Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603365
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, avait pour objet de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet, née du silence de l’administration après quatre mois conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. La requête a donc été jugée irrecevable, le requérant devant plutôt contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603383
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de la section syndicale FSU visant à suspendre la décision du maire de Waziers de changer son local syndical. Le juge a estimé que le simple déménagement vers un local moins central et moins agréable, même en cas de non-respect éventuel d'une convention, ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL DETREZ-CAMBRAI AVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603391
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer ou de réexaminer sa demande de carte de séjour. Le juge a estimé que le requérant, bien qu'arguant d'une atteinte à ses libertés fondamentales, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, conformément à la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603399
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande en référé de l'association Wasquehal Football, qui contestait le refus de la commune de conclure une nouvelle convention pour la mise à disposition d'équipements sportifs. Le juge estime que le refus contractuel d'une personne publique, fondé sur le principe de liberté contractuelle (article L. 1102 du code civil), ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600761
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601164
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a constaté que le recours, formé contre cette décision notifiée le 27 mars 2026, avait été enregistré le 30 mars 2026, soit après l'expiration du délai impératif de 48 heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le juge a donc prononcé l'irrecevabilité manifeste de la requête par ordonnance, en application de l'article R. 922-17 du CESEDA, estimant que l'intéressé avait été dûment informé des voies de recours et des modalités pour les exercer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602894
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision médicale d'arrêt des soins et de mesures de sauvegarde pour une patiente. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il constate qu'aucune décision collégiale formalisée d'arrêt des soins n'a été produite et que les soins (hydratation, nutrition, antibiotiques) ont été maintenus après l'incident rapporté. Par conséquent, il n'existe pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative, en conciliation avec les principes du code de la santé publique relatifs à l'obstination déraisonnable et au consentement aux soins.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515441
Le Tribunal administratif de Lyon constate l'absence d'objet à statuer sur une requête en annulation d'une décision implicite de rejet de titre de séjour, la préfète ayant délivré le titre sollicité en cours d'instance. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : IMBERT MINNI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603661
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande d'un ressortissant tunisien sollicitant une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que le requérant ne justifie pas du caractère d'urgence requis, sa situation ne présentant pas de circonstances particulières malgré la présence d'un enfant français. La requête est donc rejetée par application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603786
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de la Clinique de la vue visant à contraindre l'Agence régionale de santé à signer un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Le juge constate l'existence d'une décision implicite de rejet de l'administration, intervenue avant la requête, qui fait obstacle aux mesures sollicitées en l'absence de péril grave. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le rejet étant prononcé par application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : YAHIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604249
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que la requête est mal fondée, car la décision de clôture pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La juridiction applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604287
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de Mme G... visant à obtenir l'inscription de ses enfants au CNED. Le juge estime que la requête ne démontre pas le caractère d'urgence et d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'autant que l'administration avait déjà refusé l'instruction en famille et ordonné la scolarisation en établissement. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529117
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'urgence d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante et de sa famille, et assortit cette injonction d'une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le logement d'urgence et de prononcer une astreinte lorsque les conditions légales (désignation comme prioritaire et absence d'offre adaptée) sont remplies.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527755
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527916
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer le relogement de M. A..., sous astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement lorsque les conditions de priorité et d'urgence sont établies et qu'aucune offre adaptée n'a été faite dans les délais.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532060
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal, rendant l'injonction évidente. La décision, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte mensuelle de 200 euros à compter du 1er juin 2026.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609184
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence territoriale. Le litige, qui concernait une demande d'injonction relative à une demande de titre de séjour (mesure de police des étrangers), relevait de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant. Le juge a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner sa compétence au profit du tribunal administratif de Montreuil, et a procédé au rejet par ordonnance en vertu de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609185
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la procédure électorale pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger au Paraguay. Le juge estime que le recours en annulation dirigé contre le tirage au sort de l'ordre d'affichage des candidatures est irrecevable, car cet acte est considéré comme non détachable des opérations électorales. La contestation doit donc être portée, le cas échéant, après le scrutin devant le juge de l'élection, sauf illégalité grave et manifeste affectant la sincérité du vote, ce qui n'est pas retenu en l'espèce.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609194
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction pour obtenir la convocation à la remise de son titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence au motif que le litige, relatif à une mesure de police des étrangers, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Montreuil pour la Seine-Saint-Denis). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour établir l'incompétence territoriale.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601621
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette une requête en remise gracieuse d'une suspension de permis de conduire. Le juge estime que la demande, qui ne conteste pas la décision préfectorale mais sollicite son remplacement par un éthylotest anti-démarrage, ne constitue pas un recours contentieux recevable. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle ne comporte pas de conclusions soumises au juge et relève d'un recours gracieux, en application des articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative.