Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505910
**Sujet principal :** Demande d'expertise en référé suite à la chute d'un arbre sur un bâtiment, pour déterminer les causes et évaluer les dommages, ainsi que la propriété du talus concerné. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge accepte partiellement la demande. Il ordonne une expertise pour identifier les causes techniques de la chute de l'arbre et évaluer les dommages matériels subis par le restaurant. En revanche, il rejette la partie de la mission visant à déterminer la propriété du talus, car cela relève d'une question de droit (délimitation du domaine public) qui ne peut être confiée à un expert. **Textes appliqués :** Article R. 532-1 du Code de justice administrative (mesure d'instruction utile en référé).
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303314
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande d'indemnisation pour discrimination à l'embauche liée à l'état de santé, dirigée contre la chambre d'agriculture de la Gironde. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'incompétence, considérant que le litige concernait le recrutement d'un agent contractuel de droit privé, le poste de chargé d'études œnologiques relevant d'un service à activité principalement industrielle et commerciale au sens de l'article L. 514-4 du code rural. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître de cette affaire, qui relève de l'ordre judiciaire.
Avocat : VERDIER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403389
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, se prononce sur une demande d'annulation d'un refus de remise gracieuse totale d'une dette d'allocation de logement sociale. Le juge constate que la requérante a finalement obtenu une remise totale de sa dette suite à une décision ultérieure de la CAF des Landes, intervenue en cours d'instance. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403436
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'une dette d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge a d'abord estimé que l'indu de 171,93 euros était régulièrement réclamé, la requérante n'ayant pas utilement contesté son origine liée à une déclaration erronée de frais réels. Ensuite, concernant la demande de remise gracieuse, le tribunal a examiné la situation de précarité de Mme B... au regard des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, mais a considéré que les circonstances ne justifiaient pas l'octroi de cette mesure.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403439
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné une demande d'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette d'aide personnalisée au logement. Le juge a estimé que la requérante était de bonne foi, mais que sa situation financière, au vu de ses ressources et charges, ne présentait pas le caractère de précarité exigé par l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale pour justifier une remise. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande de la requérante.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403589
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Le juge estime que le remboursement, potentiellement étalé, ne compromet pas durablement l'équilibre budgétaire du foyer.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403719
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté la demande de M. B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'une dette d'allocation de logement sociale. Le juge a estimé que l'indu de 1 550 euros était régulièrement constitué, car le calcul de l'aide, fondé sur les déclarations de ressources, ne permettait pas de retenir des frais réels non justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 822-5, L. 822-6 et R. 822-3) relatives aux conditions de ressources pour le bénéfice des aides personnelles au logement.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403774
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse totale d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante, bien que de bonne foi, n'avait pas justifié d'une situation de précarité rendant impossible le remboursement de la somme restante. La décision s'appuie sur les règles régissant la remise gracieuse des indus des prestations sociales.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403778
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que la créance n'était pas prescrite, le délai de prescription biennale de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale ayant été interrompu par une mise en demeure régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5, L. 845-1, L. 845-4 et R. 133-3 du même code pour valider la procédure de recouvrement engagée par la caisse.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403852
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de la commission de médiation de la Gironde de le désigner comme prioritaire pour un logement social. Le tribunal a jugé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni d'appréciation en estimant que les ressources du requérant (47 777 € en 2023) lui permettaient d'accéder par ses propres moyens à un logement dans le parc privé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 300-1 et L. 441-2-3, qui conditionnent la priorité à l'incapacité démontrée de se loger soi-même.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501143
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants présentée par la société SA Descas père et fils. La juridiction estime que la société n'apporte pas la preuve que la vacance du logement au 1er janvier 2024 était indépendante de sa volonté, notamment en démontrant une mise en vente effective au prix du marché. Elle applique les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui conditionnent l'exonération à une vacance involontaire, par exemple un bien mis en vente sans trouver acquéreur.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601604
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise préalable formulée par la communauté de communes concernant des immeubles susceptibles d'être affectés par des travaux de réhabilitation routière. Le juge a désigné un expert en application de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, afin de constater l'état des lieux avant le début des travaux. La mission de l'expert pourra se poursuivre pendant l'exécution des travaux pour rechercher les causes et l'étendue d'éventuels dommages.
Avocat : TANDONNET
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601804
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Martignas sur Jalle de désigner un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un péril pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise provisoire en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à décrire l'état du bâtiment, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures urgentes nécessaires.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502108
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a accordé une provision à une agente territoriale victime d'un accident du travail. Le juge a estimé que l'obligation pour la région Bretagne d'indemniser le déficit fonctionnel permanent de 8% n'était pas sérieusement contestable. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et condamne la collectivité au versement d'une provision de 14 400 euros.
Avocat : DUPONT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2012412
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une demande d'indemnisation pour une infection nosocomiale contractée lors d'une hospitalisation. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHU de Nantes sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, considérant que l'établissement n'avait pas rapporté la preuve d'une cause étrangère. Il a condamné l'hôpital à verser une indemnité au patient pour réparer ses préjudices, tout en rejetant la demande de la caisse primaire d'assurance maladie qui s'était désistée.
Avocat : SELARL BIROT-MICHAUD-RAVAUT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305803
**Sujet principal** : Demande de remboursement du crédit d'impôt recherche (CIR) par une société pour des dépenses de conception de prototypes. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les requêtes de la société Iadaptime. Il estime que les dépenses litigieuses, liées à la fabrication de prototypes pour des robots, ne constituent pas des opérations de "conception de prototypes" au sens fiscal du terme, mais relèvent d'une phase de développement industriel et de pré-série, non éligible au CIR. **Textes appliqués** : L'éligibilité est examinée au regard des articles 244 quater B du code général des impôts et 38 quater de l'annexe III au même code, qui définissent les dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt.
Avocat : ROSSI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303602
La société Sonor contestait devant le Tribunal Administratif de Nice sa qualité de redevable de la TVA à l'importation pour des ventes en ligne d'accessoires de maquillage provenant de Chine. Le tribunal a rejeté sa demande de décharge et de restitution, considérant que, conformément aux articles 256, 258, 291 et 293 A du code général des impôts, elle agissait en son nom propre pour le compte d'autrui et était donc réputée être l'importateur des marchandises. La charge de la preuve lui incombait, et elle n'a pas démontré que la taxe avait été indûment acquittée.
Avocat : C/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303930
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de l'association Camera di Commercio Italiana di Nizza, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2012-2015. La juridiction estime que l'association, dont l'activité principale n'est pas lucrative, n'a pas démontré tenir une comptabilité distincte pour son activité accessoire imposable, condition nécessaire pour bénéficier du droit à déduction de la TVA. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au champ d'application de la TVA, aux exonérations pour les organismes d'utilité générale et aux règles de déduction.
Avocat : SCP POMMIER-COHEN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305279
**Sujet principal** : Recours en décharge d'impositions supplémentaires et de pénalités fiscales au titre des années 2018 et 2019, contestant la régularité de la procédure et la qualification de revenus. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions des requérants. Il estime que la procédure de contrôle fiscal est régulière, l'adresse utilisée par l'administration ayant été validée par le contribuable, et que les sommes en litige sont constitutives de revenus imposables. La majoration de 40% pour manquement délibéré est également confirmée. **Textes appliqués** : Articles L. 69 et L. 48 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), et article 1729 du Code Général des Impôts (CGI) concernant la procédure de taxation d'office et les majorations.
Avocat : ROSSI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600228
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... A..., épouse D..., qui contestait la régularité de plusieurs mises en demeure de payer des impôts locaux et audiovisuels (taxe d'habitation et contribution à l'audiovisuel public) pour les années 2015 à 2019. Le tribunal a jugé que les irrégularités formelles alléguées dans les actes de recouvrement (notamment l'absence de mention d'un délai avant poursuites) n'étaient pas de nature à entraîner leur annulation. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription quadriennale de l'action en recouvrement, prévue à l'article L.274 du livre des procédures fiscales.
Avocat : GERVAL