Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602826
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société SNCF Réseau en ordonnant une expertise préventive. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état initial des immeubles avant des travaux ferroviaires à Saint-Jean-de-Maurienne, afin d'établir un référentiel pour d'éventuels dommages futurs. Un expert a été désigné pour dresser un état descriptif des lieux et suivre l'apparition de désordres pendant la durée des travaux.
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522295
Sujet principal : Demande d'injonction pour assurer l'accueil en structure d'hébergement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de juge unique). Solution retenue : Le tribunal constate qu'une place adaptée a été proposée et occupée par la requérante, rendant sa demande sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer. Textes appliqués : Articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable et aux recours contentieux.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601964
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte pour recouvrement d'indus d'allocations de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, compétent en raison du domicile de la requérante à Paris. **Textes appliqués** : Article R. 351-3 du code de justice administrative (transmission du dossier) et article R. 133-3 du code de la sécurité sociale (compétence territoriale liée au domicile du débiteur).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510723
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. La décision s'appuie sur les articles R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602747
**Sujet principal** : Recours en référé-liberté/suspension contre une procédure d'expulsion d'un ressortissant étranger titulaire d'une carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la demande d'expulsion contestée est une simple mesure préparatoire et non une décision exécutoire. De plus, le requérant ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de son droit à la vie familiale, compte tenu de la gravité de sa condamnation pénale et de son retrait de l'autorité parentale. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment les articles relatifs aux référés), Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et Convention européenne des droits de l'homme (article 8).
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602750
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’un ressortissant turc visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’était pas remplie, notamment en raison de l’ancienneté de la situation financière invoquée et de l’absence de justificatifs suffisants d’une précarité extrême. Sans examiner le fond de l’atteinte aux libertés fondamentales alléguée, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602857
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant, bien que faisant état de la grossesse de son épouse, ne démontre pas une urgence suffisamment grave et immédiate pour justifier la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BENKHELOUF
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503211
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de M. A... qui contestait la remise partielle d'un indu de RSA. Le juge estime que les moyens invoqués, fondés sur une erreur de calcul de la caisse, sont inopérants car une erreur du créancier n'efface pas l'obligation de restitution d'un paiement indu. La décision s'appuie sur les articles 1302 et 1302-1 du code civil et est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600240
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un ancien concierge visant à obtenir un délai supplémentaire pour déménager son logement de fonction. Le juge a constaté que l'expulsion et l'évacuation complète de ses biens par la commune de Mulhouse étaient intervenues après l'introduction de sa requête, ce qui avait rendu sa demande sans objet. La demande de condamnation de la commune aux frais a également été rejetée, l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant plus caractérisée.
Avocat : DESCHILDRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401581
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise gracieuse d'un indu d'APL formulée par M. B... Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant, bien que de bonne foi, ne justifiait pas d'une situation de précarité contemporaine suffisante pour bénéficier de cette remise, au sens de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable via l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401775
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la CAF lui réclamant un indu de prime d'activité de 161,66 euros. Le juge a estimé que la CAF avait correctement calculé le montant de la prime en déduisant l'ensemble des ressources professionnelles, y compris les primes de paniers et de déplacement, conformément aux articles L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale. La décision de récupération de l'indu est donc régulière et fondée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404045
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler une décision de mise à charge d'un indu de RSA. Le juge a estimé que le recours administratif préalable obligatoire, dirigé contre la décision initiale du 8 juin 2023, était irrecevable car tardif, ayant été introduit après l'expiration du délai de recours. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, aucune demande formelle n'ayant été déposée. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Avocat : N.O.A. ORENSTEIN DE COUESSIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410080
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué (la décision de fin de fonctions) ni justifié son impossibilité, malgré une demande de régularisation du greffe. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité de plein droit.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512152
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) de sa requête initiale contre l'université Paris-Cité. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande en remboursement.
Avocat : CABINET BOISSONNET, RUBI, RAFFIN, GIFFO (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520361
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) de sa requête initiale visant à obtenir le remboursement d'une indemnisation de l'université Paris-Cité. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorisent à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond.
Avocat : CABINET BOISSONNET, RUBI, RAFFIN, GIFFO (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537321
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ancien vacataire contre Sorbonne Université. Le juge estime que les conclusions principales, qui demandaient des injonctions à l'administration (comme la requalification du contrat), sont manifestement irrecevables, car il ne lui appartient pas d'en adresser dans ce type de litige. Les conclusions indemnitaires sont également jugées irrecevables, l'agent n'ayant pas formé de réclamation préalable obligatoire, conformément aux articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600172
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Limoges pour incompétence territoriale. Le litige principal concerne une demande de provision sur une indemnité de licenciement abusif d'un fonctionnaire. La juridiction a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de la dernière affectation de l'agent, en l'occurrence Limoges.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401849
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de remise gracieuse d'une dette d'APL. Le juge a estimé que la requérante, malgré son demi-traitement et son inclusion dans un plan de surendettement, ne démontrait pas une situation de précarité la mettant dans l'incapacité de rembourser l'indu. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à une situation de précarité avérée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401892
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler sa radiation du bénéfice du RSA. Le juge a estimé que la procédure de suspension puis de radiation, fondée sur le non-respect du projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), était régulière au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-37, L. 262-38 et R. 262-68. En sa qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de droit de l'intéressé et a conclu que la décision contestée ne méritait pas d'être annulée ou réformée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603237
Sujet principal : Demande de décharge de taxe foncière pour vacance d'un logement. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative (procédure d'ordonnance) et sur les articles R*196-5 du livre des procédures fiscales et 1389 du code général des impôts, constatant que la réclamation administrative préalable, fondée sur une vacance débutée en 2020, était tardive car présentée après l'expiration du délai légal au 31 décembre 2022.
Avocat : CABINET ROMAIN TRESSERRES