Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602727

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à obtenir sous astreinte la délivrance d'une carte de séjour et d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la condition d'urgence particulière exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures. La demande est donc rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : HOUINDO

18 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602729

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'octroi d'une carte de séjour et une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la demande de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet par l'administration en raison de son silence gardé depuis plus de quatre mois, et que le requérant ne justifie pas d'une décision administrative favorable lui permettant d'obtenir la délivrance du titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : HOUINDO

18 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602760

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la protestation d'un électeur concernant des irrégularités présumées (utilisation des réseaux sociaux, de moyens publics et pratique de dons) lors de la campagne pour le premier tour des élections municipales de Dourges. La juridiction estime la requête irrecevable car, le premier tour n'ayant pas permis d'élire de candidat et le requérant ne demandant pas l'annulation de l'élection, elle est privée d'objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 du code électoral.

18 mars 2026
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503645

Le Tribunal administratif de Pau rejette la demande d'indemnisation de la requérante pour préjudice financier et moral lié au non-renouvellement de son contrat de travail par le centre hospitalier de Mont-de-Marsan. La juridiction estime que la requête ne comporte aucun moyen opérant, car un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel de Bordeaux a déjà jugé l'absence de lien de causalité entre l'illégalité procédurale commise et les préjudices invoqués. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.

Avocat : KIRIMOV

18 mars 2026
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600575

Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de contribuables contestant leur assujettissement à la taxe d’habitation 2025 pour un bien classé en résidence secondaire. La juridiction estime que leurs moyens, insuffisamment précis et circonstanciés, ne permettent pas d’en apprécier le bien-fondé, et relève que le juge ne peut statuer directement sur une éventuelle demande gracieuse. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403365

**Sujet principal** : La demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour dépenses de production cinématographique par la société Barney Production au titre de l'exercice 2022. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 3e Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il considère que l'administration fiscale a légalement refusé le remboursement du crédit d'impôt, car la société n'a pas correctement déduit de sa base de calcul certaines subventions publiques reçues, comme l'exige la loi. **Textes appliqués** : L'article 220 sexies du code général des impôts (régissant le crédit d'impôt pour la production cinématographique) et les dispositions du livre des procédures fiscales concernant l'opposabilité des instructions administratives.

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600142

Le Tribunal administratif de Lyon rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte visant le recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que les moyens invoqués, fondés sur la bonne foi et la précarité financière, sont inopérants car ils n'affectent pas le principe de la créance. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, tout en indiquant à la requérante la possibilité d'engager une démarche de remise gracieuse auprès de l'organisme créancier.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600448

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à contester la décision de récupération d'un indu de prime d'activité. Le juge estime que le seul moyen avancé par le requérant, fondé sur sa bonne foi et une erreur de l'administration, est inopérant pour contester le bien-fondé légal de l'indu. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes ne comportant que des moyens inopérants.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602587

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui assurer un hébergement. Le tribunal constate que le recours, formé en février 2026, est manifestement tardif, car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait à compter de l'échéance du délai de proposition d'hébergement (30 avril 2024). La décision de la commission de médiation du 19 mars 2024, qui reconnaissait le caractère prioritaire et urgent de sa situation, conserve néanmoins ses effets.

18 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607881

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... A... Le visant à obtenir la communication de documents administratifs relatifs à la protection universelle maladie. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de refus, née du silence gardé par le ministère après saisine de la CADA, conformément aux articles R. 343-4 et R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration. La condition légale selon laquelle la mesure ne doit pas faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative n'était donc pas remplie.

18 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205940

La société Leroy Merlin France contestait devant le **Tribunal Administratif de Melun** le calcul de sa cotisation foncière des entreprises pour 2020, arguant d'une erreur dans l'application du coefficient de localisation et des dispositifs transitoires (planchonnement et lissage). Le tribunal a constaté qu'une partie de sa demande était devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration. **Il a rejeté le surplus de sa requête**, considérant que les bases d'imposition contestées étaient établies conformément aux règles du **code général des impôts** (notamment les articles 1467, 1498 et 1600) relatives à la détermination de la valeur locative.

Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE

18 mars 2026• 3ème chambre
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502040

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de particuliers contestant le refus d'une caisse d'allocations familiales d'accorder une remise de dette sur une prime d'activité. Le juge a constaté que les requérants, bien qu'invités à régulariser leur demande, n'avaient pas fourni d'éléments précis sur leur situation financière pour étayer leur moyen. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, pour défaut de motivation suffisante.

Avocat : SCP BCJ

18 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516730

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... visant à annuler la décision de la CAF mettant fin à ses droits au RSA. Le tribunal constate que le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, et n'a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601119

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a examiné une demande d'injonction contre le préfet des Alpes-Maritimes pour délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le requérant avait été convoqué pour recevoir ce document après l'introduction de sa requête. Par conséquent, la demande est devenue sans objet et il n'y a pas lieu de statuer sur l'injonction sollicitée.

18 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401468

Le Tribunal Administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A..., qui demandait la décharge d'impôts et contributions sociales pour 2015 et 2016. Cette décision fait suite à un dégrèvement déjà accordé par l'administration fiscale postérieurement au dépôt du recours. La juridiction fonde son ordonnance sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence d'objet du litige.

Avocat : ADDA

18 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507650

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... (ou A...) visant à contester des impositions supplémentaires. La juridiction a retenu l'irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n'avait pas signé sa demande ni joint l'intégralité de l'acte attaqué, malgré une invitation à régulariser. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600454

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait l'enregistrement de trois candidats sur une liste pour les élections municipales de Saint-Denis. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car les décisions d'enregistrement des candidatures sont des actes préparatoires aux élections. Elles ne peuvent être attaquées directement, mais seulement ultérieurement devant le juge de l'élection (conformément à l'article L. 265 du code électoral et à l'article R. 222-1 du code de justice administrative).

18 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402935

Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête en plein contentieux relative à une demande d'injonction de relogement. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette sa demande indemnitaire subsidiaire et ne condamne pas l'État aux frais exposés.

Avocat : DURAND

18 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405388

Le Tribunal administratif de Marseille statue sur une requête initialement portant sur l'obligation de relogement. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat de la requérante la somme de 1 100 euros au titre des frais irrépétibles, conformément aux articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : BORIE BELCOUR

18 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405427

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de M. B... visant à obtenir un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après qu'il a signé un bail adapté. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette condamnation financière est subordonnée à la renonciation de l'avocate à percevoir la part contributive de l'État.

Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES

18 mars 2026