Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2608832

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2608832
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet de la requête de M. B..., qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a relevé qu'une convocation pour le 31 mars 2026 avait déjà été délivrée par le préfet de police avant l'audience, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 mars 2026, M. A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet de police de le convoquer à un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans les plus brefs délais.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile et ne se heurte à aucune contestation sérieuse ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que M. B... ne justifie pas de l’urgence et qu’en tout état de cause, il a été invité à se présenter au sein des services de la préfecture de police, le 31 mars 2026, en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

Il résulte de l’instruction, ainsi que l’a soutenu le préfet de police dans ses écritures en défense, que M. B..., ressortissant comorien né le 1er janvier 1964, a été destinataire d’une convocation en date du 25 mars 2026 l’invitant à se rendre à un rendez-vous en préfecture le 31 mars 2026 à 11h00, en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction présentées par M. B..., sont devenues sans objet.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction présentées par M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 1er avril 2026.


Le juge des référés,

Signé

V. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.