Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par un requérant contre une contrainte de France Travail pour recouvrement d'un indu d'allocation. Le juge estime que le seul moyen invoqué, fondé sur la précarité financière du requérant, est inopérant pour contester la créance elle-même. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, tout en indiquant au requérant la possibilité de solliciter une remise gracieuse ou un échéancier auprès de l'organisme débiteur.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2024, M. A... B... forme opposition à la contrainte émise le 21 août 2024 par France Travail Auvergne Rhône-Alpes pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique d’un montant de 1 095,86 euros constitué sur la période du 1er janvier 2024 au 29 février 2024.
La présidente du tribunal a désigné Mme Fullana Thevenet, première conseillère, pour statuer par ordonnance au titre de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi, mentionnés à l’article R. 772-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».
A l’appui de son opposition à la contrainte en litige, M. B... se borne à faire valoir la précarité de sa situation financière difficile qui ne lui permet pas de rembourser la somme réclamée. Ce moyen est toutefois inopérant dès lors qu’il est sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il appartient seulement à M. B..., s’il elle s’y croit fondé, à présenter devant France Travail Auvergne Rhône-Alpes une demande de remise gracieuse de sa dette en considération de sa situation de précarité ou une demande d’échéancier de paiement.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lyon, le 4 mars 2026.
La magistrate désignée,
M. Fullana Thevenet
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,