Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2317510
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'un contribuable qui contestait sa cotisation d'impôt sur le revenu 2019. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle applique l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative pour le réputer désisté de sa requête.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516326
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante dans un litige relatif au paiement d'un solde de marché public. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond de la demande en provision. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SERY-CHAINEAU AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520432
Sujet principal : Désistement d'une requête en décharge de taxe d'habitation sur résidence secondaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603460
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d’injonction de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction d’une carte de séjour. La requête, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, est jugée mal fondée car le silence gardé par l’administration au-delà du délai de quatre mois (article R. 432-1 du CESEDA) vaut décision implicite de rejet, et la délivrance d’une attestation de prolongation ne fait pas obstacle à cette décision. Les textes applicables sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600349
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de deux ressortissantes brésiliennes visant à enjoindre au préfet de statuer sur leur demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'en l'absence de décision expresse dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite fait obstacle à l'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, les requérantes ne justifiant pas de l'existence d'un péril grave.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600861
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette une requête contestant la régularité de deux candidatures lors d'élections municipales à Riom. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car la légalité d'une décision d'enregistrement d'une liste ne peut être contestée que dans le cadre d'un recours contre les résultats de l'élection elle-même. La décision s'appuie sur les articles L. 265 du code électoral et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601878
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'injonction au préfet de procéder au réexamen de la situation de l'étranger. La juridiction a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, celle-ci ayant été accordée postérieurement à la requête, et a jugé que cette délivrance faisait disparaître l'urgence nécessaire à la procédure de référé-liberté. Le requérant a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513727
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Essonne de proposer un logement adapté à M. A..., reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, est prononcée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le délai légal de six mois pour une proposition de logement étant expiré sans résultat.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501347
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi de l'exécution d'une astreinte liée à l'obligation d'hébergement d'une personne reconnue prioritaire. Considérant que le préfet du Var a procédé à l'hébergement du requérant en mai 2025, exécutant ainsi le jugement initial, le tribunal ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives au recours pour garantir le droit au logement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501351
Sujet principal : Liquidation d'une astreinte prononcée pour défaut d'exécution d'une injonction de logement d'urgence. Juridiction : Tribunal Administratif de Toulon (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte, car le préfet a exécuté le jugement en assurant l'hébergement du requérant en avril 2025. Textes appliqués : Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (procédure de recours et astreinte pour le droit au logement).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501695
Le Tribunal administratif de Toulon statue sur l'exécution d'une injonction de relogement prononcée contre le préfet du Var. Constatant que la requérante a été relogée le 18 juillet 2025, le tribunal ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui avait été prononcée pour garantir cette exécution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501697
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en urgence, liquide définitivement l'astreinte prononcée contre l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Il condamne l'État à verser 2000 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, correspondant aux mois de retard avant l'exécution du jugement initial. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600852
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction formulée par un ressortissant étranger pour obtenir le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a constaté que le délai de traitement de sa demande, déposée en juillet 2025, excédait le délai de quatre mois prévu par le code de l’entrée et du séjour des étrangers, ce qui équivalait à une décision implicite de rejet. Par conséquent, l’injonction sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600895
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant indien visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de le convoquer pour instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue par l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas répondu à une convocation antérieure. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601270
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, plus de quatre mois après le dépôt de sa demande, une décision implicite de rejet était intervenue en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601646
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ayant suspendu le versement du RSA de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré concrètement l'atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603723
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un étudiant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre-vingt-dix jours sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles R. 431-15-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600852
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation d'un contrat d'engagement conclu avec le département de Vaucluse dans le cadre du revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que ce contrat, prévu par les articles L. 262-34 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ne crée pas une relation contractuelle susceptible d'être annulée en plein contentieux, mais constitue un acte préparatoire à des décisions administratives ultérieures, comme une suspension du versement.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404850
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... contestant un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi réclamé par France Travail. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il n'a pas été précédé de la médiation préalable obligatoire, pourtant exigée par les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative ainsi que l'article R. 5312-47 du code du travail pour ce type de litige. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur régional de France Travail pour permettre l'engagement de cette procédure.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601808
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction urgente visant à ordonner la mise en place d'un accompagnement par un AESH pour un élève handicapé. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée en l'espèce. La décision s'appuie sur le droit à l'éducation garanti par la Constitution et le code de l'éducation, mais considère que la carence alléguée ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence.