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Jurisprudence administrative

370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

370 044

Décisions totales

384 929

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310806

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision explicite du ministre de l'intérieur du 28 août 2023, qui s'était substituée à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et 49 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal a également jugé que le ministre disposait d'un pouvoir d'appréciation pour ajourner la demande, sans constater d'erreur manifeste dans l'exercice de ce pouvoir.

Avocat : SHAHABUDDIN

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311806

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un ajournement de demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision initialement attaquée (du 22 juin 2023) avait perdu son objet suite à son retrait et son remplacement par une nouvelle décision (du 16 janvier 2024), et a donc examiné la légalité de cette dernière. Il a rejeté la requête, estimant notamment que la signature de l'acte était régulière au regard des délégations prévues par le décret du 27 juillet 2005, et que l'absence de recours préalable de l'intéressé n'affectait pas la compétence du ministre pour statuer, conformément à l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : PALLANCA

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600912

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande d'injonctions relatives à son titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du même code.

Avocat : VIENS

1 avril 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604968

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de la CRRV confirmant l'annulation d'un visa de regroupement familial. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant), ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ

1 avril 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312674

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle maintenant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision attaquée était régulièrement habilité par délégation et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le motif d'ajournement, fondé sur le comportement fiscal critiquable du requérant (dette importante et récurrente), est légal au regard des pouvoirs discrétionnaires conférés par l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article 21-15 du code civil.

Avocat : BETOE SCHWERDORFFER

1 avril 2026• 5ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210753

**Sujet principal** : Contestation par une société de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, car l'administration n'a pas modifié la base légale des rectifications lors de sa réponse aux observations, et que les rehaussements opérés sont fondés sur l'existence d'actes anormaux de gestion. **Textes appliqués** : Articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (régularité de la procédure), et articles 39 et 209 du Code Général des Impôts (déductibilité des charges et actes anormaux de gestion).

Avocat : DORASCENZI-FENART AVOCATS

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212423

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la SARL Kramer Equitation pour contester des titres de perception émis en 2021 concernant la taxe d'aménagement et la taxe sur la création de locaux en Île-de-France. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet concernant la taxe sur la création de locaux, considérant que le dégrèvement invoqué n'était pas suffisamment établi. Sur le fond, il a annulé les titres de perception de la taxe d'aménagement pour vice de forme (défaut de signature régulière et délégation non publiée), en application des articles L. 252 du livre des procédures fiscales et L. 331-24 du code de l'urbanisme.

Avocat : D ANGELA

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212241

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui contestait la régularité de la procédure de contrôle fiscal le concernant personnellement au titre de l’impôt sur le revenu de 2015. La juridiction a jugé que le principe d’indépendance des procédures rend inopérant le moyen tiré d’une éventuelle irrégularité dans le contrôle de la société dont il était l’associé. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des contributions sociales, ainsi que la demande d’allocation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400693

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant congolais. La juridiction a estimé que la préfète n'avait pas démontré la régularité de la notification de la décision, rendant irrecevable l'exception de tardiveté soulevée, et a jugé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. L'annulation de ce refus entraîne celle de l'OQTF et de la fixation du pays de destination qui en dépendaient.

Avocat : MOROSOLI

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400639

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence algérien. La juridiction constate que la requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 9 mars 2026. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi un terme à la procédure.

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307680

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral du 3 février 2023 déclarant d'utilité publique l'opération « Triangle de Verdun » à Trilport. Il juge que les irrégularités alléguées dans la procédure (délibérations municipales, rapport du commissaire-enquêteur) ne sont pas de nature à entacher la légalité de l'arrêté et que l'utilité publique du projet est établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELAS ARKEN AVOCATS

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403479

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulière en droit, notamment au regard de l'examen de sa situation personnelle et familiale et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas de l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels suffisants pour obtenir une régularisation.

Avocat : ANGLIVIEL

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403303

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les liens personnels et familiaux du requérant en France ne justifiaient pas la délivrance d'un titre. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : OUEDRAOGO

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411296

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant portugais, qui demandait l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris pour menace à l'ordre public. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour permanent, car il n'apportait pas la preuve d'une activité professionnelle ininterrompue sur cinq ans, condition prévue par les articles L. 233-1 et L. 234-1 du CESEDA. Par conséquent, l'autorité administrative pouvait légalement prendre cette mesure d'éloignement en application de l'article L. 251-1 du même code, au regard de la gravité des faits de violences conjugales reprochés.

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410592

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'expulsion du 2 juillet 2024. Le tribunal a jugé que la commission d'expulsion de Pontoise et le préfet du Val-d'Oise étaient territorialement compétents, car l'intéressé n'avait pas signalé son changement de résidence à l'administration comme l'y oblige l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de l'arrêté et au respect de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413336

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à une ressortissante pakistanaise. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : FALAH

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413850

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : ACTIS AVOCATS

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413797

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que le requérant ne justifiait ni d'un titre de séjour régulier, ni d'une présence légale de plus de dix ans, ni de liens familiaux stables en France suffisants pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.

Avocat : DAHHAN

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511431

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation de la Géorgie comme pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-de-Marne avait suffisamment motivé sa décision, notamment en considérant l'absence de menace grave dans le pays de retour et le caractère tardif de la demande d'asile, et qu'il avait respecté les procédures légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : ACTIS AVOCATS

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511397

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 obligeant M. D... à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-de-Marne avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la CEDH.

Avocat : SANGUE

1 avril 2026• 7ème chambre