Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603705
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle était entachée d'erreur de droit et d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions d'accueil.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604022
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604049
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Pajarola visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de transport de produits de la pêche par la CCI de la Vendée. Le juge estime que les griefs tirés d'une prétendue dénaturation de l'offre de la requérante lors de l'examen des sous-critères techniques et d'une irrégularité dans la méthode de notation ne sont pas fondés. La décision est rendue en application des articles L. 551-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de la commande publique.
Avocat : BOISSET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604124
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile (article L. 551-15 du CESEDA), était entaché d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant, pourtant exigé par les articles L. 522-1 à L. 522-3 du même code. L'OFII est enjoint de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de cinq jours.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604131
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Roumanie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté contesté était suffisamment motivé, car il mentionnait expressément le règlement (UE) n°604/2013 et exposait les faits justifiant la responsabilité de la Roumanie, notamment la détention d'un visa roumain valide. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604232
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... B... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français (IRT) de quatre ans prononcée par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a jugé irrecevable sa première requête pour défaut d'exposé des moyens, et a rejeté le fond de sa seconde requête, considérant que l'arrêté était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BENGONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604967
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus de visa de long séjour de retour en France pour un enfant. Le juge constate que la décision attaquée est devenue sans objet, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction, mais il met à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404219
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique, a rejeté la requête d'un détenu demandant réparation pour trois fouilles intégrales subies en détention. La juridiction a estimé que ces mesures, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par le profil pénal et pénitentiaire du requérant ainsi que par le contexte sécuritaire, et ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants et R. 225-1 et suivants) relatives aux fouilles.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404459
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu suite à deux fouilles intégrales subies en juin 2023. Le tribunal a estimé que ces fouilles, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par les nécessités de sécurité et de bon ordre au sein du centre de détention, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a jugé qu'elles ne constituaient ni une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, ni un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404762
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu estimant avoir subi un préjudice du fait de cinq fouilles intégrales. Le juge a considéré que ces fouilles, ordonnées dans le cadre d'un régime dérogatoire justifié par le profil pénal et pénitentiaire du requérant, respectaient les conditions légales de nécessité et de proportionnalité. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans constater de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404964
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par un EHPAD pour ordonner une expertise concernant de nombreux désordres (infiltrations, malfaçons) affectant son bâtiment neuf. Le juge a ordonné l'expertise demandée, considérant qu'elle était nécessaire pour établir les faits et déterminer les responsabilités dans ce litige complexe de construction publique. Cette mesure d'instruction a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI GALLICA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501544
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation du rejet d'une aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL). Le requérant contestait le refus d'une aide de 819,56 euros pour un impayé de loyer. Le tribunal a jugé que les conditions d'octroi, définies par le règlement intérieur départemental du Cher, n'étaient pas remplies, en application de la loi du 31 mai 1990 et du décret du 2 mars 2005 relatifs au droit au logement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501880
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le refus implicite du ministre de l'Intérieur de créditer six points supplémentaires sur son permis de conduire suite à trois stages de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a jugé que les demandes de la requérante n'étaient pas fondées en droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route, notamment les articles L. 223-1 et L. 223-6, qui régissent le régime du permis à points et les conditions de récupération de points.
Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502056
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. D... E... visant à annuler la décision de récupération d'un RSA indûment perçu et la demande de remise gracieuse. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 412-3 du code des relations entre le public et l'administration et L. 114-10 du code de la sécurité sociale, ne sont pas fondés. Elle considère que la procédure de recouvrement de l'indu de 8 052 euros et des frais de gestion associés est régulière.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502199
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que caractérisé par un syndrome de Klippel-Feil, une scoliose et une capacité de marche réduite, ne remplissait pas les critères légaux stricts d'une mobilité pédestre réduite de manière importante et durable. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600839
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du préfet du Cher suspendant le permis de conduire du requérant pour douze mois. Le juge a constaté que l'autorité administrative n'avait pas produit de mémoire en défense et n'avait ainsi pas justifié la durée de la suspension, qui doit être proportionnée. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 224-2 et L. 235-1 du code de la route, relatifs à la suspension du permis pour usage de stupéfiants.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601662
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution de deux arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour et assignation à résidence) ainsi que la demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension, notamment au regard de l'absence de menace imminente pour sa situation personnelle ou professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601925
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête en suspension d'une mutation d'office d'un sous-officier de gendarmerie. Le juge décline sa compétence territoriale, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Limoges en vertu des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le lieu de la nouvelle affectation du requérant étant situé dans le ressort de cette juridiction. La demande est donc rejetée par application de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600830
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté préfectoral du 3 mars 2026 assignant à résidence M. A... B..., un ressortissant algérien. Le juge a retenu que cette mesure d'éloignement était privée de base légale, car l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) antérieure avait été implicitement abrogée par le renouvellement de l'autorisation provisoire de séjour du requérant en février 2025. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la jurisprudence du tribunal.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600857
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet de la Marne avait légalement apprécié la situation, en relevant notamment l'absence de traitement indisponible dans le pays d'origine et le défaut d'intégration républicaine, conformément aux articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH. Les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence ont donc été jugées légales.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC