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Jurisprudence administrative

370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

370 044

Décisions totales

384 929

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305947

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du maire de Joinville-le-Pont qui s'opposait à une déclaration préalable pour des travaux d'isolation thermique par l'extérieur et de ravalement. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur d'appréciation en fondant son refus sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et l'article UB 8.1 du PLU, estimant que les travaux projetés ne portaient pas une atteinte suffisante au caractère des lieux pour justifier une opposition. La juridiction a donc enjoint à la commune de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable.

Avocat : JBR AVOCATS

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406243

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite d'abroger un arrêté préfectoral de 2022. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation concernant le refus de titre de séjour, estimant qu'une telle décision produit tous ses effets dès son entrée en vigueur et ne peut faire l'objet d'une demande d'abrogation. En revanche, elle a considéré que la demande concernant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était recevable, cette mesure continuant à produire des effets dans le temps. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la jurisprudence du Conseil d'État.

Avocat : BERTRAND

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406076

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. G... A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du Sénégal comme pays de destination. La juridiction a jugé que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard des conditions de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens invoqués, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

Avocat : DE GRESSOT

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405396

**Sujet principal** : Recours contre le refus de bénéficier des conditions matérielles d’accueil (CMA) pour une demandeuse d’asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d’annuler la décision de l’OFII. Il estime que les moyens soulevés (défaut d’examen de la situation personnelle, absence d’évaluation de la vulnérabilité) ne sont pas fondés, l’administration ayant produit les justificatifs requis. **Textes appliqués** : L’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui encadre les motifs de refus des CMA, est central dans l’appréciation de la légalité de la décision contestée.

Avocat : PACHECO

1 avril 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600798

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé du refus d'une dérogation pour poursuivre un 3ème cycle de médecine générale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que le préjudice subi était suffisamment grave et imminent. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEDEUX

1 avril 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505914

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme H..., qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et la fixation de son pays de destination. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025 est légal, notamment car la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une violation de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation sont également écartés.

Avocat : GUILLOU

1 avril 2026• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508767

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une erreur de fait ou d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH n'ont pas été retenus.

Avocat : NALLAN POULBASSIA

1 avril 2026• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509010

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation de l'intéressé. Elle a également écarté les griefs tirés d'une méconnaissance des droits de la défense et de l'article 8 de la CEDH, en s'appuyant notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

Avocat : LEBOUL

1 avril 2026• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509646

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressée. Elle rappelle que les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

1 avril 2026• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605925

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du rejet au regard des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas exposé clairement ses motifs. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MOHAMED

1 avril 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606181

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction au requérant privait sa situation d'urgence, condition nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 avril 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606183

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de carte de résident et d'injonction de délivrance. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, fait droit à la demande en délivrant une carte de résident valable pour dix ans, rendant la demande principale sans objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la demande d'allocation de frais est rejetée.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 avril 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606663

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que le requérant n'avait pas effectué de démarches préalables suffisantes auprès de la préfecture pour justifier l'utilité de la mesure sollicitée. La juridiction a également considéré que le simple stress lié à une situation administrative précaire ne caractérisait pas l'urgence requise par la procédure de référé.

Avocat : OHLGUSSER

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600523

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant angolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, présumée en cas de refus de renouvellement, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : SOUABI

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600562

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... B... visant à suspendre le rejet implicite du renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré que son absence de titre de séjour avait une incidence immédiate et grave sur sa situation concrète. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MORIN

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602728

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant étranger dont le compte de la plateforme ANEF était bloqué, l'empêchant de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration, en vertu des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'arrêté du 1er août 2023, était tenue de proposer une solution de substitution physique en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice. Considérant l'urgence liée au risque d'éloignement et de suspension du contrat de travail, ainsi que l'absence de mémoire en défense de la préfecture, le tribunal a enjoint au préfet du Val-d'Oise de fixer un rendez-vous au requérant dans un délai de quinze jours pour le dépôt de sa demande.

Avocat : CABINET ESTÉBAN MARLASCA

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603154

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative), a rejeté les demandes de deux ressortissants ukrainiens bénéficiaires de la protection subsidiaire. Ces derniers sollicitaient une injonction enjoignant au préfet de leur octroyer un rendez-vous physique pour déposer leur demande de titre de séjour et de leur délivrer un récépissé. Le juge a considéré que la procédure de demande était légalement dématérialisée via le téléservice ANEF (articles R. 431-2 du CESEDA et arrêtés associés), et que l'impossibilité alléguée de créer un compte en ligne ne constituait pas, en l'espèce, une situation d'urgence justifiant une mesure conservatoire.

Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603171

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée en France et ne justifiant pas d'une activité professionnelle ou d'une promesse d'embauche, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.

Avocat : MACAREZ

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603212

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de séjour. Le juge constate que l'administration a satisfait à la demande du requérant après l'introduction du recours. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête principale, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et rejette les conclusions relatives aux dépens.

1 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603745

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public, constatant que les mesures litigieuses, fondées sur des articles du CESEDA applicables aux étrangers non communautaires, étaient entachées d'incompétence, l'intéressé relevant du régime spécifique des citoyens de l'Union européenne (article L. 251-1 du CESEDA). En conséquence, le tribunal a annulé les deux arrêtés préfectoraux.

Avocat : GRANDSIRE

1 avril 2026• Etrangers urgents