Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 514121
Avocat : CABINET GAILHAGUET LYSLOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605225
**Sujet principal** : Demande en référé d'un ressortissant étranger pour obtenir une autorisation provisoire de travail et une convocation préfectorale, en raison du retard dans l'instruction de sa demande de changement de statut de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car le requérant ne démontre pas l'existence d'un préjudice imminent et grave, tel qu'une rupture définitive de son contrat de travail, lié au défaut de titre. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de délivrance des titres de séjour).
Avocat : SEBBAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604259
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que, le silence de l'administration ayant fait naître une décision implicite de rejet de sa demande initiale, l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUIMELCHAIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600539
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour "visiteur". **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que la requérante, en situation irrégulière depuis plusieurs mois, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée de sa situation, malgré la présomption d'urgence qui s'applique normalement aux refus de renouvellement. Le moyen soulevé (défaut d'examen sérieux de sa situation) n'a pas été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : FAVAIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603714
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son parcours d'athlète, et que les mesures contestées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GAUSSERES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604283
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui sollicitait initialement une injonction contre le préfet du Val-d’Oise concernant le renouvellement de son titre de séjour. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. La décision s’appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605031
Le Tribunal Administratif de Montreuil statue sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'un ressortissant algérien demandant une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de titre de séjour. La juridiction constate le désistement pur et simple du requérant. En conséquence, elle donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604996
Le Tribunal Administratif de Montreuil donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui avait saisi le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction constate qu'aucun élément ne s'oppose à l'acceptation de ce désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603426
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a fait droit à la requête de Mme C... épouse B... en enjoignant au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement et de lui délivrer un récépissé, sous astreinte. Il a rejeté la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") a été appliqué, la juridiction considérant que l'urgence était présumée pour une demande de renouvellement et que l'administration avait manqué à son obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603425
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous au requérant pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au regard de l'expiration imminente du titre et des démarches préalables infructueuses du demandeur. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs au séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603424
Le Tribunal Administratif de Montreuil donne acte du désistement pur et simple de la requête de Mme B..., qui sollicitait une injonction en référé contre le préfet de la Seine-Saint-Denis pour la délivrance d'un récépissé ou une décision sur le renouvellement de son titre de séjour. La procédure, engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est ainsi close sans examen au fond. L'ordonnance met fin à l'instance sans statuer sur le bien-fondé de la demande initiale.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509006
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 2 mai 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction a estimé que le refus de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des liens effectifs du requérant avec son enfant résidant en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sous astreinte.
Avocat : ARENA STEPHANIE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508996
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant malien. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme sur le droit au respect de la vie privée et familiale, en ne tenant pas suffisamment compte de l'intégration du requérant en France depuis son adolescence, de sa scolarité, de son diplôme obtenu et de son insertion professionnelle. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Avocat : PIERRE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506916
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 était suffisamment motivé et procédait d'un examen particulier de la situation du requérant, au regard notamment des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415947
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de l'association « Le corps du Christ » visant à annuler l'arrêté municipal de fermeture de son local. Le tribunal a jugé que le maire de Pantin était compétent pour ordonner cette fermeture immédiate, fondée sur la constatation de vingt-quatre non-conformités graves aux règles de sécurité incendie après une visite de contrôle. La décision s'appuie sur les articles L. 143-3 et R. 143-45 du code de la construction et de l'habitation, qui autorisent une telle mesure en cas d'infraction aux règles de sécurité des établissements recevant du public.
Avocat : CABINET ARLAUD AUCHER FAGBEMI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414662
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal de Sevran interdisant l'accès à un immeuble endommagé par un incendie. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police générale du maire), était légal, nécessaire et proportionné pour prévenir un danger immédiat. Il a également déclaré irrecevable la société Alila, en liquidation judiciaire, et rejeté les conclusions indemnitaires de la société propriétaire.
Avocat : ARC PARIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602446
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant roumain. Le juge a annulé la mesure, estimant que les faits reprochés (bris d'une vitre) ne caractérisaient pas une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 2° du CESEDA. La décision a également été annulée pour vice de procédure, l'intéressé n'ayant pas été entendu avant la prise de l'arrêté.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603844
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté une demande de référé-suspension visant une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour la surélévation d'un garage. Les requérants invoquaient un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation (non-respect du PLUi, absence d'étude géotechnique) et une urgence présumée. Le juge a estimé que les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une urgence suffisante et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté.
Avocat : KUCHARZ
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511433
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. G..., un ressortissant sri-lankais, visant à annuler un arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation et de l'examen de sa situation personnelle) n'étaient pas fondés, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que la fixation du Sri Lanka comme pays de destination ne méconnaissait pas les obligations découlant de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DOOKHY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502798
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. E... B..., un ressortissant marocain, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 février 2025 qui lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, fixait son pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la motivation, l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et l'appréciation des risques pour l'ordre public liés à la détention de faux documents. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a vérifié le respect des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ACTIS AVOCATS