Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604307
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour de la requérante, déposée en août 2025, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : FREMOND
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300555
Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit de TVA pour une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision de rejet de l'administration fiscale et lui enjoint de recalculer le crédit de TVA dû à la requérante. Il rejette cependant sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : L'article 261 D, 4°, b du code général des impôts (CGI) est jugé incompatible avec la directive 2006/112/CE (système commun de TVA), car ses critères pour définir une activité para-hôtelière taxable sont trop restrictifs et ne permettent pas de garantir que seules les locations réellement concurrentielles du secteur hôtelier soient soumises à la TVA.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LANDAU & RUDOWICZ
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300573
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit de TVA de 21 815 euros au titre de son activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les critères du code général des impôts (article 261 D, 4°, b) pour refuser l'exonération de TVA, ces critères étant conformes au droit de l'Union européenne (directive 2006/112/CE). La demande d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LANDAU & RUDOWICZ
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300784
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Segiloc concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'exercice 2021. La juridiction a considéré que l'activité de location avec prestations para-hôtelières de la société entrait dans le champ d'exclusion prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts, qui vise la gestion et la location de meublés de tourisme. Le tribunal a appliqué les dispositions fiscales pertinentes, notamment la loi de finances pour 2019, et a jugé que le moyen tiré d'une rupture d'égalité par rapport aux chambres d'hôtes n'était pas fondé.
Avocat : CALEN
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200030
Le Tribunal Administratif de Bastia a jugé une demande d'indemnisation de la SA Société Générale contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, fondée sur l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, en raison du refus motivé par des risques de troubles à l'ordre public. Il a condamné l'État à indemniser la société pour la période litigieuse, en fixant le montant sur la base d'une valeur locative précédemment établie.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502843
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Le litige portait sur une demande de dégrèvement de taxe foncière, mais l'administration ayant accordé le dégrèvement demandé, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de son recours. L'OPAC n'ayant pas répondu dans le délai imparti, il a été réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ACC
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301302
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice médical. Le sujet principal est la responsabilité du Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) suite à une erreur médicale lors d'une ostéosynthèse en 2015, ayant entraîné une infection. La juridiction a condamné le CHBA à indemniser la requérante, Mme B... A..., pour ses préjudices, et à rembourser les prestations versées par la CPAM, en application des principes de responsabilité médicale et des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LA FIDUCIAIRE GENERALE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500872
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait l'imposition d'une taxe sur les logements vacants. Le juge estime que la requête, qui ne fait qu'affirmer que la requérante n'est pas à l'origine de la vacance du logement, est manifestement dépourvue des précisions et des éléments de fait nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500598
Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu de proposition de logement adapté dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute et l'a condamné à indemniser le préjudice, en appliquant les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501149
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, déclaré prioritaire par la commission de médiation en octobre 2022, n'avait reçu aucune proposition effective de logement dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, ouvrant droit à réparation pour les troubles dans les conditions d'existence subis entre l'expiration du délai (avril 2023) et son relogement effectif (juillet 2025), en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501219
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La requérante, reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu de proposition effective dans le délai légal, engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a condamné l'État à verser une indemnité de 1 580 euros pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501707
Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande en indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction malgré une décision de la commission de médiation et une ordonnance du tribunal. Elle a condamné l'État à verser 2 080 euros à la requérante en réparation de son préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501741
Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La requérante, déclarée prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas été relogée malgré une ordonnance du tribunal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, fondée sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et a alloué une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence, dont le montant a été fixé à 1 180 euros.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501909
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice lié à son relogement. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute, car le jugement antérieur du 18 septembre 2023 n'avait prononcé qu'une annulation sans injonction de relogement, et que la commission de médiation avait ultérieurement examiné sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 441-2-3, relatives à la procédure de relogement prioritaire.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500258
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a condamné la commune de Bouéni à payer à la société Bureau Veritas une provision de 540 euros TTC au titre d'une facture impayée pour une mission de contrôle technique, ainsi que des intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros. La juridiction a retenu que la créance n'était pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'acquiescement de la commune défenderesse qui n'a produit aucun mémoire en défense. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 2192-12 et suivants du code de la commande publique concernant les délais de paiement et les intérêts moratoires.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601095
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de la continuité de son séjour ni de l'existence de liens familiaux établis à Mayotte, et que son recours n'était donc pas fondé au regard de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement dénuée de fondement.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405792
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., qui sollicitait une injonction au préfet pour l'attribution d'un logement adapté. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement convenable en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement social. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'elle bénéficiait de l'aide juridictionnelle totale et que son avocat n'avait pas réclamé de frais.
Avocat : GIBON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406206
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de logement contre le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate que le recours, enregistré le 24 juin 2024, est manifestement tardif, car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la procédure de recours après une décision de priorité de la commission de médiation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406264
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement. La juridiction estime que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai. En effet, la requête a été enregistrée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administratif, qui court à compter de l'expiration du délai accordé au préfet pour faire une offre de logement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406521
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... demandant l'attribution d'un logement adapté. Cette décision est motivée par le fait que la requérante a signé un bail pour un tel logement en mai 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance.