Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502446
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié la situation, en relevant notamment que l'emploi d'auxiliaire de vie n'était pas sur la liste des métiers en tension et que le requérant ne justifiait d'aucun motif humanitaire exceptionnel au sens des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : THIAM AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504266
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "salarié" présentée par un ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde avait méconnu son obligation de communiquer les motifs de cette décision implicite, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. L'administration, qui n'a pas présenté de défense, n'a pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par le requérant.
Avocat : BABOU
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504713
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les recours de la SAS Prechac Energies visant à annuler deux arrêtés préfectoraux refusant des permis de construire pour des centrales photovoltaïques. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé, notamment au regard des dispositions du code de l'urbanisme (articles R. 111-2 et R. 111-27) relatives à l'insertion paysagère et à la préservation du caractère du site. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrecevabilité pour défaut de notification du recours.
Avocat : VOLTA AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire pour un nouveau siège de club de kayak à Boé. Les requérants (une association et des riverains) invoquaient de nombreux vices de procédure et de fond, notamment liés à l'évaluation environnementale, au plan local d'urbanisme et au plan de prévention des risques d'inondation. Le juge des référés a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal et que la condition d'urgence n'était pas établie, conduisant au rejet de la requête.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602118
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Qasimi visant à annuler la décision de l'OFII cessant ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le requérant, placé en procédure Dublin après un transfert vers l'Autriche et un retour en France, ne pouvait bénéficier de ces conditions en vertu des articles L. 551-15 et L. 551-16 du CESEDA. Il a également estimé que les vices de procédure allégués, notamment concernant l'entretien de vulnérabilité, n'étaient pas établis.
Avocat : DA ROS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602169
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert du requérant vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a retenu que la procédure était entachée d'irrégularités, notamment un défaut de motivation suffisante de la décision et une méconnaissance des garanties procédurales prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. Le juge a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602835
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre la préfète de l'Isère à exécuter une précédente injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. Considérant le défaut d'exécution comme un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge a modifié l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de prendre une décision explicite dans un nouveau délai d'un mois, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 600 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201381
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une ressortissante burkinabée demandant l'annulation du refus préfectoral de prolonger son visa de court séjour. Le tribunal a jugé que le report de son intervention chirurgicale dû à un test COVID-19 positif ne caractérisait pas une situation de force majeure, de raisons humanitaires ou de raisons personnelles graves au sens de l'article 33 du règlement (CE) n° 810/2009. Il a estimé que l'intéressée ne justifiait pas de son impossibilité à regagner son pays d'origine pour y solliciter un nouveau visa.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302200
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de l'EARL de la Haute Coudraie visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2022 refusant son autorisation d'exploiter. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui de l'incompétence de la signataire de la décision, en relevant l'existence de délégations et subdélégations de signature régulières. Il a également jugé que les dispositions de l'article R. 331-4 du code rural et de la pêche maritime, qui imposent au candidat d'informer le propriétaire, ne créent pas d'obligation pour l'administration d'informer les propriétaires des candidatures concurrentes.
Avocat : ADEO - JURIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302815
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal estime que la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et qu'elle ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il considère que l'administration a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de la requérante et que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour ne sont pas remplies.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305375
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler le refus de titre de séjour délivré par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision était régulière en raison de la délégation de signature, suffisamment motivée, et que la situation de l'intéressé, en séjour irrégulier et condamné pour usage de faux documents, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHAUVIERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306313
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... A... visant à annuler le refus de titre de séjour. La juridiction estime que la décision préfectorale était régulière, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23 et L. 435-1) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés par le requérant, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire et à une prétendue erreur de fait.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603704
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la faculté pour un État membre d'examiner une demande d'asile en application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 n'est pas un droit pour le demandeur. Les moyens soulevés, notamment sur la motivation de l'arrêté, le droit à l'information et les risques systémiques en Croatie, n'ont pas été retenus comme fondés.
Avocat : DAHANI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603708
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 18 février 2026, considérant que l'office avait méconnu son obligation d'évaluer la vulnérabilité de la requérante, notamment en sa qualité de parent isolé d'un enfant mineur, conformément aux articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de procéder à cette évaluation et de réexaminer la demande dans un délai de cinq jours.
Avocat : BARBIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401119
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé un arrêté préfectoral rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a retenu un vice d'incompétence, constatant que la décision avait été signée par une sous-préfète sans délégation légale pour ce type d'acte. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : AUBRY
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500261
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant l'annulation du refus implicite de lui restituer trois points sur son permis de conduire. Le juge a considéré que la réalité de l'infraction routière initiale, ayant entraîné le retrait de points, demeurait établie par l'émission du titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. La simple présentation d'une réclamation ultérieure contre ce titre, sans démontrer son inexactitude dans le système national des permis de conduire, ne suffit pas à justifier la restitution des points.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502032
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement. Le juge, exerçant son plein contentieux, a estimé que la situation de précarité du requérant, au vu notamment du montant restant dû (436,76 €) et de la perception de prestations familiales mensuelles, ne justifiait pas l'octroi d'une remise. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse des indus d'aides au logement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502186
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que caractérisé par des difficultés à la marche et la nécessité d'être accompagné, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre ou d'une perte d'autonomie justifiant cette mention. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'appréciation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504021
Sujet principal : Recours contre une suspension administrative du permis de conduire pour conduite en état d'ivresse manifeste. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (formation des référés, juge unique). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la validité de l'arrêté préfectoral de suspension. Il écarte notamment le moyen d'incompétence, constatant que le signataire agissait en vertu d'une délégation régulière. Textes appliqués : Articles L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route (pouvoir de suspension provisoire du permis), et article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions individuelles défavorables).
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600623
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté de suspension de son permis de conduire pour conduite en état d'alcoolémie. Le juge a estimé que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation et suffisamment motivée au regard des faits (taux d'alcool de 0,84 mg/L), était légale. La suspension de sept mois est fondée sur les dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route, applicables en cas d'infraction justifiant cette peine complémentaire.
Avocat : JOSSEAUME