Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400485

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. L'État, défendeur, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, M. A..., en raison de son absence de mémoire en réponse à une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La juridiction examinera donc la demande d'indemnisation de 3 000 euros au fond, sur la base des allégations portant sur la surpopulation, l'hygiène, l'alimentation et le respect de la dignité, invoquant notamment la Convention européenne des droits de l'homme et le code pénitentiaire.

Avocat : DENIS

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401663

**Sujet principal** : Recours en décharge de cotisations de taxe d’habitation pour les années 2016 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande concernant l’année 2016, estimant que le requérant n’apporte pas la preuve qu’il n’occupait plus le logement au 1er janvier 2016. Pour les années 2017 à 2021, il constate qu’il n’y a plus lieu à statuer, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l’administration postérieurement à l’introduction de la requête. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts (régime de la taxe d’habitation).

19 mars 2026• Juge Unique
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500341

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant en juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour tardiveté. Le recours a été introduit après l'expiration du délai légal de quatre mois suivant le délai d'attente de six mois après la décision de la commission. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, fixant les délais stricts pour agir.

19 mars 2026• Juge Unique
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502177

Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique. Solution retenue : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet de la Guyane de proposer à la requérante un logement correspondant à ses besoins et capacités, tel que défini par la commission de médiation. Textes appliqués : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, imposant à l'État une obligation de résultat de logement dans un délai déterminé après une décision de priorité et d'urgence.

19 mars 2026• Juge Unique
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601058

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, ne démontrait pas que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

19 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601072

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la demande ne relevait pas de la procédure d'urgence pour sauvegarde d'une liberté fondamentale prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas justifié d'une telle atteinte ni caractérisé l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code, permettant le rejet d'une demande ne présentant pas le caractère d'urgence requis.

Avocat : EKEU

19 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601074

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, invoqué sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KALED

19 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601075

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'avait pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, au motif qu'elle n'était pas manifestement fondée.

Avocat : KALED

19 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601077

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant, qui retirait sa demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Par conséquent, le juge rejette sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, estimant que la condition d'urgence avait disparu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602032

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté une demande d'expertise concernant la dangerosité présumée de l'avenue Jean Graille à La Ciotat. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, les requérants disposant déjà d'un constat d'huissier et la commune ayant engagé une étude technique sur la sécurisation de la voie. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'ordonnance d'une expertise à son utilité pour un litige principal.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603073

Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, car le requérant a déjà obtenu satisfaction par une décision favorable de l'administration annonçant la délivrance de sa carte de séjour. Textes appliqués : Code de justice administrative (article L. 521-3 pour le fondement du référé, article R. 761-1 pour les dépens).

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603295

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices corporels de M. D... A..., suite à une chute sur la voie publique imputée à un défaut d'entretien. L'expertise a été jugée utile au regard d'un éventuel recours en responsabilité contre la métropole Aix-Marseille-Provence, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'imposer à l'expert un pré-rapport et a refusé de mettre à la charge des défenderesses les frais d'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : MAS

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603592

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise sur les désordres du réseau d'assainissement de Barbentane, invoquant l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a mis hors de cause le préfet et la commune, estimant leur présence inutile, mais a jugé nécessaire la participation de l'association syndicale des eaux de ruissellement. La demande de condamnation de la société SAUR aux frais d'instance a été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SCP DE ANGELIS ET ASSOCIES

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604642

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante comorienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. La juridiction estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, le juge des référés ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonner les mesures sollicitées qui feraient obstacle à cette décision implicite.

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604652

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante comorienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de carte de résident a fait naître une décision implicite de rejet. Il ne peut donc pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

19 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502196

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, autorise un expert judiciaire à recourir à un sapiteur pour effectuer des mesures techniques spécifiques. La décision s'appuie sur les articles R. 621-2 et R. 621-11 du code de justice administrative, qui encadrent le recours à des sapiteurs et leur rémunération. Le juge donne ainsi suite à la demande de l'expert, considérant cette assistance comme nécessaire à l'accomplissement de sa mission d'expertise.

Avocat : SCP BEZIZ-CLEON CHARLEMAGNE CREUSVAUX

19 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300560

La commune de Plaisance demande réparation pour des désordres affectant sa station d'épuration, invoquant la responsabilité décennale des sociétés Suez Services France et Scherz'Eau Conseils. Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi en plein contentieux, devra déterminer si les désordres compromettant la solidité de l'ouvrage relèvent bien de la garantie décennale et établir les responsabilités respectives des parties. La solution dépendra de l'appréciation des faits, notamment des conclusions de l'expertise et de la qualification des désordres au regard des articles 1792 et suivants du Code civil.

Avocat : THESIAS AVOCATS

19 mars 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203719

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Micr'oc informatique, qui contestait une amende fiscale de 222 856 euros. La société demandait l'annulation de l'avis de mise en recouvrement et la décharge de l'amende prévue à l'article 1770 undecies du code général des impôts, invoquant des vices de procédure et le caractère non frauduleux du logiciel incriminé. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la régularité de la procédure de vérification de comptabilité et sur l'application du principe *non bis in idem*, n'étaient pas fondés. La question prioritaire de constitutionnalité relative à l'article 1770 undecies du CGI a également été rejetée.

Avocat : SÉRÉE DE ROCH

19 mars 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302406

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des avis d'imposition supplémentaires sur le revenu et les contributions sociales pour 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification fiscale de la SARL Micr'oc informatique, dont leur fils était co-gérant, était régulière et que les rehaussements notifiés étaient fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, estimant que les contribuables étaient présumés bénéficiaires de distributions occultes au sens de l'article 109-1-1° du CGI.

Avocat : SÉRÉE DE ROCH

19 mars 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402930

Sujet principal : Demande d'expertise médicale en référé pour évaluer les préjudices suite à un accident de service. Juridiction : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). Solution retenue : Le juge ordonne l'expertise, estimant qu'elle présente une utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré des expertises antérieures, car la dernière n'a pas évalué l'ensemble des préjudices persistants (douleurs, séquelles psychologiques, limitation d'autonomie). Textes appliqués : Article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : GUTIERREZ

19 mars 2026