Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600217
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de provision formée par le centre hospitalier de Luynes contre la société Vinci Energies et la Sarl Ivars et Ballet. Le juge des référés a estimé que l'action en garantie décennale pour des désordres sur des canalisations, constatés en 2011, était irrecevable pour forclusion. L'action, introduite en 2026, était prescrite car elle n'avait pas été exercée dans le délai de dix ans à compter de la réception des travaux, intervenue en 2010, conformément aux articles 1792 et 2270 du code civil.
Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500479
Le Tribunal administratif d'Orléans constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en décharge de taxe d'habitation. Cette décision intervient car l'administration fiscale a accordé le dégrèvement demandé après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Le tribunal fonde son ordonnance sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de nécessité de statuer.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504352
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SA Loir-et-Cher logement de sa requête, qui visait initialement une réduction de taxe foncière. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. Il en résulte un non-lieu à statuer sur le fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602188
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter un logement occupé sans titre. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence, notamment en raison de son refus de coopérer avec les services sociaux, et qu'il ne soulève pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction applique les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et se réfère à la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable.
Avocat : EKWALLA-MATHIEU
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600528
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, rejette une requête jugée irrecevable. Le requérant contestait un courrier administratif relatif à sa situation fiscale concernant un logement meublé, mais sa demande était formulée comme un simple recours administratif adressé à l'administration. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur un tel recours gracieux et que la requête était irrecevable en l'état.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421262
La société BVK Hightstreet Retail Champs contestait devant le Tribunal Administratif de Paris l'assiette de la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et surfaces de stationnement pour 2021-2023. Le tribunal a rejeté sa demande de réduction d'impôt, estimant que la société, ayant été imposée sur la base de ses propres déclarations, n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Les articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts définissaient le champ d'application des taxes contestées.
Avocat : CABINET DE GAULLE, FLEURANCE & ASSOCIES (SELAS)
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406395
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en décharge de taxe sur les logements vacants. Cette solution est retenue car l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction du recours, accordé le dégrèvement demandé, rendant la demande sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600665
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... sollicitant une remise gracieuse d'une dette liée à un trop-perçu de traitement. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable, car elle ne contestait pas un refus préalable de l'administration et ne contenait pas de conclusions valables au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administratif. Le rejet s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, tout en rappelant à la requérante qu'elle peut directement demander cette remise à son ancien employeur.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406207
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Ebsco International Inc. de sa requête. Cette requête initiale visait le remboursement d'un crédit de TVA et la condamnation de l'État à des frais. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte.
Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513948
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de la société Psagot demandant la restitution de retenues à la source. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que la demande est devenue sans objet suite à la décision de l'administration fiscale d'accorder la restitution avant le jugement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514018
Le Tribunal Administratif de Montreuil constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête du fonds Altshuler Shaham demandant la restitution de retenues à la source. Cette décision d'ordonnance est prise car l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction du recours, déjà accordé la restitution sollicitée, privant ainsi le litige de son objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514161
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation de juge unique, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour inexécution d'une injonction de loger. Le préfet ayant finalement attribué un logement à l'intéressée le 16 mai 2023, le juge condamne l'État à verser 30 600 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, au titre de l'astreinte courue du 1er février 2019 à cette date. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514167
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour inexécution d'une injonction de loger. Le juge constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a exécuté le jugement initial qu'en février 2023, avec plus de trois ans de retard. En conséquence, il condamne l'État à verser 20 350 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516737
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale de restitution d'impôts de la société requérante. Cette solution est retenue car l'administration fiscale a, après l'introduction du recours, accordé la restitution sollicitée, privant ainsi le litige de son objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette décision de non-lieu et condamne néanmoins l'État à verser à la société 1 000 euros au titre des frais non compris dans les dépens, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516863
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, liquide une astreinte prononcée contre l'État pour défaut de logement d'urgence. Le juge constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis a finalement attribué un logement à l'intéressé le 7 février 2024, exécutant ainsi une injonction antérieure. En conséquence, il condamne l'État à verser 2 750 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, au titre de l'astreinte courue du 1er septembre 2023 au 7 février 2024, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GHERON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517174
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour retard dans l'exécution d'une injonction de logement. Le préfet ayant finalement assuré le relogement de l'intéressée le 17 janvier 2022, l'astreinte est liquidée pour la période de retard comprise entre le 1er novembre 2021 et cette date. L'État est condamné à verser 1 100 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517779
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, liquide une astreinte prononcée contre l'État pour défaut de logement d'urgence. Le préfet ayant finalement attribué un logement le 9 avril 2024, le tribunal condamne l'État à verser 1 200 euros d'astreinte pour la période de retard du 1er janvier au 9 avril 2024. Cette décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517796
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, liquide une astreinte prononcée contre l'État pour inexécution d'une injonction de logement. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant finalement attribué un logement à la requérante le 10 juin 2024, le juge fixe le montant définitif de l'astreinte à 3 000 euros pour la période de retard du 1er janvier au 10 juin 2024. Cette décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et la somme est ordonnée au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516471
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus d'attribution du RSA par la CAF des Hauts-de-Seine. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, en dépit d'une mise en demeure. Cette irrecevabilité est fondée sur le non-respect de la condition prévue à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, conduisant à l'application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Conseil d'État — N° 494654
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE