Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601596
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction visant à faire valider un bulletin de vote par la commission de propagande. Le juge estime que l'erreur matérielle sur le bulletin, consistant en une divergence entre le nom inscrit et celui du récépissé de candidature, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de se porter candidat. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 38 du code électoral, considérant que la commission a correctement exercé son pouvoir de contrôle de la conformité des bulletins.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601628
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu la mise à exécution d'une mesure d'éloignement fondée sur une interdiction judiciaire du territoire. Le juge a estimé que l'exécution imminente de cette mesure, sans attendre la décision de la Cour administrative d'appel de Nantes sur une demande de sursis, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un recours effectif, une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et prononce également l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307652
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société ICS, représentée par son liquidateur judiciaire. Le désistement, pur et simple, met fin à la procédure engagée contre l'État concernant une demande d'indemnité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL RACINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517530
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de points de son permis de conduire. Le juge estime la requête irrecevable car le recours gracieux, formé en juin 2025, était tardif au regard de la notification de la décision d'invalidation du permis en août 2024. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et L. 411-2 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours, et applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Avocat : IOSCA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601252
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'un candidat aux élections municipales qui contestait le refus de la commission de propagande de distribuer sa circulaire. Le juge estime que la condition d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas remplie. Il considère, en application de l'article R. 27 du code électoral, que l'utilisation d'un fond bleu, blanc et rouge sur la circulaire est de nature à entretenir une confusion avec l'emblème national, justifiant ainsi la décision de la commission.
Avocat : LAVAL Thomas
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601173
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant la suppression de son RSA. La juridiction estime la requête prématurée et donc irrecevable, car l'intéressé a saisi le juge administratif avant l'expiration du délai de deux mois laissé à l'autorité départementale pour statuer sur son recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601960
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait des mesures d'urgence, notamment le rétablissement de ses droits de subsistance et le versement d'un secours alimentaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, ni justifié du fondement légal de ses demandes, comme l'exige l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code, faute de remplir les conditions nécessaires pour une ordonnance de référé.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409926
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par un requérant contre une contrainte de France Travail pour recouvrement d'un indu d'allocation. Le juge estime que le seul moyen invoqué, fondé sur la précarité financière du requérant, est inopérant pour contester la créance elle-même. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, tout en indiquant au requérant la possibilité de solliciter une remise gracieuse ou un échéancier auprès de l'organisme débiteur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501535
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à contester un avis de sommes à payer émis par la métropole de Lyon. Cette décision est prise car l'avis litigieux a été retiré en cours d'instance, rendant la demande sans objet. Le tribunal rejette également la demande de prise en charge des frais de justice, appliquant les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513987
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse de ses dettes de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante, ayant été invitée à la régulariser, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa situation de précarité. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant jugée insuffisamment motivée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514366
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante, ayant été invitée à régulariser sa demande en justifiant de sa situation de précarité, n'a pas fourni les éléments nécessaires permettant d'apprécier son droit à une remise. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514383
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas produit les justificatifs nécessaires pour établir sa situation de précarité, empêchant ainsi le juge d'exercer son contrôle de plein contentieux. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant jugée insuffisamment motivée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514402
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait plusieurs décisions de la caisse d’allocations familiales de la Loire refusant une remise gracieuse totale de dettes liées à la prime d'activité et au RSA. Le juge, saisi en plein contentieux, estime que la requérante, bien qu’informée des exigences procédurales par le greffe, n’a pas fourni les justificatifs nécessaires sur ses ressources et charges pour permettre d’apprécier sa situation de précarité, condition essentielle pour l’examen de sa demande. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, qui permettent le rejet d’une requête pour insuffisance manifeste de motivation après une mise en demeure non suivie d’effet.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514930
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas produit les justificatifs nécessaires pour établir sa situation de précarité financière, empêchant ainsi le juge d'apprécier le bien-fondé de sa demande. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne comportant pas les éléments suffisants pour être examinée au fond.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514978
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que la requérante, dûment invitée à motiver sa demande et à fournir les justificatifs de ses ressources et charges, n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti, la privant ainsi de démontrer sa situation de précarité. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne comportant pas les éléments nécessaires à l'appréciation du bien-fondé de la demande de remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515392
Le Tribunal administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un requérant contre une contrainte de recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime le moyen irrecevable, car le requérant n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant la caisse d'allocations familiales pour contester le bien-fondé de la dette. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600733
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée car la juridiction administrative est déclarée incompétente. Le litige relève de la juridiction judiciaire. Textes appliqués : Articles R. 222-1 du code de justice administrative (procédure d'ordonnance) et L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail (compétence contentieuse pour les prestations servies par France Travail au titre de l'assurance chômage).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600752
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant des indus de prestations familiales (complément familial et allocation de rentrée scolaire). La juridiction a jugé qu'elle n'était pas compétente pour connaître de ce litige. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève exclusivement de la compétence du juge judiciaire.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605865
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en ordonnance, s'est prononcé sur une question de compétence territoriale dans un litige fiscal. Il a estimé que le tribunal administratif de Montreuil était compétent pour connaître de la requête de Mme B... contestant des impositions, car l'autorité qui a établi les impositions (la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France) a son siège à Saint-Denis La Plaine, dans le ressort de ce tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, le dossier est transmis au tribunal administratif de Montreuil.
Avocat : BELOUIS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600672
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme A... comme étant manifestement irrecevable. La juridiction a constaté que les requérants, qui demandaient la condamnation de l'État au paiement d'une somme d'argent, n'avaient pas régularisé leur requête en constituant un avocat comme l'exige l'article R. 431-2 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 431-2 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes irrecevables et à l'obligation de représentation par avocat pour les litiges pécuniaires.