Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603241
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'Agence de gestion des sinistres médicaux (AGSM) de son recours en annulation contre une demande de versement de l'ONIAM. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise une telle mesure.
Avocat : LACOEUILHE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510735
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation du refus de sa caisse de retraite d'instruire sa demande de pension, mais n'avait pas joint la décision attaquée à sa requête, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui prévoient le rejet des requêtes irrecevables non régularisées après une invitation en ce sens.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403537
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requête de Val Touraine Habitat. La juridiction a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en vertu de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Elle applique en conséquence les dispositions de l'article R. 222-1 du même code pour enregistrer ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601914
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant mongol visant à enjoindre au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré la situation de séjour irrégulier et la suspension du contrat de travail du requérant. La décision s'appuie sur le constat que l'administration avait déjà été enjointe par un jugement antérieur de délivrer le titre et qu'aucun élément ne prouvait qu'elle n'exécuterait pas cette obligation.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603097
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour « étudiant en recherche d'emploi ». Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que son titre soit expiré, bénéficie d'un délai de 30 jours pour quitter le territoire et n'établit pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance ne statue pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité du refus préfectoral.
Avocat : METANGMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610098
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de recettes émis par l'Assistance publique – hôpitaux de Paris. Le juge constate que l'introduction par la requérante d'un recours en annulation contre ce titre a, en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, suspendu de plein droit son exécution forcée. Par conséquent, la demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est jugée dépourvue d'objet et manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508693
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Il a jugé que le litige relatif à l'AAH relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. Concernant la carte mobilité inclusion, le tribunal a estimé que la requête, qui se fondait uniquement sur la nécessité d'être accompagnée pour les courses, ne démontrait pas une mobilité pédestre réduite au sens des critères stricts définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, et était donc manifestement infondée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602648
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, qui attribuent ce contentieux à l'ordre judiciaire.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602545
Sujet principal : Désistement d'instance dans un litige concernant la passation d'un marché public (lot de travaux). Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de donner acte des désistements par ordonnance).
Avocat : CABINET COMBAZ ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602716
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a été saisi par des candidats évincés contestant la procédure de passation d'un marché public. Le juge constate que le pouvoir adjudicateur a déclaré sans suite la procédure avant l'audience, ce qui prive la requête de son objet. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer sur les demandes fondées sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : SENEGAS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601772
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... B... visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge constate qu'un délai de plus de quatre mois s'est écoulé depuis le dépôt de la demande, ce qui a fait naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner à l'administration de statuer ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L.521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507901
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de lui accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante, bien qu’invitée à le faire, n’a pas produit la décision issue du recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge. Cette solution s’appuie sur les articles R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508028
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus d'attribution de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de son complément. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relève manifestement de la juridiction judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent la compétence contentieuse en cette matière aux tribunaux judiciaires.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508347
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance de référé, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de lui attribuer la carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal estime que l'état de santé du requérant, bien qu'entraînant une limitation de son périmètre de marche évalué à 200 mètres, ne satisfait pas aux critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application du code de l'action sociale et des familles, qui conditionnent l'attribution de cette carte. La décision administrative est donc confirmée, le moyen du requérant étant jugé manifestement infondé au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508520
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus d'attribution d'une prestation de compensation du handicap. Il a jugé que ce litige relevait manifestement de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social), et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administratif, conduisant à un rejet pour incompétence.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508721
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. La requête contestait le refus de renouvellement de sa carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées », mais n'a pas été précédée du recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure du tribunal. La juridiction applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent cette étape préalable.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509246
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le refus d'accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, pourtant requis par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, et n'a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508098
Le Tribunal administratif de Lille constate l'absence d'objet du litige principal concernant le remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu à statuer, l'administration ayant accordé le remboursement de 19 036 euros après l'introduction de la requête. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande initiale de la société requérante.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512081
Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement d'instance de la SCI M3DIMARQ, qui renonçait à sa demande de remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'entériner un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de la demande initiale.
Avocat : SELAS RYDGE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601787
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par une agente de l'ARS des Hauts-de-France pour enjoindre à son administration de transmettre son dossier complet de reconnaissance de maladie professionnelle au conseil médical ministériel. Le juge constate que la mesure sollicitée est devenue sans objet, l'ARS ayant procédé à cette transmission après l'introduction de la requête, et se déclare donc incompétent pour statuer sur cette demande. Toutefois, il condamne l'ARS à verser à la requérante 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DETREZ-CAMBRAI AVOCAT