Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600475
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Corse de sa demande de suspension d'un permis de construire tacite. Le préfet avait initialement saisi le juge sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales pour contester la légalité de ce permis. La procédure est close sans examen au fond, l'acte attaqué ayant été retiré.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600497
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la SAS Polymat, mettant ainsi fin à la procédure. La requête initiale, fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, contestait la régularité de la procédure de passation d'un marché public. Suite à ce désistement, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601764
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le litige porte sur le refus d'une allocation temporaire d'invalidité, une décision individuelle relative à la rémunération. La requête est irrecevable car elle n'a pas été précédée de la médiation préalable obligatoire, imposée par les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative pour les agents de l'académie de Rennes contestant ce type de décision. Le tribunal ordonne la transmission du dossier au médiateur académique compétent.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513807
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un litige relatif au recouvrement d'un indu de prestations familiales (allocations familiales et allocation de rentrée scolaire). La juridiction a jugé que ce contentieux, relevant du contentieux général de la sécurité sociale, était de la compétence de l'ordre judiciaire. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, elle a rejeté la requête et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Valence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602673
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Coconcept visant à annuler la procédure de passation d'un marché de maîtrise d'œuvre. Le juge estime que le sous-critère contesté, relatif à la pertinence du temps passé, était suffisamment clair pour garantir le respect des principes d'égalité de traitement et de transparence. La décision est fondée sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et les principes généraux du code de la commande publique.
Avocat : SENEGAS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603452
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête d'un demandeur sollicitant une injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir un rendez-vous et un document provisoire l'autorisant à séjourner et travailler. Le juge a estimé que le délai invoqué (avant le 20 mai 2026) ne caractérisait pas l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une sauvegarde de liberté fondamentale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, l'action n'étant pas recevable en l'état.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602879
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un régime carcéral spécifique de rondes de nuit. Le requérant, un détenu, contestait ce régime impliquant des réveils toutes les deux heures comme portant atteinte à sa dignité et à sa santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la mesure.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502881
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a retenu que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'intégralité de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation, en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521837
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Il estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'incompétence de l'auteur, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et un vice de procédure, sont manifestement infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524769
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que tous les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de la CEDH) étaient soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance lorsque les moyens ne sont pas sérieusement étayés.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607834
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté de rétention. Cette décision fait suite à la remise en liberté de l'intéressé ordonnée par la cour d'appel de Paris, rendant sa demande sans objet. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 922-17, pour constater l'absence d'objet du litige.
Avocat : CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609271
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de recettes émis par la Ville de Paris pour le remboursement de frais de formation. Le juge estime la requête irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une demande distincte en annulation, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. De plus, le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour caractériser l'urgence requise.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601689
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir visant un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il constate que la requérante, initialement en rétention à Rouen, a été assignée à résidence dans le ressort du tribunal administratif de Lille. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Lille, déclaré compétent.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502548
**Sujet principal** : Demande de décharge de la cotisation de taxe sur les logements vacants. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée car elle est dépourvue de tout moyen juridique utile et suffisamment motivé à l'appui de la contestation. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables, et sur l'article R. 411-1 du même code, relatif aux conditions de forme de la requête.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511072
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que le préfet du Val-d'Oise a légalement appliqué l'article 40 du décret du 30 décembre 1993 en classant la demande, le requérant n'ayant pas produit les documents complémentaires demandés dans le délai imparti. Les difficultés alléguées pour obtenir ces pièces et les circonstances personnelles du demandeur sont jugées inopérantes à établir l'illégalité de la décision.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509267
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que le préfet du Val-d'Oise a légalement appliqué l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, le demandeur n'ayant pas produit dans les délais l'acte de naissance légalisé requis, malgré son allégation de difficultés liées au contexte politique en Haïti. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ses moyens étant jugés manifestement non assortis des précisions nécessaires.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509316
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que le requérant, qui invoquait des difficultés techniques du téléservice pour transmettre des pièces complémentaires, n'apporte pas la preuve de ces difficultés ni de sa sollicitation du dispositif d'assistance prévu. La décision préfectorale, fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, est ainsi légalement justifiée par l'incomplétude persistante du dossier.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606877
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision du greffe d'un tribunal judiciaire. Le juge administratif estime que le litige, qui porte sur le refus d'enregistrer une demande d'expertise par une juridiction judiciaire, ne relève pas de sa compétence. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302427
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a constaté l'absence d'objet du recours en annulation et en injonction formé par un requérant contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), cette carte ayant été accordée avant le jugement. La juridiction a en conséquence prononcé le non-lieu à statuer sur ces demandes principales. Elle a également rejeté la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les conditions n'étaient pas remplies.
Avocat : DARMON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302551
Le Tribunal Administratif de Nice a rendu une ordonnance suite au désistement d'une requête en excès de pouvoir. L'association requérante demandait l'annulation d'une délibération métropolitaine déclarant d'intérêt général le projet de la Villa Eiffel à Beaulieu-sur-Mer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l'instance, et a rejeté la demande de la métropole concernant les frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ROUILLOT GAMBINI