Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403878

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de plusieurs requérants suite à des refus d'entrée sur le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions de refus d'entrée prises le 26 août 2022 à l'encontre de M. et Mme F... étaient légales et ne constituaient pas une faute de l'État. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 332-1 et suivants, pour constater la régularité de la procédure.

Avocat : HARUTYUNYAN

6 mars 2026• 8ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2108406

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation pour erreur de diagnostic anténatal. L'AP-HP a reconnu sa responsabilité pour une faute commise en 1996. Le tribunal a fixé l'indemnisation des préjudices de la victime directe, Mme E... G..., et a rejeté ses demandes au titre de victime indirecte, tout en indemnisant le préjudice moral de ses proches. La décision s'appuie sur le régime de responsabilité pour faute simple applicable aux faits antérieurs à la loi du 4 mars 2002.

Avocat : CABINET AVICI

6 mars 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427905

La requérante, Mme B..., demande au Tribunal Administratif de Paris la réparation de son préjudice lié à une infirmité motrice cérébrale, imputant sa naissance à l'AP-HP sur le fondement d'une faute ou, à titre subsidiaire, d'un accident médical non fautif. Le tribunal, après examen, rejette sa demande, considérant qu'aucune faute caractérisée de l'établissement n'est établie et que les conditions de la responsabilité sans faute pour accident médical ne sont pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et de la sécurité sociale.

Avocat : CABINET BURZIO, CONSOLIN

6 mars 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501004

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en référé, a ordonné une expertise concernant les détériorations d'une voie communale imputées à l'activité d'une société. Le juge a estimé que la demande, visant à préparer l'application de l'article L. 141-9 du code de la voirie routière (contribution spéciale pour dégradations anormales), relevait bien de la compétence de la juridiction administrative. Il a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par la défense et a jugé l'expertise utile pour éclairer le litige à venir sur le fond.

Avocat : SELARL AUDICIT

6 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601316

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer sans délai un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant marocain, conjoint de Français. Le juge a estimé que la carence de l'administration, en privant l'intéressé de document provisoire, créait une situation urgente justifiant une mesure utile. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

6 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600108

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Faa’a. Le juge a ordonné la désignation d’un expert pour constater les risques de glissement de terrain menaçant une habitation et prescrire les mesures de sécurité urgentes. Cette décision s’appuie sur les articles L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, relatifs au péril imminent et à la procédure d’expertise en référé.

Avocat : CROSS

6 mars 2026
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501754

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a condamné la commune de Chirongui à verser une provision de 3 081,09 € à la société MaoréDiscount au titre des intérêts moratoires dus pour retard de paiement d'une facture. Le juge a estimé que l'obligation de payer ces intérêts n'était pas sérieusement contestable, la commune n'ayant pas produit de mémoire en défense et le délai de paiement réglementaire étant dépassé. La décision s'appuie sur les articles L. 2192-10, L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : BUKULIN

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601210

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre l'État pour assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a ordonné une astreinte de 150 euros par jour à l'encontre de l'État, si le préfet des Bouches-du-Rhône ne justifie pas, dans un délai de huit jours, avoir pris les mesures permettant à un ressortissant haïtien de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : CANDON

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601761

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre au requérant un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de dix jours. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite et que le requérant, ayant déposé un dossier complet, avait droit à ce document provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BATAILLE

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601882

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante ukrainienne demandant l'injonction au préfet de lui remettre un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de titre de séjour (déposée via le téléservice ANEF) a fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonner la mesure sollicitée sans faire obstacle à cette décision.

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602033

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante étrangère. Le juge a estimé que la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative était satisfaite pour une demande de renouvellement et que la requérante, ayant déposé un dossier complet, avait droit au document provisoire prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le préfet a été condamné à remettre effectivement le récépissé autorisant le travail dans un délai de quinze jours.

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602054

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une étrangère dont la demande de renouvellement de titre de séjour était pendante. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée et a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti l'injonction d'une astreinte et a mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602278

Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande. Il considère que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet (article R. 432-1 du CESEDA), et que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne fait pas obstacle à la naissance de cette décision implicite. Textes appliqués : Articles L. 521-3 du code de justice administrative, R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602298

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail à un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative était satisfaite pour une demande de renouvellement et que le requérant remplissait les conditions pour obtenir le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'État a également été condamné à verser une somme de 1 500 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : BAZIN-CLAUZADE

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602713

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant cap-verdien dans un délai de dix jours, sous astreinte. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence de titre en cours de validité pendant l'instruction de son renouvellement, et que l'administration n'avait pas démontré l'incomplétude du dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CARMIER

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603607

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate qu’un rejet implicite de la demande est né au terme du délai de 90 jours prévu par l’article R. 422-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant la mesure sollicitée irrecevable car elle ferait obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, au motif qu’elle n’est pas fondée.

6 mars 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303406

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de la veuve d'un vétérinaire ayant exercé sous mandat sanitaire de l'État. La juridiction a jugé que la créance pour le défaut de versement de cotisations sociales (CARSAT et IRCANTEC) était prescrite, conformément à l'article L. 244-2 du code de la sécurité sociale. Elle a ainsi confirmé la décision implicite de rejet de l'administration et refusé la condamnation de l'État au paiement des sommes réclamées.

Avocat : SELAS FIDAL

6 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600397

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction disciplinaire universitaire. Le requérant contestait un avertissement et l'annulation d'une unité d'enseignement pour suspicion de fraude, invoquant l'absence de rappel des règles et le défaut de preuve. Le juge a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence, et a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 811-6 du code de l'éducation.

Avocat : SELARL AJURISS

6 mars 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600400

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un étudiant visant à suspendre une sanction disciplinaire (avertissement et annulation d'une unité d'enseignement) pour suspicion de fraude lors d'un examen. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment l'absence de rappel des règles sur les téléphones et la contestation des preuves, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'université. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le cadre disciplinaire de l'article L. 811-6 du code de l'éducation.

Avocat : SELARL AJURISS

6 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401625

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de la CAF du Tarn-et-Garonne lui réclamant un indu d'APL de 609 euros. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement procédé à la révision des droits suite à un échange avec les services fiscaux, conformément aux articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation qui régissent le calcul de l'APL en fonction des ressources. Il a estimé que le requérant ne démontrait pas que la caisse avait commis une erreur dans l'appréciation de sa situation ou de ses déclarations.

6 mars 2026• Cellule juge unique