Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500894

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler un avis de la chambre régionale des comptes (CRC). La CRC avait estimé que des créances relatives à une dotation de solidarité communautaire n'avaient pas le caractère de dépense obligatoire au sens de l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a confirmé cet avis, considérant que l'émission d'un titre exécutoire définitif à l'encontre d'une personne publique ne suffisait pas, à elle seule, à caractériser l'exigibilité et le caractère obligatoire de la dépense pour permettre un mandatement d'office.

Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600987

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme I..., une ressortissante brésilienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 mars 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet du Haut-Rhin était compétent pour prendre cette mesure et que la motivation de l'arrêté, fondée sur une menace pour l'ordre public liée à des infractions, était suffisante. La juridiction a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions européennes et internationales invoquées, sans y trouver de méconnaissance.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

31 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601356

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant avec changement de statut. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de l'obstacle à la poursuite de formations et à la présentation à un examen, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci n'étant pas motivée. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet.

Avocat : DEZALLE

31 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504079

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler le refus du préfet du Pas-de-Calais de procéder au mandatement d'office de titres exécutoires émis contre une autre intercommunalité. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de la chambre régionale des comptes, qui estimait que les dépenses litigieuses ne présentaient pas le caractère de dépenses obligatoires au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales. La décision considère que le préfet a correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour déterminer l'existence d'une dette certaine et liquide justifiant un mandatement d'office.

Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605317

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus de délivrance d'un visa long séjour pour un enfant étranger de ressortissant français. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car le ministre de l'intérieur avait donné instruction de délivrer le visa après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. L'Etat a néanmoins été condamné à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : DUCASSOUX

31 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605261

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une requête en référé-suspension visant le refus de délivrance d'un visa long séjour pour conjoint de Français. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer le visa après l'introduction du recours. Par conséquent, il n'a pas statué sur la suspension mais a admis provisoirement la requérante à l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : PERROT

31 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408728

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour un enfant mineur. Le tribunal a jugé que la motivation de la décision contestée, qui reprenait les motifs du refus consulaire basés sur l'absence de preuve probante du lien de filiation, était suffisante au regard du code des relations entre le public et l'administration. Il a ainsi écarté le moyen d'insuffisance de motivation soulevé par la requérante.

Avocat : POULARD

31 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312412

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un attaché d'administration demandant l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle. Le juge a estimé que les vices de procédure allégués, notamment l'absence d'annexion de son rapport d'activité au compte-rendu, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité l'acte, car ils n'ont pas exercé d'influence sur la décision ni privé l'agent d'une garantie. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et de l'arrêté du 18 mars 2013.

31 mars 2026• 11ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600970

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette une demande d'expertise concernant des ouvrages hydrauliques dans un lotissement. Le juge estime que le litige principal, opposant des personnes privées et pendant devant le tribunal judiciaire, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. La demande, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est donc jugée irrecevable.

31 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405273

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points afférentes. Le juge a estimé que l'absence de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas la procédure irrégulière, cette formalité ayant pour seul objet de rendre la mesure opposable et de faire courir les délais de recours. Il a également jugé que la réalité des infractions était légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires, en application des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS

31 mars 2026• Juge unique 3
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400060

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Villenave d'Ornon d'accorder la protection fonctionnelle à une agente s'estimant victime de harcèlement moral. Le tribunal a annulé la décision municipale, considérant que les éléments produits par la requérante faisaient présumer l'existence de faits de harcèlement et que l'administration n'avait pas démontré que ces agissements étaient justifiés. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique relatifs à l'obligation de protection de l'agent public.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

31 mars 2026• 3ème Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03485

Avocat : AARPI FLOREAL AVOCATS

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03566

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03572

Avocat : OULED BEN HAFSIA

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03573

Avocat : MICHAUD

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03745

Avocat : DEBAZAC

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03750

Avocat : MILLY

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03752

Avocat : ACTIS AVOCATS

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03755

Avocat : LAPEYRERE

31 mars 2026• 8ème chambre B
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03969

Avocat : ACTIS AVOCATS

31 mars 2026• 8ème chambre B