Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500541

Sujet principal : Demande de provision sur préjudice lié au refus illégal d'une autorisation de cumul d'activités pour un agent de police municipale. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé. Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de provision, estimant que le requérant ne justifie pas d'un préjudice suffisamment direct et certain résultant de l'illégalité de la décision de refus, faute d'autorisation de cumul effective et d'un engagement contractuel ferme avec le CNFPT. Textes appliqués : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision).

Avocat : DSC AVOCATS TA

3 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302751

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de plusieurs associations et particuliers visant à annuler l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2022 approuvant le plan de protection de l'atmosphère (PPA) de l'agglomération lyonnaise pour 2022-2027. La juridiction a estimé que les griefs soulevés, notamment concernant l'insuffisance présumée des objectifs et actions du plan pour réduire la pollution de l'air (oxydes d'azote, ozone, particules fines), n'étaient pas fondés. Elle a jugé que le PPA contesté était conforme aux exigences du code de l'environnement, en particulier ses articles R. 222-14 et R. 222-21, et que la procédure d'élaboration, y compris l'enquête publique, était régulière.

Avocat : SELARL CHANON LELEU ASSOCIES

3 mars 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502692

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points associés. En effet, suite à l'annulation judiciaire des infractions initiales, l'administration avait déjà retiré la décision litigieuse et rétabli un solde de points. Le tribunal a également rappelé le principe selon lequel le requérant ne peut obtenir la restitution de son permis initial qu'en restituant au préalable le nouveau permis qui lui a été délivré.

Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS

3 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600488

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant congolais demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé disposait d'une attestation de prolongation d'instruction en cours de validité et son précédent titre l'autorisait déjà à travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : BABIN

3 mars 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600510

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente injonction de restitution de documents d'identité. Considérant l'inexécution de l'ordonnance initiale comme un élément nouveau, le juge a assorti l'injonction de restitution d'une astreinte de 30 euros par jour et a condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

3 mars 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302539

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les demandes de la société Oxialive visant à annuler le refus préfectoral d'autorisation pour un panneau publicitaire numérique lumineux et à obtenir une indemnisation. La juridiction a estimé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en considérant que le dispositif, par sa luminosité et son emplacement près d'un carrefour, présentait un risque pour la sécurité routière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement (articles L. 581-9 et R. 581-15) et du code de la route (article R. 418-4) relatives à la prévention des nuisances visuelles et des dangers pour la circulation.

Avocat : CABINET FIDAL

3 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502153

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes concernant le refus implicite de délivrer une carte de résident de dix ans à un réfugié et une demande d'indemnisation pour préjudice. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la première demande, la carte ayant finalement été délivrée, mais a retenu la responsabilité de l'État pour faute en raison d'un délai anormal de près de trois ans dans cette délivrance, violant l'article L. 424-9 du CESEDA. Il a condamné l'État à verser 8 000 euros au requérant en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence.

Avocat : JEANNOT

3 mars 2026• Chambre 1
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600940

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a estimé que l'état de santé de la requérante, bien que sérieux, ne caractérisait pas l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était établi. Le juge a notamment considéré que les éléments médicaux ne démontraient pas que le retour en Algérie entraînerait nécessairement un risque vital, au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

3 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601065

Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension d'une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge des référés constate que la procédure de recouvrement a déjà été suspendue par la caisse suite à la contestation du requérant, ce qui fait disparaître la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation aux frais irrépétibles est également rejetée.

3 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601154

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à modifier une injonction précédente et à prononcer une astreinte pour son inexécution. Le juge a considéré que l'administration avait exécuté l'ordonnance du 12 décembre 2025 en délivrant un récépissé de séjour et en engageant un réexamen de la situation, notamment par la saisine d'une commission consultative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, en particulier l'article L. 521-4.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

3 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601460

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la prolongation du placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime que les circonstances particulières de l'affaire, notamment les antécédents du requérant et un incident récent, ne permettent pas de caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est, en revanche, accordée.

Avocat : DAVID

3 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601697

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion immédiate d'un demandeur d'asile débouté de son logement dans un centre d'accueil. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse étaient remplies, l'occupant se maintenant sans titre après le rejet définitif de sa demande d'asile et malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

3 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601699

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion immédiate de M. A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que le maintien sans titre de l'intéressé, après le rejet définitif de sa demande d'asile et malgré plusieurs mises en demeure, constituait une situation d'urgence justifiant la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

3 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309893

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral imposant une consignation de 430 000 € pour les frais de réhabilitation d'un site pollué. Le juge a estimé que l'obligation de dépollution, relevant du code de l'environnement (articles L. 171-8 et L. 171-11), pouvait légalement être mise à la charge du liquidateur judiciaire, la créance étant née postérieurement à l'ouverture de la liquidation et pour les besoins de la procédure collective.

Avocat : SVMH AVOCATS JUDICIAIRE

3 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2304530

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association Respire et de particuliers visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 avril 2023 approuvant le plan de protection de l'atmosphère (PPA3) de l'agglomération Saint-Étienne – Loire Forez. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant l'incomplétude du dossier d'enquête publique, l'incompétence négative, ou l'insuffisance des objectifs et mesures du plan, n'étaient pas fondés. Le tribunal a ainsi validé la légalité de la procédure d'élaboration et du contenu du PPA, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives aux plans de protection de l'atmosphère.

Avocat : SELARL CHANON LELEU ASSOCIES

3 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507103

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'un patient au centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône suite à un accident du travail. Le juge a estimé que la mesure était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et a défini la mission de l'expert. Les conclusions des parties sur les dépens et les réserves de l'ONIAM ont été rejetées.

Avocat : LORTON

3 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514445

**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées de fournitures pharmaceutiques et des intérêts moratoires associés. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde la provision demandée, condamnant le centre hospitalier de Briançon à verser à la société Laboratoire Renaudin la somme de 3 338,32 euros (principal), les intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire de recouvrement de 800 euros, l'existence de la créance n'étant pas sérieusement contestable. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions du référé-provision) et les articles L. 2192-13, R. 2192-10, R. 2192-11 et R. 2192-31 du code de la commande publique (délais de paiement, intérêts moratoires et indemnité forfaitaire pour les établissements publics de santé).

3 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603587

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en ordonnant une expertise. Le juge a désigné un expert pour constater sans délai l'état des lieux suite à l'effondrement d'un mur surplombant une voie ferrée à Cassis, avant des travaux de remise en état prévus le 9 mars 2026. Cette décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de désigner un expert pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS

3 mars 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501939

**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé par une entreprise pour le paiement d'une créance de révision des prix sur un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision. Il constate que la créance est sérieusement contestable en raison d'une prescription partielle (loi du 31 décembre 1968) et du défaut de preuve d'une interruption de prescription pour la totalité des sommes réclamées. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 (régime de prescription quadriennale des créances sur les collectivités publiques et ses modalités d'interruption).

Avocat : CABINET D'AVOCATS ADMYS AVOCATS

3 mars 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401566

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante fondée sur la responsabilité de l'État du fait des lois. La juridiction a jugé que le préjudice allégué, résultant de l'impossibilité pour un enfant créancier isolé de bénéficier du recouvrement forcé de pension alimentaire par une caisse d'allocations familiales, ne présentait pas le caractère spécial requis par la jurisprudence du Conseil d'État. Le tribunal a appliqué les principes gouvernant la responsabilité de l'État du fait des lois, fondés sur l'égalité devant les charges publiques, et a constaté que la situation de la requérante n'était pas différente de celle d'autres créanciers d'aliments confrontés à l'inexécution d'une décision de justice.

Avocat : GATTI - CHEVILLON - VEGAS - LAURENT

3 mars 2026• 2ème chambre