Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602827
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à un ressortissant étranger. Constatant le défaut d'exécution de l'injonction initiale, le juge a modifié sa décision en assortissant l'obligation de délivrance du titre d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, et a ordonné le renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602699
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A..., membre de famille d'un citoyen de l'UE. Le juge a retenu l'urgence, notamment du fait de la présomption attachée au refus de renouvellement et de la durée anormalement longue de l'instruction, et a estimé que les moyens soulevés créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative jusqu'au jugement au fond.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602698
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident. La requérante s'est désistée de sa demande principale de suspension. Le juge a admis Mme B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à cette aide.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602695
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale lors de l'audience, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
Avocat : TAVARES DE PINHO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420874
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France et de son insertion professionnelle continue. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai de trois mois et une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : CABINET ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422085
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision d'orientation scolaire d'un élève. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, considérant que la décision attaquée était devenue sans objet puisque l'élève concerné avait finalement été autorisé à passer en classe de première générale. La solution est fondée sur l'application des principes généraux de la procédure contentieuse administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422817
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, ce qui constitue une illégalité. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425559
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision, car l'administration n'a pas communiqué ses motifs à l'étranger, ressortissant marocain, qui en avait fait la demande, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
Avocat : LUCIANO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503832
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant bangladais. Le requérant invoquait notamment l'application de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'il exerçait le métier de boucher en Île-de-France, un métier en tension. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen particulier de la situation du requérant au regard des dispositions de cet article, qui prévoit une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers exerçant certains métiers en pénurie.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511736
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de l'intéressé ne présentait pas un caractère exceptionnel justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions en injonction et la demande d'indemnité ont également été rejetées.
Avocat : DIOP
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513701
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande en exécution d'un jugement (n° 2317581) enjoignant au préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant philippin. La juridiction constate que le titre a finalement été délivré, bien que tardivement, rendant la demande sans objet. Elle prononce donc un non-lieu à statuer sur l'injonction, mais condamne l'Etat à verser 1000 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEILLER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520472
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé deux requêtes d'un ressortissant bangladais contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'accorder un titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les décisions attaquées ont été jugées légales, notamment au regard des exigences de motivation et de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : ARIFA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529266
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les arrêtés du préfet de police du 8 septembre 2025 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ukrainien. Le tribunal a retenu un moyen d'office, estimant que le requérant, exempté de visa en application du règlement (UE) 2018/1806, n'entrait pas dans le champ d'application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de deux ans ont été annulées pour incompétence de l'autorité administrative.
Avocat : HARMEGNIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530876
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées contre lui. Le tribunal a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait suffisamment motivé ses décisions et procédé à l'examen particulier requis de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 435-1, L. 612-8 et L. 612-10.
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535607
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté contesté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une ancienneté de séjour, d'une intégration professionnelle stable ou de liens familiaux suffisants pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2602794
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de douze mois prononcée contre un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait légalement motivé sa décision en relevant notamment la soustraction du requérant à une précédente mesure d'éloignement et l'absence de preuve de liens familiaux ou d'intégration suffisants en France. Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 612-10 et L. 612-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : JALLOUL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603719
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant haïtien demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juridiction constate que la mesure sollicitée a perdu son objet, le requérant ayant obtenu un rendez-vous postérieurement à l'introduction de sa requête, et se déclare donc incompétente pour statuer sur le fond. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HENRY DESTIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608385
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande visant à obtenir la délivrance d'une carte de résident. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après que le préfet a engagé la procédure de fabrication de la carte. Le juge a également fixé une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601860
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en procédure d'urgence, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Chine comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de son signataire, de son insuffisante motivation et de la méconnaissance du droit à être entendu. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes généraux du droit de l'Union européenne relatifs aux droits de la défense.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE