vérifier, au sein d'une vente globale, que chaque élément (ex. : électroménager) n'est pas cédé à un prix inférieur à son coût d'acquisition, afin de déterminer correctement l'assiette de la TVA. Les remises accordées ne sont pas considérées comme des réductions de prix exonérées mais comme des éléments du prix de vente imposable. **Textes appliqués :** Les dispositions du code général des impôts relatives à l'assiette de la TVA et à la majoration de 40% pour manquement délibéré (article 1729 du CGI).
Avocat : DENHEZ
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109102
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une SCI contre des cotisations de taxe foncière sur une station de lavage automobile pour l'année 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande principale de décharge totale des cotisations. Il examine les moyens soulevés, notamment sur la motivation des actes et le calcul de la valeur locative, mais ne les retient pas dans ses motifs présentés. **Textes appliqués** : Code général des impôts (articles 1380, 1388, 1498, 1406), livre des procédures fiscales, code de justice administrative.
Avocat : STORME
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202726
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021, présentée par deux propriétaires. Les requérants invoquaient la vacance involontaire de leur bien, mais le tribunal a estimé qu'ils n'apportaient pas la preuve que cette vacance était indépendante de leur volonté, comme l'exige l'article 1389 du code général des impôts. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à l'assiette annuelle de la taxe et aux conditions strictes du dégrèvement pour vacance.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303534
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022. Concernant l'année 2020, la requête est jugée irrecevable pour défaut de délai, car la réclamation a été présentée après l'échéance du 31 décembre 2021 prévue par l'article R. 196-5 du livre des procédures fiscales. Pour les années 2021 et 2022, la demande est rejetée au fond, car la vacance du local commercial ne relève pas du régime de dégrèvement prévu à l'article 1389 du code général des impôts, l'immeuble n'étant ni loué ni exploité par le propriétaire lui-même.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303536
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022. Les requérants, qui sollicitaient l'exonération temporaire pour construction nouvelle, n'ont pas apporté la preuve d'avoir déclaré ces travaux dans le délai de 90 jours prévu par l'article 1406 du code général des impôts. Le tribunal applique également les articles 1380, 1383 du CGI et 286 du livre des procédures fiscales, considérant que la déclaration tardive du 1er mars 2023 ne permettait pas de bénéficier de l'exonération pour la période contestée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307914
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023. Le requérant, ayant achevé ses travaux de construction en septembre 2021, a effectué sa déclaration (formulaire H1) hors du délai légal de 90 jours. En application des articles 1383 et 1406 du code général des impôts, le bénéfice de l'exonération temporaire pour construction nouvelle est ainsi refusé, son effet étant reporté au-delà de la période contestée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310098
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un garage. Le requérant, locataire de son habitation principale, ne peut bénéficier de l'exonération prévue pour les titulaires de l'allocation aux adultes handicapés, car celle-ci ne s'étend pas aux dépendances lorsque le logement principal n'est pas imposable à son nom. La décision s'appuie sur les articles 1390 et 1400 du code général des impôts et sur l'instruction administrative pertinente (BOI-IF-TFB-10-55-10).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601073
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté municipal refusant son permis de construire et à enjoindre sa délivrance provisoire. Le juge estime que la condition d'urgence, pourtant présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, n'est pas caractérisée en l'espèce, compte tenu de la longueur de la procédure et de l'existence d'un permis de construire antérieur accordé pour un projet de moindre ampleur. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : NOURY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601741
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de l'association Averroès visant à suspendre le rejet implicite du versement du forfait d'externat par la région Hauts-de-France et à en obtenir le paiement sous astreinte. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les éléments produits ne démontrant pas un péril imminent pour la trésorerie de l'association. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 442-9 du code de l'éducation.
Avocat : JAMAIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601813
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant, malgré la validation récente d'un semestre, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci étant suffisamment motivée au regard de son parcours académique antérieur marqué par des échecs et des réorientations. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions du séjour étudiant.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309401
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de décharge de taxe foncière pour les années 2021, 2022 et 2023. La requête a été jugée irrecevable pour 2021 en raison d'un délai de réclamation dépassé (article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales). Pour 2022 et 2023, le tribunal a estimé que le contribuable ne remplissait pas les conditions légales pour un dégrèvement pour vacance (article 1389 du CGI) ni pour une exonération liée à l'allocation aux adultes handicapés (article 1390 du CGI), car il ne s'agissait pas de son habitation principale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600673
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) visant à ordonner la mise à disposition d'un AESH à temps plein pour un élève en situation de handicap. Le juge a estimé que la mesure d'accompagnement partiel mise en place, résultant d'un accord avec les parents et adaptée au comportement perturbateur de l'enfant, ne faisait pas obstacle à son droit à l'éducation et répondait à une situation d'urgence. La demande se heurtait ainsi à une contestation sérieuse, l'aménagement scolaire en vigueur étant considéré comme utile et proportionné.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601302
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Metz en ordonnant l'expulsion d'un occupant sans titre d'une parcelle du domaine public. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au regard des risques sanitaires et sécuritaires constatés, et a considéré que l'occupation ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.